Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent,
merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.
Genre :
Yaoi, j’en ai peur ^_^’’
Parce
que cet ultime chapitre n’avait plus besoin que d’une relecture, je juge qu’il
est inutile de vous faire patienter plus longtemps pour si peu. Alors sans plus
de préambule, suite et fin d’une petite fic qui m’aura été bien agréable à
gribouiller ;D
RUN AWAY
Chapitre 15 : Dernier
jour.
A la suite d’un court trajet
partagé dans un silence paisible, David invita Mel à
le suivre dans un immeuble de grand standing, direction le second étage.
Sortant de l’ascenseur rapide et silencieux, ils traversèrent un couloir
lumineux pour finalement arriver devant une large porte. Sur la sonnette, le nom
de Leblanc.
Mel était impatient de découvrir l’antre de son
compagnon. Depuis leur départ de son studio, il ne cessait plus de se
l’imaginer. Certainement spacieux, classe… Pourtant, quand il entra enfin à
l’intérieur, il fut vraiment surpris. Les lieux étaient si grands. Ce n’était
peut-être pas un palace, mais l’espace était indéniablement présent.
Déposant leur bagage dans
l’entrée, David se saisit d’une de ses mains pour lui faire faire le tour du
propriétaire. Deux chambres, un double salon, une cuisine américaine. Le tout à
la découpe plus proche du loft que de la résidence familiale. Le style était
sobre et épuré de toute originalité bourgeoise ou artistiquement moderne. En
définitif, c’était spacieux, simple, utile et confortable.
- Tu peux prendre une douche
pendant que je commande à manger.
- Commander ?
-
Bah, je n’ai pas eu le temps de faire les courses alors mon frigo ne contient
que de la bière
Amusé,
Mel l’embrassa tout doucement en réponse à cet aveu.
Mais il se rappela surtout qu’il était le responsable de ce cruel manque de
temps. Sans parler qu’en venant le chercher au centre psychiatrique, David
avait aussi risqué sa vie. Ils avaient vraiment eu de la chance que tout se
termine aussi bien.
-
Quelque chose ne va pas Jordan ?
-
Non. Non, tout va bien.
N’en
étant pas spécialement persuadé, David insista d’un regard. Mais il lui rendit
à son tour un sourire se voulant rassurant. Alors finalement, le blond saisit
ses clefs pour repartir.
-
Où tu vas ?
-
Acheter deux pizzas à l’italien qui se trouve en bas. J’en ai pour vingt
minutes tout au plus, alors t’en profite pour te détendre sous l’eau chaude. Et
tu fais comme chez toi. D’ailleurs, tu es ici chez toi. Ca marche ?
Un
hochement de tête pour réponse, un baiser rapide pour au revoir et la porte
claqua doucement.
Resté
seul, Mel fit à nouveau le tour des lieux. Cela lui
rappelait ce matin, des semaines auparavant, où il avait visité seul le chalet
de David. A cette époque, il ne croyait pas qu’on puisse aussi facilement venir
en aide à un homme venant de braquer une petite fille. S’il avait seulement pu
se douter de comment tout cela allait se terminer ? Enfin à cette époque
il ne se souvenait même pas de son nom, alors avoir une idée du futur…
Retrouvant
sans aucun mal la salle de bain, Mel y prit une
longue douche, avant d’en ressortir pour se rhabiller d’un jeans propre et d’un
polo. Il avait beau avoir retrouvé ses affaires, c’est encore avec celles de
David qu’il s’était vêtu. Un automatisme qu’il n’essayait même pas de réprimer.
Soupirant de bien être, il repartit dans les couloirs. La chambre d’hôtel mise
à sa disposition par la police le temps du procès avaient beau être de bonne
facture et les flics voués à sa protection tous aussi gentils que
professionnels, il ne se sentait vraiment bien que depuis leur départ du studio
pour atteindre le point culminant dans ces lieux. Ici, rien que les pieds nus
sur la moquette épaisse du salon était un plaisir de sensation. Entrant dans la
cuisine, le carrelage froid le fit en revanche, grincer des dents.
Il
n’était pas si affamé et pourtant, c’est avec des gestes mécaniques qu’il
ouvrit tous les placards, perdu dans une étrange quête de la moindre denrée
alimentaire. Ayant mis la main sur un improbable paquet de crakers,
il sortit finalement deux verres de bonne taille, pour placer le tout sur un
plateau traînant sur le bar. Dans le frigo, il récupéra deux bières, découvrant
au passage une bouteille de vodka dans le freezer.
Si
l’on exceptait les citrons verts coincés dans la porte, il n’y avait vraiment
rien de frais chez David. Un constat d’autant plus amusant qu’en présence de
Jessy, le médecin les obligeait à prendre des repas constants et équilibrés.
Finalement
satisfait, c’est résolu qu’il repartit sur le canapé du salon, y retrouvant avec
joie, la douceur du sol.
Constatant
finalement l’heure tardive, Mel fut pris
d’inquiétude. Cela faisait plus d’une demi-heure que David l’avait quitté. Mais
peut-être y avait-il beaucoup de monde à la pizzeria. Après tout, ils n’étaient
certainement pas les seuls à vouloir manger ainsi un vendredi soir. Allumant la
télé, il la regarda sans y prêter plus d’attention.
Quand
l’heure affichée sur le lecteur DVD atteignit les 21h, Jordan décida de
descendre pour tenter de retrouver le médecin. Cela faisait près de cinquante
minutes qu’il était parti. Un lapse de temps définitivement trop long. A moins
qu’il se soit perdu en discussion avec un voisin.
A
peine s’était-il finalement levé du canapé que la porte s’ouvrait enfin…
-
Chaud, chaud, chaud.
…sur
un David qui enlevant à peine ses chaussures déposait son précieux butin sur la
table basse.
Repartant
aussitôt pour enlever son blouson, il revint très vite pour s’installer avec
une habitude qui le trahissait, face à sa télé, soulevant dans le même geste
les couvercles des boites en carton.
Face
à cette réaction, Mel se sentit rassuré et à l’aise.
Finalement,
médecin ou pas, David restait un homme comme tant d’autres et loin de lui jeter
sa richesse à la figure. Il sentait que la vie pouvait être belle à ses cotés.
David
buvait quelques gorgés de son verre de bière quand il revint enfin à lui.
S’il
n’avait pas aperçu le restaurant en bas de l’immeuble à leur arrivé,
il aurait pu croire que l’homme venait de courir un « mille mètres ».
-
Approche-toi.
Amusé
par le ton utilisé, mi-ordonnateur mi-aguicheur, Mel
s’exécuta sans rien dire.
Assit
face à lui sur le canapé, il attendit.
-
Ferme les yeux.
La
demande fut de nouveau exécuté tout aussitôt, quand deux mains vinrent glisser
sur la peau nue de ses reins pour soulever avec dextérité son haut. Suite à
quoi, Mel sentit un contact froid sur le dessus de
son épaule gauche.
Ne
s’attendant franchement pas à ça, il rouvrit ses yeux pour voir sur son
bras… un patch de nicotine.
-
Ca t’évitera de tourner en rond toute la nuit, vu que tu ne fumes que le soir
après le repas.
Suite
à quoi, David lui lança un paquet de gommes vouées à réduire le stress du au
manque.
Observant
le présent avec attention, Mel l’observa à nouveau
pour trouver des réponses
-
Tu as toujours ce genre de chose chez toi ?
-
Idiot. Je viens de les acheter. La pharmacie du coin étant fermée, cela
explique mon retard. Pardonne-moi.
Embrassant
son compagnon sur les lèvres pour obtenir son pardon, Mel
abandonna aussitôt la boite offerte qui tomba sur le sol en un bruit sourd,
avant de se laisser coucher sur le canapé.
Il
sentait qu’il pourrait passer son stress post dîner par une toute autre
activité que mâcher un chewing-gum
Finalement
allongé tout du long sur le canapé, le châtain se prit à apprécier son confort.
Il était assez large pour eux deux, le matelas ferme mais pas trop. Un cousin
était même apparu comme par enchantement sous sa tête. Abandonnant là ses
considérations matérielles, il s’enquit sans plus attendre de glisser ses mains
sous la chemise impeccable de son compagnon. Il était bien décidé à la lui
enlever, histoire de passer à plus sérieux qu’un simple flirt.
Après
tout, les pizzas étant encore brûlantes, il fallait bien qu’ils trouvent à
s’occuper le temps de pouvoir les toucher. Alors que David déboutonnait avec
aisance les boutons de son jeans, il se demanda amusé qui des deux était le
plus en manque...
*-*-*-*
Habillé
de la seule chemise de son compagnon, bien trop grande pour lui, Mel regardait le match de basket à la télé, une part de
pizza en main. Adossé au torse de David, il appréciait de sentir les mains
baladeuses du médecin sur sa peau encore sensible. Ce dernier avait remis son
pantalon, semble-t-il, plus à l’aise un minimum vêtu.
Il
lui embrassait la nuque quand il suivit ce geste tendre d’une déclaration
inattendue.
-
Je suis désolé Jordan.
-
Désolé ? Pourquoi ? Même réchauffé, elle est très bonne cette pizza.
Dépité
de cette réponse, David reposa son front sur l’une des épaules de son amant.
-
Je ne parlais pas de ça
-
De quoi alors ?
-
Je… Tout à l’heure quand nous…
-
Hum ?
N’y
comprenant vraiment rien à cette si subite timidité, le châtain se retourna
légèrement pour lui faire face.
Un
mouvement accompagné d’une main venue à la rencontre de son visage.
-
Ca ne te dérange donc pas que l’on cri le nom d’un autre quand on te fait
l’amour ?
-
T’as fais ça ?
-
J’en ai bien peur.
-
C’est étrange. Je ne l’ai vraiment pas remarqué.
Réfléchissant
à la question avec attention tout en essayant de ne pas trop revoir la scène
tout en détail, il eut finalement le souvenir précis de l’instant évoqué.
-
Attend ! Tu te prends la tête parce que tu m’as appelé Mel
au lieu de Jordan quand nous faisions l’amour ?
-
Je suis désolé mais je n’arrête pas de me tromper.
-
David. Tu m’appelles ainsi depuis la première nuit. Comment tu veux que j’en
ressente une différence ?
Aux
épaules soulevées, il comprit qu’il y tenait malgré tout.
-
Je... T’as déjà eu un amant qui s’appelait Mel ?
-
Non.
-
Ou juste un copain ? Une connaissance ? Un voisin ?
-
Non, je ne connais personne de ce nom.
-
Ben dans ce cas, ce n’est pas comme si tu pensais à quelqu’un d’autres que moi,
alors où est le mal ?
-
Moi je n’apprécierais pas d’entendre un autre nom, voir un simple surnom débile
à ce moment là.
-
Tu sais, je crois qu’on pourrait bien crier Mel ou
Jordan dans la rue, que je me retournerais de la même façon, aujourd’hui.
Maintenant, sachant que tu es le seul à employer ce prénom, je te donne très
officiellement le droit exclusif de continuer à le faire aussi longtemps qu’il
te plaira. J’aime trop le son de ta voix qui le prononce pour t’en empêcher.
-
Ah oui ?
-
Hum hum.
Se
retournant totalement pour s’asseoir à cheval sur son compagnon, Mel n’en continua pas moins de manger son dîner.
-
Alors comme ça tu aimes ma voix ?
L’approchant
à lui d’un bras autour de sa taille, David s’enquit de murmurer le prénom de
son amant à son oreille avant de s’attaquer au lobe de chair.
-
Arrête…
-
Pourquoi ?
-
Tu me chatouilles et…
-
Et… ?
-
J’ai faim.
Soupirant
devant cette excuse des plus acceptables, David abandonna.
-
T’as gagné.
Revenant
finalement à leur place respective, David prit à son tour une part de pizza,
tous deux de nouveau attentif au match.
-
Dis ?
-
Hum ?
-
Tu travailles demain ?
-
Non, aucune permanence du week-end. J’ai… Je dois t’avouer ne plus travailler
les fins de semaines depuis la clôture du procès. J’espérais chaque fois que
peut-être tu serais libre de le passer avec moi.
-
J’apprécie, merci.
-
Pas de quoi. Même si tu n’as pas l’air vraiment ravi. Tu sais pour ton appart,
l’après-midi devrait suffire à tout déménager.
-
Ce n’est pas ça. Je… J’ignore juste, ce qu’il va en être de mon travail. Je
pense que la loi doit obliger le centre Walters à me
reprendre. Mais je n’ai vraiment aucune envie d’y retourner après tout ce qui
s’est passé.
Ressentant
une certaine crainte à la simple évocation du lieu, Mel
se fondit dans les bras de son amant. Conscient du problème, David n’affermit
que plus sa prise sur lui.
-
En parlant de ça. J’ai aperçu des bouquins d’anatomie chez toi.
-
Je devais passer l’examen d’infirmier…
-
Devais ?
-
Les épreuves de cette année se sont déroulées, il y a un mois.
-
Je vois.
Si
cette sombre affaire leur avait permis de se rencontrer, elle avait aussi et avant
tout fait beaucoup de tort à Jordan. Voulant le réconforter de son mieux, David
pensa qu’il était peut-être temps de lui présenter son offre.
-
J’ai un peu parlé avec le directeur de la clinique quand tu étais au tribunal.
Il serait prêt à t’embaucher en tant qu’aide soignant si tu le souhaites. C’est
une solution comme une autre, au moins le temps que tu puisses enfin passer ton
examen d’infirmier l’année prochaine. Après quoi, sans m’avancer, je pense
qu’il te garderait aussi à ce titre. Je sais qu’il manque constamment de
personnels hospitaliers.
-
C’est vrai ?
-
Je ne te cache pas que le boulot n’est pas moins contraignant qu’en centre
psychiatrique. Sans compter que nous serions collègues. Donc dans l’hypothèse
où l’on viendrait à rompre, tu devrais encore me voir pendant tes journées de
travail.
-
Je veux.
-
Hein ?
-
J’accepte. Si ton directeur veut bien de moi, je veux travailler à la clinique.
Un
peu surpris de ne pas avoir eu à le convaincre qu’il était dommage de ne pas
profiter de ce coup de pouce, David se retrouva un peu sans voix.
-
Tu n’es pas furieux que je m’ingère ainsi dans ta vie ?
-
Pourquoi ? C’est tellement gentil d’avoir pensé à parler de moi. J’avais
trop peur de devoir rester dans cette maison de fou. Aussi adorables pouvaient
être les patients du service gériatrique, je serais incapable de ne pas
repenser à tout ce qui s’y est passé en y retournant chaque jour. Mais tu
pensais que j’allais refuser ? Si tu ne voulais pas me voir sur ton lieu
de travail, pourquoi me l’avoir proposé ?
-
Non. Bien sur que non. C’est juste que tu aurais pu profiter un peu plus de…
N’étant
pas dupe, Mel termina sa phrase.
-
De toi ? M’imposer dans cet appart, exiger un peu de temps pour réfléchir
à ma vie future et surtout profiter de ton salaire et de ta gentillesse pour
que tu subviennes à mes besoins jusqu’à que je me lasse de toi ? Je ne
suis pas comme ça David.
-
Je sais. Je n’ai pas voulu dire ça.
Prenant
les mains fuyantes du médecin dans les siennes pour le pousser à les replacer
autour de sa taille, Mel se laissa de nouveau aller
contre son amant.
-
J’ai l’impression, que tu n’as pas eu que des bons souvenirs avec tes ex ?
-
...
-
Je dirais même, qu’ils t’ont tous plus ou moins fait souffrir. Tu n’es pas le
seul à savoir raisonner, tu sais. Et ta manière de toujours faire de ton mieux
pour moi tout en semblant penser comme immuable que je parte un jour, me le
prouve facilement.
- …
-
Mais tu vois, David. Moi je n’ai pas le même passé que toi. Je n’ai pas de
grande famille prête à me rejeter. Je n’ai pas des masses de conquêtes derrière
moi et finalement, ma mémoire enfin revenue, je peux confirmer que mise à part
une soirée trop arrosée avec les membres de mon club de foot dans ma jeunesse,
je n’avais encore jamais rien vécu avec un homme avant toi.
-
Une soirée trop arrosée ?
-
Suffisamment pour ignorer au réveil avec qui et combien de mes camarades j’ai
tenté l’expérience, si tu veux tout savoir.
Conservant
les mains toujours aussi sujettes à la fuite dans les siennes, Mel termina sa confession.
-
Mais tu vois, je me sens bien avec toi. Alors il n’y a aucune raison que je me
comporte en salaud, que je t’utilise ou te trahisse. Je ne peux pas t’assurer
qu’on vivra ensemble jusqu’à notre mort. Je ne suis pas devin, et aucun de nous
ne peut jurer de que sera fait demain. Mais je ne te ferais jamais souffrir
volontairement. Ca c’est une promesse que je compte tenir.
N’ayant
rien à dire après une telle déclaration, David se contenta d’un mouvement de
tête pour tout accord.
Comme
Mel l’avait dit, rien ni personne ne pouvait jurer du
futur. Mais une chose semblait acquise, il ferait un bout de chemin ensemble.
FIN
Un
chapitre un peu court et en plus c’était le dernier ! Vous avez le droit
de vous en plaindre, même si cela ne changera plus rien à la chose lol ;p Pour les frustrés qui en veulent toujours plus,
revenez à l’occasion d’ici une ou deux semaines. Une petite surprise, pourrait
bien vous y attendre ;)). D’ici là, je présente un énième Grand MERCI à
tous ceux qui m’ont envoyé [un et/ou plusieurs] [petits et/ou grands] retours,
que ce soit par review, mail ou post ^_- !!!
J’espère que cette petite histoire et son humble fin, ne vous aura pas trop
déçu ^_^’’
A
très bientôt !
mimi yuy