Auteur : mimi yuy
Site
perso (supprimer les blancs) : www . mimimuffins .
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Série :
Supernatural
Disclamer : Aucun personnage ne m’appartient
Bienvenue en Arcadie
.
3. La petite maison dans le
quartier.
La Mustang se garait dans une petite rue de résidence huppée quand Dean - souriant de toutes ses dents - observa les environs avec entrain.
- J’en reviens toujours pas que tu ais pu me sortir de là si vite.
- Ca ne te fait pas plaisir ?
- Plus que tu ne l’imagine !
Satisfait de cette réponse, Sam aida son frère à descendre de voiture pour s’installer dans le fauteuil roulant, tout juste sorti du coffre.
- Et on va où comme ça ?
- Dans la maison.
- On rend visite à qui ?
- Quoi ?
Sam n’eut pas le temps de s’étonner de la question que la femme de l’agence immobilière se dirigeait vers eux.
- Sam !! Bonjour !
- Heu… Bonjour.
- Laissez-moi vous aider tous les deux.
Alors que Sam prenait le temps de bien caller son frère dans sa chaise et de le pousser avec attention jusqu’à la porte, la femme se fit un plaisir de les aider en allant ouvrir pour eux la porte de la demeure.
Au même instant, Dean força son petit frère à se pencher sur lui pour lui murmurer son énième question.
- Ne me dit pas que tu nous fais nous installer chez cette femme ? Et sans vouloir critiquer, je la trouve un peu vieille pour toi ! Tu pourrais choisir une copine un peu plus jeunette avec une frimousse comme la tienne.
- Mais ça va pas ?
Rougissant sous la remarque, que son frère puisse lui prêter une aventure avec cette nymphomane, Sam se recula en bafouillant au même instant où la dite femme les observait d’un œil inquisiteur.
- Votre frère, hein ?
- Oui… Je
- Quel est votre nom de famille, messieurs ?
- Je… heu…
Ne sachant pas trop quel nom d’emprunt Sam avait utilisé pour eux, Dean hésita longuement à répondre avant de chercher de l’aide dans le regard de son frère.
Loin de le leur faire remarquer, la femme soupira lourdement.
- J’ai compris.
- Vous avez compris ?
- Je ne peux que trouver cela dommage que de jeunes gens comme vous en soit encore à devoir mentir de la sorte pour vivre sereinement. Mais ne vous en faite pas, je ne dirais rien aux propriétaires ! De toute façon, ils sont en Floride et ne se soucis guère de cette demeure.
- Mais…
- J’espère que votre compagnon se remettra au mieux de son accident de la route.
- Merci.
Les observant une nouvelle fois avec un soupir de résignation, la femme leur fit un dernier petit signe avant de les laisser tranquille.
- Vous formez un très beau couple. On ressent vraiment votre attachement mutuel. Quel dommage que deux aussi beaux garçons ne soient pas accessible pour nous autres, pauvres femmes.
- Mais nous…
- Portez-vous bien. Et ne craignez rien, votre secret sera bien gardé avec moi.
Sur quoi, elle remonta dans sa voiture d’un rouge vernis à ongle avant de repartir sur les chapeaux de roue.
- Elle vient d’insinuer qu’on était en couple là ?
- J’en ai bien peur.
- Qu’est-ce qu’ils ont tous à nous faire ce genre de remarque à la longue ?
- Va savoir…
Ne voulant pas trop y penser, Sam les fit entrer dans la demeure avant de fermer la porte d’entrée derrière eux. A cet instant, ils étaient enfin en paix, loin de tout dérangement.
- Alors ? Tu me dis où on est ?
- Chez nous.
- Chez… ?
- J’ai loué la maison pour six mois. Le temps pour toi de te rétablir complètement.
- Tu déconnes ?
- Ecoute, il n’y a plus d’armée à mettre en déroute, papa et maman sont sortis de l’enfer à jamais, toi tu as pu revenir à moi. Je pense qu’après tout cela, on a bien mérité de nous reposer quelques mois.
- Oui. Mais pourquoi ici ?
- Ce n’est que temporaire ! Juste le temps que tu finisses ta rééducation. Après on partira où tu souhaiteras. C’est juste que nous sommes à coté de l‘hôpital et que j’ai jugé que ce serait plus confortable qu’une millième chambre d’hôtel inconfortable. Qu’en penses-tu ?
Voyant bien que Sam angoissait quant à sa réaction, Dean ne pu que lui donner raison. Sans compter qu’il trouvait l’idée des plus sympathiques !
- Je pense que tu as eu l’idée du siècle Sammy. Cette baraque à l’air sympa et ce sera mille fois mieux que l’hôtel.
- Sûr ?
- Sûr.
- Alors bienvenue en Arcadie !
- Arcadie ?
- C’est le nom de la résidence.
- Marrant, ça me dit quelque chose… [1]
- Quoi, t’as aussi butiné ici ?
- Quoi… ?
Rassuré et mit en confiance par la bonne humeur de Dean, Sam poussa aussitôt le fauteuil pour lui faire une petite visite guidée. La veille, il avait même installé de quoi équiper la salle de bain pour que Dean puisse profiter de son intimité malgré son handicap temporaire.
- C’est parfait petit frère.
Voyant que son aîné peinait de plus en plus à garder les yeux ouverts, Sam termina la visite par la chambre pour l’y installer.
Une fois sous les draps, malgré tous ses refus, Dean se laissa border sans trop rechigner.
Il avait beau dire, après toutes les épreuves qu’ils avaient rencontré par le passé et ces mois perçus comme des années en enfer, il avait bien besoin et envie qu’on prenne un peu soin de lui. Tant de douceur après tant d’horreur était bien agréable à vivre.
Se laissant aller à une douce caresse sur ses cheveux, Dean entrouvrit à peine ses yeux pour voir Sam à ses cotés.
- Merci petit frère.
- A ton service grand frère.
Un baiser sur sa tempe et Sam laissa Dean à son sommeil.
*-*-*-*-*
Comme prévu par son cadet, Dean n’émergea plus de la journée.
A l’heure du dîner, Sam entra dans la chambre avec un plateau empli de bonnes choses avec en pièce maîtresse le potage préféré de son frère. D’ailleurs, à peine fut-il entré que le nez de ce dernier se retroussait face à la douce odeur l’entourant.
- Sammy ?
- Oui, c’est moi.
Ouvrant les yeux avec paresse, Dean vit arriver son cadet avec de quoi se régaler.
- Attention Sam. Si tu continues comme ça, je pourrais en prendre l’habitude.
- Et ça ne te plait pas ?
- Si. C’est pour ça qu’il ne faut pas que j’en prenne l’habitude.
- Dis-toi que dés demain, tu seras prié de venir dîner avec moi dans le salon. Mais avec les médicaments qu’ils t’ont donnés pour supporter le transport, j’ai jugé qu’il serait plus raisonnable que tu manges ici que de te déplacer et te couper l’appétit avec la douleur.
- Il va pourtant bien falloir que je bouge de là pour… enfin tu vois.
- Tout de suite ?
- Ca peut attendre.
- Alors mange pendant que c’est encore chaud.
- hum… Et toi ?
Comprenant la demande, Sam abdiqua.
- Je reviens tout de suite !
Et c’est ainsi que les deux frères dînèrent avec plaisir en tête à tête.
Après quoi, Sam aida son frère à se rendre dans la salle de bain, où il lui fit couler un bain, avant de l’y engouffrer. Il en profita pour l’aider à se laver les cheveux, prenant un plaisir malsain à les lui frotter avec vigueur dans le but de lui faire quelques nœuds. Sam avait beau vouloir prendre soin de son aîné, ils avaient tous deux des réflexes de chamailleries qu’ils ne pouvaient réprimer si facilement. Ceci fait, il laissa Dean macérer le temps voulu dans l’eau chaude.
Une fois propre comme un sou neuf, l’estomac bien rempli et les analgésiques avalés, c’est dans une douce torpeur que le jeune homme se retrouva à nouveau au creux d’un lit aux draps frais. Sans odeur nauséabonde, sans bruit d’hôpital, rien. Il pouvait même sentir le léger parfum de son frère qui avait du dormir ici même les précédents jours. Finalement, il n’y avait plus qu’une lumière tamisée et les bruits de pas de son frère autour de lui.
Depuis combien d’année n’avait-il pas ressentit un tel sentiment de bien être ?
Pourtant, Dean savait que ce sentiment ne perdurerait que s’il avait la certitude que pour une fois depuis son retour des enfers, aucun cauchemar ne viendrait l’en tirer.
- Sammy…
- Excuses-moi pour le bruit. Je m’en vais…
- Non. Attend.
S’asseyant à ses cotés, Sam, lui aussi changé pour la nuit, se pencha vers lui.
- Où tu dors ?
- Dans le salon. On a un canapé lit super confortable !
- Reste.
- Y’a pas de raison, Dean, c’est vraiment chouette, je te jure. Y’a un vrai matelas et tout.
- Reste.
Commençant à comprendre que la requête n’était pas forcément liée à l’envie de ne pas le faire dormir à la dur, Sam se glissa inconsciemment le long du corps de son frère.
Soucieux que Dean ne se sente pas en position de faiblesse en étant le demandeur, il joua même son rôle avec perfection.
- Tu es sûr ? Je ne vais pas te déranger au moins ?
Il sentait bien que Dean tanguait doucement vers la frontière du sommeil et pourtant sa prise sur son bras n’avait jamais été aussi puissante depuis le matin.
- Je pendrais sur moi, Sammy.
- Dans ce cas, je reste.
A suivre
mimi yuy