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Initiation | Conseils d'écriture




* Deux grandes tendances pour aborder l'écriture.

Au lieu d’aborder les conseils d’écriture avec un plan structuré et toute la thèse qui s’en suit. J’ai décidé de commencer par vous présenter les deux grandes tendances dans la manière de procéder à l’écriture d’une fanfiction, ceci étant une simple constatation établit en papotant avec quelques auteurs.
Alors si vous n’avez déjà aucune idée de comment agir, les voici présentés en quelques phrases.


- Nous avons en premier lieu ce que je nommerais : « l’écriture au fil de l’eau ». C’est certainement la façon d’agir qui nous vient le plus naturellement à l’esprit. L’auteur à une bonne idée qu’il souhaite développer. Il commence donc un premier chapitre, puis un second et petit à petit avance dans son histoire en ayant peu voir pas du tout d’idée sur la suite à venir.

Les points positifs :
- Ignorant lui-même où il va, l’auteur nous concocte souvent de très bons rebondissements et retournements de situation.
- Aucune perte de temps avec l’écriture d’un plan de travail. La personne peut donc avancer plus vite dans son histoire au grès des idées qui lui viennent à l’esprit.
- et ….j’ai du mal à en trouver car je n’aime pas cette pratique ^_^ ;;

Les points négatifs :
- Ne connaissant pas encore l’histoire qu’il souhaite nous conter, l’auteur dérape parfois dangereusement. Petit à petit, il change totalement de style ou d’intrigue. Le cours de l’histoire n’a plus aucun lien, tout devient soudainement chaotique, brouillon et embrouillé. On part avec des tueurs à gages pour arriver à une sombre histoire de poissons volants dans le ciel.
- A la première chute d’inspiration, le fanficeur n’a absolument aucun support sur lequel se reposer et puiser un souffle nouveau. Angoissé, peu s’installer alors le très redouté syndrome de la page blanche. La phase ultime de ce mal étant l’incapacité totale à pouvoir finir sa fic.
- et….. je n’en dis pas plus où l’on va m’accuser de prendre parti ^_^ ;;

L’écriture au fil de l’eau est finalement totalement réalisable mais je pense surtout « réservé » aux auteurs qui ont déjà pas mal de bouteille. J’entend par là, ceux qui ont déjà terminé au moins quelques fictions et savent grâce à cela qu’il en sont tout simplement capables.

Débuter sa première fic ainsi puis en débuter de nouvelles quand on perd l’inspiration pour la première est le meilleur moyen de n’en finir aucune. Car au bout de quelques mois, la lassitude gagne et vous pousse gentiment à tout abandonner. (Les fanficeurs qui agissent ainsi se compte par dizaine malheureusement). Pour les débutants, cette pratique a donc l’énorme défaut d’être parfois fatale à la première panne sèche.

Cela n’empêche que certains des meilleurs auteurs exploitent cette technique avec grand succès. Normal, ils ont cette capacité jalousée de toujours réussir à retomber sur leurs pattes et trouver une sortie de secours à leur défaillance passagère d’inspiration. J’ai une pointe de jalousie envers ces personnes -___- !

- La seconde pratique la plus courante est « l’écriture d’un document de travail » avant de s’attaquer réellement à sa fanfiction. Il s’agit d’une sorte de plan d’ensemble de l’histoire que l’on souhaite raconter. Il contient le déroulement chronologique de la narration, une liste détaillée des personnages sélectionnés et les idées que l’on souhaite intégrer quoi qu’il en coûte dans l’histoire.

Les points positifs :

- C’est de loin la technique la plus sûre pour terminer une fiction. En cas d’absence d’idée en cours d’écriture, il vous suffit de relire son plan pour savoir où l’on se trouve dans l’histoire et se souvenirs de ce qui doit advenir des personnages et de l’intrigue. Suivant alors ses propres indications, il ne suffit plus que d’un minimum de courage pour se remettre au travail.

- L’histoire ayant été un minimum préparée et pensée dans sa globalité, le fil conducteur se tient tandis que l’intrigue en ressort grandit. En effet, rien de mieux pour un auteur que de connaître déjà la fin de son histoire pour égrainer habillement les faits y conduisant, tout au long des précédents chapitres.

Les points négatifs :

- Vouloir écrire une histoire dans son intégralité en un premier jet de notes et de résumés est une chose. Pouvoir le faire, en être une autre. Rare sont les personnes qui imaginent en moins d’une heure une fiction entière (à moins qu’il ne s’agisse que d’une courte nouvelle). Aussi, le document de travail se doit d’être mis à jour et complété avec du temps. N’espérez donc pas écrire votre fanfiction en quelques jours seulement.

- Le travail de préparation est long et fastidieux pour être parfois d’un intérêt et d’une utilité des plus controversés. Certaines fics courtes peuvent très bien s’en passer, tout comme de plus longues, si elles sont déjà particulièrement bien ancrées dans l’esprit de leur créateur.

En définitif, cette pratique est, je crois, réellement conseillée aux jeunes auteurs (Jeunes dans le sens nouveaux dans l’écriture) qui souhaitent commencer leur première fanfic à chapitres. Car bien que laborieuse, cette manière d’agir est le gage d’une histoire de qualité dans son développement et surtout nous assure à 90% d’obtenir une fin non bâclée et cohérente avec l’ensemble de l’intrigue.

Le joker : l'écriture à la mimi yuy ^_^;;

A présent, bien que personne ne souhaite réellement le savoir, je voulais vous dire que je n’utilisais réellement aucune de ces deux pratiques. Donc pour les curieux avides de connaître ma façon de procéder, la voici.

Chacune de mes histoires débutent tout d’abord par une idée le plus souvent trouvée lors de mes grasses matinées ou de mes rêves éveillés (Quoique sauf rares exceptions, ce fut pour toutes mes fictions originales, suite à un de mes rêves tout court ^_^ ;;) Ensuite, j’ai l’impression que l’on ouvre un livre où qu’on me diffuse gentiment un film dans ma tête. Toutes les scènes y passent en quelques secondes de manière incessante et ce pendant quelques jours. C’est terrifiant, parce que ça monopolise toutes mes pensées 10h sur 24h et que je suis obligé d’y repenser consciemment le temps restant dans le but de ne rien oublier avant de pouvoir retranscrire sur papier les mots, idées ou dialogues qui me semblent les plus essentiels à sauvegarder en priorité. Cette manière d’agir me vaut déjà l’accumulation d’une tonnes de papiers écris dans le RER et des nuits entières consacrées à taper les mots et autres descriptions à sauver au plus vite sur mon ordinateur.

La phase de création spontanée passée, je me « repose » au moins une semaine pour laisser mûrir l’histoire. Le temps pour moi de revivre enfin avec tranquillité chaque scène que j’ai mise sur papier. Je comble ainsi les trous de la narration. Pour derrière les murs de pierres, j’ai ainsi tapé plus de 60 pages de notes dans le premier jet. (le final étant de 350 pages ^^)

A ce moment là, je relis l’ensemble et commence en même temps le découpage tout en écrivant ce qui me vient à l’esprit à la suite d’un dialogue relu, d’un passage etc…

Le découpage terminé, je me mets enfin à écrire convenablement chaque chapitre. Mais au grès de mon inspiration et de mon avis, je suis très loin de les écrire dans leur ordre chronologique. ^_^ ;; C’est pour cette raison que je peux vous dire que les 4 derniers chapitres de cette histoire (dlmdp) auront été terminés un an avant la fin de cette fiction.

D’un autre coté, j’ai comme tout le monde des trous dans mon histoire ou de simple manque d’envie de m’y mettre et autres pannes sèches. Cela explique les quelques longues pauses que je me suis permise de prendre, le temps pour moi d’attendre un petit signe de l’inspiration. Pour le provoquer, je cesse toute lecture autre que mes propres fanfictions pendant quelques jours, le temps de reprendre de nouveau le temps de rêver éveillé. Et là : pam ! Mauvaise idée, c’est à une nouvelle histoire que je pense et on recommence la prise de tête de quelques jours. Sauf qu’en travaillant sur mon nouveau projet, le déclic à lieu pour la fic en cours que je me presse de reprendre au plus vite. Pour la petite histoire, c’est en cherchant une suite à DLMDP qu’est née Tatouage ^__^ !

mimi yuy

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* Les indispensables.

*** L’INDISPENSABLE pour écrire une fanfiction est de connaître la série dont on va parler. Parfois, il vous suffit de regarder l’animé mais d’en d’autres cas, cela me semble totalement insuffisant.

Pour vous en convaincre, je vais vous donner deux exemples concrets :

- Tout d’abord Gundam Wings. La simple diffusion de la série suffit pour qu’un lecteur apprécie au mieux les fanfics. Toutefois cela ne donne pas l’intégralité des informations qu’un auteur aurait besoin de connaître. Car il est impossible d’exploiter au maximum chaque personnage si l’on ne connaît pas le manga papier « Episode Zero » !! Après tout, ce n’est que dans ce manga que l’on nous explique pourquoi Duo est habillé avec une veste de Curé, pourquoi Relena parle toute seule. Mais nous donne aussi des infos essentielles comme Wufei marié et veuf à l’age de 16 ans ou Heero, ayant été un petit soldat terroriste dés ses 6 ans ! Bref faire une histoire sur Gundam c’est bien, approfondir son univers pour ensuite prendre en compte tous les paramètres qui le compose, c’est mieux ^_^v.

- Le second exemple concerne les série moins connues et surtout non diffusées en France comme Yami no Matsuei. Même si c’est du vosta, on tombe toujours sous le charme d’animé d’une telle qualité. Toutefois à moins d’être un parfait bilingue, une fois encore connaître l’animé ne suffit pas toujours pour écrire une belle et longues histoire avec nos Bishonens. Pour être sûr d’avoir bien compris toutes les petites subtilités de cette série, il est plus que recommandé de rechercher activement ses scans ainsi que des sites (français pour les incultes comme moi) qui parlent des personnages afin de les exploiter comme ils sont en droit de l‘être.

Bien sur une connaissance approfondit de la série sur laquelle on souhaite écrire n’est pas forcement « si indispensable que cela » s’il s’agit d’une fanfic AU (Univers alternatif) ou de n’utiliser que des personnages OOC (en dehors de leur caractère d’origine). Mais parfois cette méconnaissance peut donner quelques phrases invraisemblables comme se tromper sur la couleur des yeux de l’un de ses héros. Et cela c’est un peu dommage pour une fanfiction, vous ne trouvez pas ?

De la même manière, connaître un peu mieux une série qu’avec l’animé ou le manga seul, vous permet de découvrir l’existence de personnages absents dans l’un des deux supports. Dans ce cas, pourquoi ne pas l’exploiter lui aussi plutôt que de créer soit même un nouveau perso. Rappelons-nous que nous parlons de fanfictions et non de fictions originales. L’idée initiale de ce style d’écriture étant quand même d’exploiter et de développer l’univers d’un autre en restant aussi proche que possible de l’œuvre originale.


*** Le second point indispensable pour moi dans l’écriture d’une fanfiction est de ne diffuser son texte que dans le cas où l’on est intimement persuadé qu’on le terminera ! Je sais que c’est frustrant pour certain de ne pas avoir tout de suite l’avis des lecteurs, mais parfois si l’on bloc au bout de 3 chapitres, cela est-il vraiment juste de les leur faire lire sachant pertinemment que la suite ne viendra jamais ?

Je ne dis pas qu’il faut attendre d’avoir écrit sa fanfiction en entier avant de la diffuser ! Juste qu’il faut réfléchir quelques minutes à la question. Ai-je réellement le temps, l’envie et l’inspiration pour une œuvre aussi longue ? (Sachant que cette question ne se pose même pas avec une One-shot, composée d’un unique chapitre). C’est vraiment trop frustrant pour nous lecteurs assidus de voir s’accumuler jour après jour des fics composée d’un unique chapitre ou parfois de 2 ou 3 et qui ne sont plus updatées depuis plus d’une année. A l’inverse des très longues fics qui font une pause pour permettre à l’auteur de souffler un peu, dans le cas de ces courtes fanfics dont les chapitres ne dépassent d’ailleurs guère les 2 pages, c’est le signe évident pour moi qu’il n’y aura jamais de suite et donc encore moins de fin. Pas cool de la part des auteurs d’agir ainsi. On a beau tous être amateurs, on se doit d’avoir un minimum de respect pour les lecteurs qui vous soutiennent avec une énergie et une passion qu’ils n’économisent jamais !

mimi yuy

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* Evoluer vers une fiction originale.

Une fois que l’on a réussi à écrire un certain nombre de fanfictions, on se rend naturellement compte qu’il ne serait finalement pas plus difficile d’écrire une fiction originale. D’ailleurs parfois une fanfiction est si loin de sa série d’origine qu’on peine à reconnaître les personnages. C’est que partir de l’animé Gundam Wings, histoire de terroristes du futur luttant sur terre pour l’indépendance des colonies spatiales avec des robots géants, pour écrire une histoire où 5 personnages assez jeunes vivent une vie actuelle de tous les jours avec des caractères à milles lieux de ceux des pilotes de Gundam et comportant des liens familiaux totalement absents dans la série…….. ben, mis à part l’utilisation des prénoms, on cherche le lien ^_^ ;;;

Du coup, loin de dire, cette histoire est nulle, j’évoquerais plutôt l’idée que l’auteur s’avance naturellement vers une fiction où il nous présente son propre monde, ses propres personnages avec leur caractère qui leur sont propres… Bref tous se qui caractérise une fiction originale.

Alors une fois encore je vais m’obliger à préciser que NAN, je ne critiquais pas les fics AU et/ou OOC. Perso, des fics aussi bien réussis que Mercenaire qui est à mille lieux de l’univers de Gundam, j’en lirais tous les jours si c’était possible ! (Toute façon, celle-ci je la relie déjà tous les mois ^__^)

Bref, le message que je tente de faire passer, c’est qu’il faut reconnaître le moment ou la fiction originale vous fait de l’œil. Cela étant, il faut aussi et avant tout, se laisser le temps d’avoir envie d’en écrire une. Se forcer est le meilleur moyen de s’en lasser très vite et/ou de tendre à vouloir un peu trop s’inspirer des œuvres sur lesquels ont aime bien écrire des fanfics. Enfin, lorsque vous êtes réellement décidé à vous lancer dans cette nouvelle aventure et que vous avez trouvé une bonne idée qui vous semble pouvoir tenir la route : Go c’est partit !

Mais pas si vite petit scarabée. Souvenez-vous d’un point crucial. Ici nous ne sommes plus dans une fanfiction mais une fiction originale. La différence, c’est que vous ne pouvez plus compenser votre absence d’idée par l’utilisation habile d’un univers connu jusqu’aux bouts des ongles. Il va donc vous falloir créer vos propres personnages et pas de pâles copies des perso des autres.

Alors les conseils avisés :

1/ Contrairement à la fanfic, « l’écriture au fil de l’eau » est TRES décommandé s’il ne s’agit pas d’une histoire courte. Si votre fiction dépasse les 5/10 chapitres, passez par l’étape document de travail. Car dans le cas contraire, vous perdrez pied bien plus vite que vous ne vous l’imaginez. Se croire capable d’écrire sans filet alors que même les vrais pros ne prennent pas ce risque est assez suicidaire. Pourtant, j’admets volontier que bon nombre de personnes agissent ainsi. A ceux là, je ne dirais qu’une chose. Votre histoire est géniale et votre style parfait, c’est vrai. Mais qui nous dit que l’ensemble n’aurait pas été encore meilleurs en ayant suivis l’autre méthode ^__^ !

2/ Ecrire donc un document de travail. Le but est d’y réunir : le nom de vos personnages principaux avec un minimum de description de leur physique et de ce qui les caractérise (liens familiaux ou d’amitiés, tiques nerveux, histoire traumatisante du passé, leur goût, leur peur…), une description de l’univers où ils gravitent (les règles de vie s’il s’agit d’Héroïc Fantasy, les peuples à croiser dans le cas de conquêtes spatiales, la présentation des deux camps ennemis pour une guerre, l’histoire de la victime pour un thriller….) Bref tout ce qui pourra vous aider pour la suite.

3/ Noter un minimum de point composant l’histoire à écrire. Je sais que ce n’était pas forcement utile dans la fanfiction où l’on jouait gaiement avec nos mamours. Mais là, même si c’est dur à croire pour certain, une fiction originale est encore plus difficile à terminer qu’une fanfiction. Donc par pitié pour vos lecteurs, à moins d’être très confiant en soit, c’est bien de réfléchir quelques jours sur ce qui composera son histoire. On ne vous demande pas le nombre de chapitre qu’elle contiendra, juste les grands fils conducteurs qu’elle devra suivre de manière chronologique.

Par exemple :1er jour le meurtre, puis une rencontre entre les deux persos principaux, 2nd jour le second meurtre, découverte du premier indice etc…. Bref faite un minimum de plan d’ensemble pour ne jamais vous perdre dans votre propre histoire. Pour exemple, vous pouvez aller voir la chronologie que j'ai faite pour ma fics DLMDP. C'est elle qui m'a sauvé plus d'une fois de la folie quand j'étais perdu dans ma propre histoire.

4/ Le plan et les personnages principaux établis, on peut enfin se lancer comme des grands dans l’écriture de sa fic ^___^. Mais attention, il ne faut pas pour autant oublier de mettre à jour son document de travail au fur et à mesure de son avancée dans l’histoire. Je pense à rajouter à chacune de leur première apparition, le nom des personnages secondaires qui apparaissent au grès de votre inspiration. Même s’il ne s’agit que d’un perso voué à disparaître aussitôt, Noté le ! Car rien ne vous dit que ce personnage ne pourrait pas être par la suite réutilisé pour faire rebondir l’histoire. Idem pour l’évolution de la chronologie, d’autant plus si votre histoire se déroule sur plusieurs années. Car cela arrive à tout le monde d’oublier à quelle date exacts deux personnages se sont rencontrés pour la première fois. L’avoir noté sur votre document de travail, vous évitera ainsi la relecture des 250 pages précédemment écrites dans l’unique but de trouver cette minuscule info pourtant essentielle pour la suite de votre rédaction (Ca sent le vécu là ^_^;;).

5/ Comme pour vos fanfictions, n’oubliez pas de relire chaque chapitre plusieurs fois et surtout à plusieurs jours d’écart. Je sais que c’est frustrant quand on a fini une partie d’attendre encore un peu pour la publier. Mais parfois, une relecture 4 jours plus tard nous permet de voir enfin des fautes énormes qui nous étaient jusqu’alors passées inaperçues. Pourquoi ? Ben, parfois on finit tout simplement par connaître tellement bien son texte, qu’on ne s’aperçoit même pas de l’absence de certain mot dans une phrase et autres bévues banales de ce genre. Pis dites vous qu’à chaque relecture, c’est au moins 2 ou 3 fautes d’orthographes qu’on épingle au passage ^_^ !!

mimi yuy

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* L'Atelier d'Ecriture d'Erynna.

Suite à la fermeture du site Tibetan Tea, Erynna m’a fait le grand plaisir d’accepter que mes pages continuent de mettre à disposition sur le net son Atelier d’Ecriture. Ce document qu’elle a écris avec beaucoup d’attention est une mine d’or susceptible d’aider tous les apprentis auteurs que nous sommes. N'hésitez donc pas à suivre ses conseils avisés ^_^x. Un document très complet que je voulais écrire moi-même mais au vu de la qualité de celui-ci, je n'ai pas vu l'interêt de faire redondance ^__^v


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* Ecrire un Lemon

On m'a demandé il y a quelques temps comment j'écrivais mes lemon et si je pouvais donner quelques conseils pour aider. Je ne suis pas super douée en la matière (j'en ai d'ailleurs que très peu à mon actif). Mais comme je pense que cela pourrait interesser quelques personnes, voilà ci-dessous ma manière d'agir ^__^"

Tout d'abord la clef de votre succès sera le travail !!! Un lemon ne s'écrit pas en 20 min mais bien en plusieurs jours. Durant cette période, votre pire ennemi sera le manque d’inspiration. Cette terreur qu’ont tous les auteurs (amateurs ou non) et que l’on nomme : le syndrome de la page blanche ^_^ ;; C’est parfois très difficile de passer ce cap quand on écrit sa première scène d’amour. Autant certains sont très « libérés » sur la question dans la vie réelle et en parle sans problème. Autant ces mêmes personnes peuvent avoir un blocage à écrire les mêmes mots qu’ils prononcent pourtant sans état d’âme. Alors imaginez ceux qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer sur ce thème….Toute cette affaire devient pour eux une véritable calamité -_-‘’

** Mon premier conseil sera donc un truc tout bête. Soyez seul au moment où vous écrirez ces lignes. Si ce n’est pas le cas habituellement, virer toutes les personnes qui sont autour de vous. Le but est de ne pas craindre qu’un importun arrive en douce pour lire derrière votre dos. Pour être à l’aise, aucun miracle, il faut être seul avec soit même ^___^. C’est le seul moyen de pouvoir se libérer d’une partie de sa gêne (quand gêne, il y a ^_~ bien sur).

** Ceci fait, lâchez-vous. Le meilleur remède pour vaincre la « page blanche » est de la remplir. Mais comment ? Allez vous me dire. Et bien mettez bout à bout tout ce qui vous passe par la tête (heu…. en rapport avec le sujet concerné quand même ^_^;;). Le but dans cette étape n’est pas de faire des phrases cohérentes ou bien écrite. Juste de coucher sur le papier tous les passages que vous voulez voir présent à un moment ou un autre dans votre lemon. L’ordre lui même n’a pas d’importance ici. Que votre lemon soit « classique » ou que vos persos parcourent les pages du kama sutra, cette phase va surtout vous permettre de donner votre patte personnelle à cette scène. Tout ce que vous allez écrire va venir de vous et de vous seul. Ce sera la pierre brute (et parfois moche faut le dire) qui vous faudra par la suite polir en un magnifique diamant étincelant ^__^x. Ce n’est donc pas la manière d’écrire un acte ou un fait qui importe mais cet acte par lui-même.

De la même manière qu’on ne pense pas au style de ses phrases, lâchez-vous dans les mots. Vous ne savez comment exprimer certaine chose ou nommer certaine partie anatomique sans employer le mot qui vous vient à l’esprit (et qui vous semble vulgaire) ? Aucune importance. Ecrivez comme cela vient dans votre esprit. L’objectif ici est d’avoir de la matière à travailler.

Déjà vous remarquerez que petit à petit, au bout d’une 20ene de minutes d’écriture dire « défouloir », les idées vont progressivement se lier les unes aux autres.

** Arrive alors la troisième étape. La « mise en place ». Maintenant que vous savez et avez les actions, il faut s’atteler à les mettre dans un ordre cohérent. J’entend par là que certaine caresse du départ, peuvent très bien se placer au milieu de l’action. Qu’une partie un peu rapide peu alors être développé. Le but ici est d’avoir le déroulement total. Ni dans les mots, ni dans les phrase mais toujours dans l’action !!!

Souvenez-vous alors que les perso de fictions sont comme vous autres. Désolé de rentrer dans les détails, mais les préliminaires s’est important !!! Si vous aimez en avoir, y’a aucune raison que vos perso en soient privés. Je lis des lemon parfois qui m’effraient. Je me doute que tout le monde n’a pas la même expérience sur ce sujet. M’enfin, un minimum de réflexion sur ses propres désirs est une bonne base de travail pour commencer.

[J’avoue que sur ce point, lire que certains n’écrivent pour lemon que des viols ou des relations de nature violente et dégradante me fait flipper. Tous ces auteurs sont-ils donc à ce point accros à cette brutalité ?]

Bref, n’ayez pas peur d’allonger la sauce en ajoutant des parties câlines. Le lemon ne se limite pas à la pénétration.

** Quatrième étape : « la traduction ». Là, le but est enfin d’écrire convenablement vos idées. En décodé, on fait enfin des phrases convenables et on remplace les mots qui ne vous plaisent pas. Comment ? En allant comme tout le monde dans un dico ou mieux en utilisant la fonction synonyme de Word ! C’est bête comme idée, mais il existe plein de mot pour une seule chose. Exemple (attention je me lâche) Un pénis. C’est aussi : un sexe, un phallus, une verge, un dard, une hampe et certain utilise aussi la badine, la gaule, la trique et autres mots détournés de ce genre (sur que j’en ai oublié). Moralité ‘bite’ et ‘queue’ peuvent être proscrit de vos textes merci ^__^x (j’ai osé écrire ça T_T) Ce que j’essai de dire là. C’est que les mots peuvent être changés et/ou contourné pour faire d’une scène graphique un paragraphe littéraire et non pornographique !

** La dernière étape importante est « le lissage ». A présent que vous avez des actions écrites convenablement, il faut tout harmoniser. En gros (attention ça va faire mal ^_^;;) on efface tout et on recommence. Car s’il le faut, on ne doit jamais hésiter à virer des parties entières durement acquises. C’est dur de supprimer ainsi des phrases écrites avec douleur mais les étapes précédentes étaient indispensables pour un premier lemon. Pour vous donner une base de travaille. Bref, ici, on retire donc l’inutile et on ajoute ce qui manque.

Trouver l’inutile !

Déjà il faut savoir qu’un lemon n’a pas forcement besoin qu’on décrive de manière 100% anatomique le procédé physique utilisé par les protagonistes. Je vous rappelle que nous ne sommes pas dans un cours d’éducation sexuel. Ouh ouh ^__^ !!! Vous, vous souvenez ? On écrit juste une scène d’amour dans le cadre d’une fiction !!!

Bref, certains détails ne sont pas obligatoires pour qu’un lemon soit un lemon, loin de là. Je dirais même que des scènes bien suggérées sont plus troublantes et excitantes pour le lecteur qu’une simple description médicale du « qui fait quoi et va dans où ». C’est vrai quoi !!! N’oubliez pas qu’un lemon est avant tout une continuité dans l’amour ressentit par deux personnes. Qu’il soit yaoi, yuri ou hetero, le lemon a pour but de faire ressentir quelque chose aux lecteurs. On n’est pas dans un fandom de porno ! Si vous voulez des scènes de cul, pour des scènes de cul, faut éditer sur des sites spécialisés ! Si, si ça existe (je vous jure les mots clefs sur les moteurs de recherche -___-). Nous on fait de l’écriture d’histoire avant tout !!!

Donc un lemon est là pour faire rêver et baver au besoin le lecteur. Et ces sentiments ne s’obtiennent pas avec 4 lignes du genre : « Alors que je l’embrasse avec passion, je le couche par terre, lui enlève sont boxer pour enfin profiter de sa caverne chaude avant de me vider en lui dans un râle cosmique »

Bon, je synthétise mais j’en ai lu des lemon aussi courts et nettement plus cru que ma version et franchement : Que celui qui a pris son pied en lisant ces lignes lève la main ! C’est vide, sans sentiments, ni intensité. Transition pour la seconde question ^__^v:

Le minimum requis !

Comme dit plus tôt, il faut avant tout attiser le désir des persos et du lecteurs ^_~ Donc un minimum de préliminaires est indispensables. Papouilles à volonté avant d’attaquer la pièce maîtresse.

Là c’est le moment le plus dur.

Pour les tous premiers lemon ou ceux qui ne se sentent pas à l’aise, je conseille de dévier le lecteur en occultant certains passages « physique » au profit d’une description sur ce que ressent les personnages au moment clef. Quelques mots pour aider à suivre l’action entourée des pensées et des sensations ressenties par les perso est un bon compromis. Ca évite de trop se prendre la tête ^_^;;;

Pour les plus courageux, on garde les scènes écrites dans la première partie et on les intercalent de la même manière avec quelques pensés. Mais le coté « sentiment », c’est pas non plus une obligation. Parce que dans le vif de l’action, on a quand même le droit de penser qu’à ce qu’on fait au moment précis ^_~

La dernière phase d’un lemon, (oubliée dans 80% des fics T_T) est le : « après ».

C’est amusant de voir que la majorité des auteurs terminent leur fic ou chapitre juste après l’orgasme ^_^ ;;. C’est une réaction qui m’amuse dans le sens où à l’inverse des couples concernés, nous on s’est pas endormi. Bien au contraire. Rien de plus frustrants que d’atteindre l’apogée et de ne rien avoir pour en redescendre. Je trouve ça très désagréable. Comme si l’auteur était tellement heureux d’en avoir fini avec cette plaie qu’il se presse de s’enfuir. Un sentiment de non finition. Donc si vous pouviez penser à ajouter deux trois papouilles avant qu’ils ne s’écroulent dans le néant du sommeil. Ou mieux !!! De nous proposer votre vision de leur réveil le lendemain matin (si c’était une nuit) ou quand ils se relèvent (si ce n’était qu’une sieste ^_^v)

Maintenant, si je prône la présence d’un « minimum », n’allez pas croire qu’un bon lemon doit forcement faire 20 pages. Y’a un milieu entre deux lignes et un roman fleuve. Il existe des lemon très courts et très intenses qui nous bouleversent tout aussi bien que des longs chapitres dédiés à cet art de l’amour qui nous font rêver des heures durant. A vous de trouver le compromis qui vous conviens le mieux. Idem pour les descriptions. N’ayez pas peur d’en mettre si vous en ressentez l’envie. Ce n'est pas parce que c'est facultatif que leur présence dérange. Au contraire ^_^v. Simplement, comprenez qu'il est inutile de se forcer si vous ne vous sentez pas prêts de les placer avec subtilité ^_~.

J’aimerais ajouter que le lemon n’est pas une fin en soit. Ne jamais en écrire n’a rien de grave ou d’important. C’est juste un petit plus qui peut agréablement agrémenter une fic. Mais à part ça, il n’ajoute rien à une histoire. Alors ne tenter pas d’en écrire un coûte que coûte, sous prétexte que c’est à la mode ou que ça attire le chaland ! Ce comportement n’a aucun intérêt. Un lemon raté peu gâcher une histoire entière. Une fanfic géniale ne perd rien à ne pas avoir de lemon.

Mais, ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dis ! Je ne prône pas la non édition des lemon sous prétexte qu’ils sont nuls ou mal écris. Faut bien un début à tout et très peu d’entre nous auront un prix littéraire ^^ (N’oublions pas qu’on est tous des amateurs qui vivons une passion). De plus, sachez que vous n’êtes pas le meilleur juge pour savoir si votre lemon est « réussi ». Faites le lire quand vous le sentez terminé (à des beta lecteurs qui auront le cran de vous dire si c’est bien ou pas ^^). Et s’ils le jugent correct, sublime ou excellent alors que vous le trouvez pitoyable, faites leur confiance !! Les meilleurs auteurs eux-mêmes doute de leur capacité en la matière. Et c’est normal. Rien n’est pire qu’un auteur sûr de lui. Car cela induit qu’il ne cherche pas à s’améliorer et que son niveau lui suffit. Douter de soi est un moteur pour progresser ^__^ mais ne doit jamais être un frein à la publication. Si vous pêchez sur un passage, vous en faîtes pas. Les review seront là pour vous l’indiquer et vous permettre d’y remédier dans votre lemon suivant ^_~.

Bref pour résumer en quatre mots : Faites de votre mieux !!!!!!!! Ayez le courage de passer du temps sur ces scènes afin de ne pas les bacler. Tout travail se voit, croyez moi !

Enfin, vu le sujet abordé ici, j’aimerais pour conclure faire un écho à mon coup de gueule sur l’augmentation massif et inquiétante des viols dans les fanfics. Je suis toujours aussi contre (et plus encore si vous saviez -___-) je vous supplie donc de ne jamais au grand jamais utiliser le moindre de mes petits conseils pour écrire l'un des ces viols que je deteste tant ! Mais bon, à mon avis ceux qui les écrivent n'ont aucun besoin de mon aide. Ils réussissent déjà très bien à faire ce qu'il font comme ils le souhaitent. Et moi je réussi tout autant à boycotter leur fic ^_^v. A mort les scènes vulgaires, malsaines et pornographiques ! Un peu de violence dans un acte amoureux, histoire de pimenter la platitude du quotidien OK. Mais la violence gratuite couplée à de la cruauté : Non merci, vous pouvez vous le garder !!

Voilou. Je crois avoir tout dit sur le sujet « lemon ». C’est pas énorme mais bon…J’espère sincèrement avoir pu aider au moins une personne et que ma prise de position finale sera comprise comme une volonté de vouloir revoir des lemon toujours plus coquins ^_~, plus tendres ^.^ et emprunt d’amour #^_^#.

Sur ce : bon courage & bonne chance à tous ^__^v

mimi yuy

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* Liens utiles.

Mes quelques conseils étant des plus succins, je vous propose dans cette sous partie quelques liens très très utiles.

*-* http://elsap1.unicaen.fr/dicosyn.html
Un dictionnaire de synonymes qui fonctionne en ligne (pas besoin de télécharger quoique ce soit). Le petit plus par rapport à l’outils similaire de Word est un petit graphique vous donnant les mots les plus adéquats. De quoi enrichir votre vocabulaire pour ne plus vous répéter sans cesse dans vos textes.

*-* http://www.pomme.ualberta.ca/devoir/
Une sorte de Bescherelle de la conjugaison en ligne. Très utile pour ceux qui aurait perdu leurs bases en la matière (heu… ou j’en fais peut-être bien partie ^_^ ;;;)

*-* http://dico.fj.free.fr/traduction/index.php
Un dictionnaire Francais-Japonais / Japonais-Francais en ligne. Pour tous les fans de la langue nippone ^__^

* Notice-fanfiction & Notice-fictionpress
Ce ne sont pas des liens vers un autre site mais vers deux petites "aides" que j'ai écrite pour aider tous ceux et celles qui souhaitent poster leur premières oeuvres sur les sites gratuits et ouverts à tous que sont : fanfiction.net et fictionpress.com

*-* http://www.snac.fr/accueilsnac.htm
Le site du Syndicat Nationnal des auteurs et des compositeurs. La SNAC vous permet avant toute chose de déposer chez eux vos oeuvres originales (avant qu'elles ne soient exploitées) pour prouver le cas échéant qu'elles vous appartiennent bien et pas à un autre qui vous les aurait volé. A cela s'ajoute des conseils juridiques et d'autres aides très utiles quand on est jeune (ou moins jeune) auteur ! Un site indispensable et un passage incontournable pour tous ceux qui désirent entrer dans le grand bain ^_-

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