Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent,
merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.
Genre :
Yaoi, j’en ai peur ^_^’’
RUN AWAY
Chapitre 10 Partie 2 :
Jour J + 15 p.m.
David
se gara tranquillement sur le petit parking avant d’entrer dans la boutique.
Jamais
depuis qu’il avait acheté sa maison, il n’était passé aussi souvent ici.
-
Encore vous docteur ?
-
Et oui. Coupure de téléphone. Je viens appeler un réparateur et prévenir mon
oncle qui devait m’appeler.
David
se dirigeait naturellement vers le vieux téléphone à pièces situé en fond de
magasin, quand l’homme l’interpella à nouveau.
-
Venez plutôt dans mon bureau. Vous y serez plus à votre aise.
- Ca ira merci...
- Mais si. Faites-moi donc le plaisir d’offrir ces deux
communications à mon meilleur client.
Amusé,
David accepta finalement son offre.
Si
ça pouvait lui faire plaisir…
Il commençait
par composer le numéro de son oncle quand le patron entra à son tour dans la
petite pièce.
-
Quand je pense que vous ne serez peut-être bientôt plus là ! J’espère que vous
n’allez pas accepter leur offre.
-
De quoi parlez-vous ?
-
Ces deux hommes de la ville qui voulaient acheter votre maison…
-
De quels hommes vous me parlez ?
-
Allo ?
-
Oui. Une minute, je te reprends.
-
David ?
Mettant
le combiné de coté, David insista sur sa dernière question.
-
De qui me parlez-vous ?
-
Ces deux hommes bien habillés que vous aviez croisés hier dans la boutique.
Ceux qui étaient intéressés par votre demeure et qui sont passés vous voir en
fin de journée. Je suis bien désolé s’ils vous ont ennuyés durant vos vacances
mais ils insistaient tant…
-
David où es-tu bon sang ? Ca fais des heures que j’essai de
t’appeler !
Délaissant
toujours son oncle, David resta concentré sur le patron de la boutique.
-
Personne n’est venu me voir hier.
-
Ca m’étonne. Ils semblaient vraiment pressés de traiter avec vous. Ils posaient
plein de question à votre propos et sur votre ami. D’ailleurs si vous n’êtes
pas rentrés directement chez vous, c’est peut-être lui qui les a reçus.
-
Mon ami ? Ils ont posé des questions sur lui ? Comment pouvaient-ils
connaître son existence ?
- A
ce que je sais…
-
Ils ont demandé quand nous étions arrivés ?
-
Ca se pourrait bien.
-
Mais pourquoi leur avoir parlé de lui ?
-
Ah bah ça… son sujet est venu je ne sais comment dans la conversation…
Alarmé
par le fait que deux hommes s’intéressant à Mel et
ayant demandé comment venir jusqu’à chez lui, ne se soit jamais présenté à lui,
David redouta le pire. Etait-il possible que ce soit des individus à la
poursuite de Mel ? Et auquel cas étaient-ils
dangereux ? Au maigre souvenir qu’il conservait de celui lui ayant ouvert
la porte, cela ne présageait rien de bon.
-
David veux-tu bien me répondre !!!!
Sortant
de ses pensées par le cri provenant du combiné, David se reprit rapidement.
-
Je te rappelle tout à l’heure.
-
Non, mais tu vas pas…. Bip……
Il
n’aurait su dire pourquoi mais cette histoire d’inconnus voulant les voir
l’inquiétait vraiment. Une sorte de pressentiment morbide. Aussi préféra-t-il
rentrer au plus vite chez lui. Au pire, Mel et Jessy
se moqueraient gentiment de lui et de son inutile inquiétude. Parce qu’il
priait vraiment pour que tout cela ne soit que le fruit d’une nouvelle
paranoïa.
-
Mais où allez-vous ? Vous n’avez pas encore contacté votre
réparateur !
Dérouté
par l’attitude si subitement étrange du médecin, l’homme repartit à son
comptoir.
Déjà
au volant de son 4X4, David ne cessait de s’en vouloir. Il aurait du les
emmener avec lui ! Ils auraient du profiter de cette nouvelle journée de
repos imprévue pour faire quelque chose tous ensembles. Si seulement il avait
eu un téléphone portable, il n’aurait même pas eu besoin de les quitter.
Rageant
de ne pouvoir aller plus vite dans cet amoncellement de virage qui séparait les
deux lieux, David tenta sans succès de ne pas s’impatienter inutilement. Il en
avait pour trente minutes, vingt tout au plus, s’il dépassait les vitesses
réglementaires. Cela signifiait qu’il les aurait laissés moins d’une heure. Ce
n’était pas énorme. Mais il pouvait se passer tant de chose en ce lapse de
temps.
*-*-*-*
Quand
David rentra enfin, il sortit de la voiture pour constater que la porte de la
maison était grande ouverte. Rien de surprenant quand Jessy ne cessait de faire
des aller retour. Le plus angoissant était plutôt ce silence mortel. A moins
qu’ils n’aient décidé de faire une sieste, auquel cas, tout cela serait
parfaitement normal.
Entrant
finalement dans la demeure pour s’en assurer, il fut prit d’effroi. Plus rien
n’était à sa place. Entre les meubles renversés, les tiroirs vidés et les
coussins du canapé crevés, pas un centimètre carré n’avait échappé au
vandalisme. Que s’était-il donc passé dans ces lieux ?
Montant
rapidement les étages, il constata que les chambres avaient subit le même
traitement.
Plus
rien n’était en état.
Plus
inquiétant encore, il ne trouvait aucune trace de Mel
et Jessica.
- Mel !!! Jessy !!! Jessica !!!
Aucune
réponse.
Espérant
qu’ils aient fait un tour en forêt, leur permetant par la même d’échapper aux
agresseurs des lieux, David renouvela ses appels.
-
Jessica !!!!
Comment
pouvait-il les retrouver ? S’il s’enfonçait dans la forêt, il en aurait
pour des heures de recherches.
Mais il ne pouvait pas rester-là à ne rien faire pour autant.
Si
seulement la ligne téléphonique marchait encore, il aurait pu appeler des
secours.
Frustré
par la situation qui ne l’aidait en rien, David passa son regard sur les cannes
à pêche, miraculeuses rescapées, toujours posées aux bas des marches.
Si
Jessy ne les avait pas emmenées, il pouvait écarter l’idée de faire le tour du
lac.
A
cette évidence, un souvenir lui revint en mémoire.
L’avant-veille,
Mel lui en avait parlé
« Tu
peux être sûr que le jour où tu l’as perdue de vu, c’est là-bas qu’elle se
trouvera ! »
Etait-ce
possible que… ?
Devant
bien commencer par quelque chose, c’est vers le ponton infesté de vermines
qu’il se dirigea en premier.
-
Jessy ! Mel !!!
Il
approchait enfin des lieux quand une petite voix se fit entendre.
- Sensei ?
Bien
qu’inaudible, David trop à l’écoute du moindre indice, l’entendit.
-
Je suis là Jessy !! Où es-tu ?
-
Sous le ponton.
Se précipitant
sur la berge, le médecin tandis ses bras pour attraper ceux frêles et glacés de
la petite fille pour la remonter sans difficulté jusqu’à lui.
-
Ce n’est pas vrai. Tu es trempée et gelée. Pourquoi tu n’es pas sortit de là
plus tôt ? Tu es blessé ? Tu t’es tordu la cheville ? Et où est Mel ? Il n’était pas avec toi ? Tu as vu des
hommes venir ici ?
Face
aux flots de questions et au ton impatient du médecin, Jessica ne garda pas son
habituel flegme anglais. Encore traumatisée par ce qu’elle venait de vivre,
l’enfant ne sut réagir que par un flot violent et ininterrompu de pleurs.
La
sentant en proie à une chute de tension, David prit par automatisme son rythme
cardiaque sur sa carotide.
S’il
ne savait encore rien sur Mel, il pouvait déjà
s’avouer content. Avec une telle crise de tachycardie, c’était un miracle que
Jessy soit encore consciente. S’écartant quelques secondes, il se pressa
d’enlever sa veste pour l’envelopper dedans. Après quoi, il la prit dans ses
bras, se pressant de rejoindre la maison et un lieu chaud ou la confiner.
Ce
ne fut qu’après un bain chaud et l’absorption de quelques médicaments,
qu’emmitouflée dans son pyjama et une couverture, Jessica blottit contre le
torse de David lui expliqua enfin ce qu’elle savait.
Si
David gardait tout son calme en l’instant, il n’en bouillait pas moins de rage
intérieurement.
Ayant
avec son témoignage la certitude que Mel n’était plus
là, il attendit que le somnifère face son effet avant de rentrer à Glasgow avec
sa petite patiente.
Après
deux semaines de vacances joyeuses et insouciantes, les faits venaient de les
plonger dans une réalité peu engageante.
*-*-*-*
A
des kilomètres des grands lacs, dans le quartier de haute sécurité du centre
psychiatrique Walters, un homme rouvrait les yeux non
sans mal.
-
Efficace.
-
Cocktail d’alcaloïdes maison.
Sous
la douleur sourde émise par son crane, Mel ne
distinguait que vaguement la conversation ayant lieu tout à coté de lui.
L’éclairage forcé de la pièce ne lui permettait pas plus d’ouvrir les yeux,
sans que ses maux de tête de ne s’amplifient.
-
Où suis-je ?
-
Je répondrais volontiers à votre question, quand vous aurez enfin répondu à la
mienne.
-
Qu’elle est-elle ?
-
Où est la clef ?
-
De quelle clef parlez-vous ?
- On
ne va pas recommencer, monsieur Parker.
-
Je ne sais pas de quoi vous parlez. Qui êtes-vous ? Je ne vous vois pas
bien…
-
Et vous ne nous verrez pas plus.
-
Appliquez-le-lui que nous soyons enfin tranquilles.
Ayant bien compris que l’ordre ne le concernait pas, Mel n’en garda pas moins de craintes. A première vue, il était attaché par des sangles de sécurité sur un lit d’hôpital. Aux voix entendues, deux hommes étaient présents à ses cotés. Mais une certaine distance semblant les séparer, cela ne pouvait être eux qui le manipulaient.
A
présent, une paire de mains le forçait à repousser son visage vers l’arrière.
Refusant le mouvement de toutes ses forces, il n’eut droit qu’à une poigne plus
ferme l’étranglant presque pour le faire bouger contre sa volonté.
Si
la lumière en devenait moins aveuglante, il regretta amèrement d’avoir rouvert
les yeux.
Au
même instant, un liquide tombait sur ses deux pupilles, le faisant hurler de
douleur.
Ils
venaient de lui brûler les yeux !!
Aveuglé
et privé de tout repère, il entendit à peine l’homme lui reparler.
-
Alors où est cette clef ? Ou si vous l’avez utilisé où sont les papiers
qu’elle enfermait ?
Anéantit
par la douleur fusant toujours de ses yeux, Mel
comprit qu’il ne survivrait sans doute pas à son interrogatoire.
S’il
ignorait toujours sa propre identité, comment pouvait-il répondre à ce genre
d’interrogatoire.
-
Je ne sais pas…
-
Faites un effort, voulez-vous.
-
Je ne sais plus…
-
C’est vous qui l’aurez voulu.
Redoutant
le pire, Mel tenta de s’expliquer… De leur faire
comprendre…
Mais
avant qu’il n’ait pu dire un mot, ce fut de nouveau un cri déchirant qui sortit
de ses lèvres.
A
suivre.
Moi
qui voulait finir la journée pour vous rassurer sur l’état de Jessica, je
réalise que ce final n’est pas mieux que le précédent, en ce qui concerne le
sort de Mel ^_^’’
Alors
point d’inquiétude, il ne mourra pas. Va juste être un peu abîmé ;p
La
suite sans faute la semaine prochaine ;))
mimi yuy