Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent, merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Genre : Yaoi, j’en ai peur ^_^’’

 

 

 

RUN AWAY

 

 

 

Chapitre 10 Partie 1 : Jour J + 15 a.m.

 

Les rayons du soleil matinal filtraient à peine dans la chambre quand l’un des deux corps enlacés bougea tout doucement. Bien qu’il soit encore tôt et qu’il n’ait qu’une envie : dormir encore de nombreuses heures, David tentait de trouver la force d’ouvrir les yeux pour se lever. Si sa tache n’était déjà pas facile, les mains qui le poussaient à rester dans sa position d’origine ne l’aidaient absolument pas.

 

- Mel, si je veux rentrer tôt, je dois y aller maintenant.

- hum…

 

A l’évidence, sa remarque ne faisait aucune différence. Mel à moitié endormit ne se poussait toujours pas.

 

- Mais lâche-moi.

 

Plus amusé qu’autre chose, David le repoussa gentiment sans succès aucun. Au lieu de se libérer, il se retrouvait encore plus enchevêtré avec lui. La débauche de sexe de la veille au soir l’avait réellement épuisé, mettant en évidence qu’il n’était plus aussi endurant que par le passé. Car non satisfait de leur premier round nocturne dans la forêt, Mel n’avait pas mit longtemps à inverser leur position et par la-même faire prendre à leur relation un tout autre chemin. Une nouvelle orientation qui ne lui déplaisait pas. Bien au contraire. Il devait avouer qu’à force de responsabilités tant professionnelles que sociales, il lui plaisait d’être quelque peu dominé dans les jeux de l’amour. Un art que Mel lui avait prouvé maîtriser avec excellence au cours de la nuit passée. Tout aurait donc pu être parfait si seulement, il n’avait pas ce sentiment d’urgence qui le poussait à aller finalement voir la police. Il n’avait aucune envie de fuir les lieux ou ses bras accueillant. Mais s’il ne le faisait pas tout de suite, il était dans un tel état de léthargie qu’il se rendormirait à coup sûr et…

 

- David.

- Quoi ?

- C’est vraiment important où tu veux aller ?

- Je crois. C’est peut-être une chance de faire la lumière sur ce qui t’est arrivé.

- Cela n’en reste pas moins reportable d’un jour.
- Bien sur, mais…

- Alors demain.

- Mel

- Ecoute. On attend des nouvelles depuis des semaines. Je ne suis plus à un jour prêt. T’es fatigué et même si ce n’est que reculer par crainte de ce que l’on pourrait découvrir, j’ai pas envie que tu te crèves toute la journée pour moi.

 

David aurait aimé rester comme il le lui demandait. Mais à quoi bon reculer l’indispensable. Il était de plus en plus persuadé que l’amnésie de Mel était liée à des événements les dépassant.

 

- Reste. Juste pour aujourd’hui.

 

Ne sachant que faire, ce fut finalement, la fatigue qui eut raison de sa volonté. Engloutit dans l’amas de chair et de draps qui le recouvrait, David reposa sa tête sur un oreiller. A peine était-il à nouveau convenablement installé que le poids de son compagnon fit le reste, tous deux s’étaient de nouveau endormis.

 

*-*-*-*

 

Deux heures plus tard, Mel sortait de la chambre à pas de loup pour ne pas réveiller son médecin personnel.

Habituellement c’était lui qui jouait les marmottes en matière de sommeil. Mais pour une fois, son corps tout entier dégageait un sentiment de plénitude et de satisfaction totale. L’activité nocturne avait finalement le don de le mettre de bonne humeur tout en lui redonnant une forme sans pareil.

 

Rejoignant Jessy qu’il supposait réveillée au son de la télé, il décida de préparer un bon déjeuner pour eux tous.

Heureux, tout simplement, il en venait à oublier les raisons de sa présence en ce lieu.

 

*-*-*-*

 

Le déjeuner terminé, malgré sa grasse matinée du matin, Mel découvrit avec amusement un David endormit sur le canapé du salon. A se demander comment il aurait fait s’il était partit sur la route à l’aube…

 

Observant l’homme au repos, il se surprit à trouver la scène attendrissante. Plus il y prenait garde et plus il le trouvait beau. Il y avait un petit quelque chose qui ressortait de sa stature commune. Les jours passant, il réalisait même avec stupéfaction, qu’il commençait à connaître avec exactitude chacune des petites ridules d’expression composant son visage. Les plis de son front quand il était ennuyé, les fines rides du contour de ses yeux, vestige de trop nombreux sourires… Fallait-il qu’il tombe réellement amoureux d’un homme ? Tout dans leur rencontre le poussait à trouver la situation normale. Après tout, il était commun qu’une victime tombe sous le charme de celui ou celle qui lui vint en aide. Mais chaque fragment de sa mémoire en revenir, lui démontrait qu’il n’avait pas de disposition pour ce genre de relation.

 

Soupirant à ce constat alors qu’il s’était quelque peu approché du canapé, Mel se sentit subitement tomber sur lui, attiré par la poigne ferme du médecin.

 

- Hé ! Tu faisais semblant de dormir ?

- A peine…

 

Sentant une certaine tension dans le corps de son amant qu’il venait d’attirer sur lui, David relâcha sa prise pour le laisser libre de se relever si telle était son envie. Mel ne fuyant pas pour autant ses bras, il osa poser sa question

 

- Ca te dérange ?

- Quoi ?

- Que j’agisse de la sorte avec toi ? Du moins en pleine lumière.

- Non. Pas spécialement. C’est juste étrange.

 

Comprenant sans mal son sentiment, David le laissa s’exprimer

 

- Tu vois. Nous avons globalement la même stature.

- Et ?

- Bah, j’ai toujours cru que dans ce genre de couple, soit les deux partenaires étaient efféminés au possible, soit l’un jouait les gros macho viril quand l’autre était un jeune éphèbe naïf au corps trop féminin pour avoir atteint a puberté.

- Bonjour les préjugés. Et tu me places dans quelle rubrique exactement ? La tapette de bas boulevard ou le moustachu en cuir.

- Tu es étrangement la personne la plus normale et gentille qu’il me semble avoir croisé de toute ma vie.

 

Devant le petit rire du médecin, Mel un peu vexé, le repoussa gentiment.

 

- On peut savoir ce qui te fait rire ?

- Je te trouve bien sûr de toi pour quelqu’un censé avoir perdu la mémoire.

- Je ne saurais te dire pourquoi. Mais je reste persuadé de ce que j’avance.

 

Repoussant une mèche de cheveux un peu longue du front du châtain, David cessa aussitôt de se moquer de lui pour retrouver un sérieux tinter de douceur.

 

- C’est ton subconscient qui s’exprime. La preuve que ta mémoire n’est pas si loin de resurgir entièrement.

- Et bien qu’elle se presse. Ca nous permettra d’être enfin fixé sur mon sort à venir. A ce propos, tu ne devais pas retrouver ton oncle à midi ?

- Oh oui, Al !

 

Il était vraiment dans la lune depuis le matin. Non seulement, il s’était laissé convaincre de repousser sa sortie en ville pour le lendemain, à la grande joie de Jessica, il va s’en dire. Mais avait aussi oublié de prévenir son oncle qu’il ne venait plus le rejoindre. A l’évidence, ce dernier devait encore l’attendre puisqu’il n’avait pas pour autant téléphoné de lui-même au chalet.

 

Se levant avec empressement pour ne pas le faire plus attendre, David, repoussa avec vivacité Mel du coté du canapé pour s’extirper de dessous lui. Pour la forme, le châtain s’en plaint aussitôt.

 

- Héééé un peu de douceur.

 

Au même instant Jessica de retour dans la maison, observa incrédule le jeune homme à moitié étendu sur le canapé.

 

- Qu’est-ce que tu nous fais encore Mel ?

- Rien. Occupe-toi de tes poissons.

 

- SHIT !!! [1]

 

Mel et Jessy allaient s’ennuyer à se disputer gentiment quand la voix sonore de David les interrompirent.

 

- Que se passe-t-il ?

- Sensei ?

- La ligne du téléphone est coupée. Si je veux prévenir Alfred que je suis resté ici pour la journée, je dois aller à l’épicerie.

 

Soupirant à ce constant, Jessica fut la plus réactive à lui répondre.

 

- Si vous acceptiez un peu plus la modernité, vous auriez un portable comme tout adulte qui se respecte.

 

Amusé par sa réponse, Mel se retint non sans mal d’en rire. La tête de David n’entraînait, elle, aucune crise de fou rire.

 

- Je vais y aller. Je préviens mon oncle et appel un réparateur. Je suis de retour dans une heure. Vous voulez m’accompagner ?

- Vous voulez rire…

 

Pas plus traumatisé par l’information ou attiré par la proposition, Jessica repartit à sa vie de vacancière.

 

- Alors comme ça on refuse d’avoir un portable ?

- Si tu étais chirurgien dans un service sans cesse en urgence, tu n’en aurais pas non plus. Dés que les gens ont ton numéro, tu n’as plus de vie.

- Ca ne t’empêcherait pas d’en avoir un pour tes appels persos uniquement.

- Ne pas en avoir, laisse aucune chance à ceux qui insistent.

- Si tu le dis.

 

Etant jusqu’alors face à face pour se parler, Mel dépassa la fine frontière pour embrasser avec jeu les lèvres agacées de son compagnon.

 

- Ne traîne pas trop.

 

Claquant les fesses de David sans aucune honte, Mel lui fit un clin d’œil complice.

 

- Il nous reste la sieste pour bien finir la journée.

- C’est ça, fou toi de moi !

 

Laissant passer l’affront, David prit sa veste et ses clefs, direction la voiture.

 

Dix minutes à peine après son départ, une voiture banalisée prenait le chemin de terre en direction du chalet.

 

- Ils en auront mit du temps.

- Ils sont en vacances. Si ça se trouve, ce type n’est même pas parti à cause de la coupure de téléphone.

- Ouais bah y’a intérêt à ce qu’on le trouve maintenant notre gars. Je me vois mal sortir au boss que c’était juste une tarlouze qu’on a retrouvé ligoté au pieu d’une chambre.

- Ne confond pas tes habitudes avec celles des autres, Flint.

- T’as raison. Rien ne nous empêchera de nous amuser avec ce type si c’est pas le bon !

 

Roulant au pas, le véhicule s’arrêta non loin du portail. Ce dernier resté ouvert, les deux hommes n’eurent aucune difficulté à entrer dans la propriété. La maison située à environ 500m de l’entrée, c’est en silence qu’ils s’y rendirent.

 

*-*-*-*-*

 

Accourant dans la maison avant de fermer le verrou de la porte, Jessica se précipita jusqu’à Mel toujours présent dans le salon

 

- Meeel !!!!!

 

Si le ton était pressent et la respiration chaotique, la voix, elle, n’était plus qu’un murmure.

 

- Qu’est-ce qui te prend de…

- Chttttt

 

Si Mel ne comprenait toujours pas, pourquoi Jessica se comportait ainsi, ses tremblements lui firent craindre le pire. Jouant son jeu, de la discrétion, Mel se laissa conduire loin dans l’entrée tandis qu’il reposait sa question d’un murmure.

 

- Qu’est-ce qu’il y a ?

 

Désignant la raison de son trouble, Jessica pointa de son doigt la fenêtre d’où l’on pouvait enfin distinguer la silhouette de deux hommes habillés de costumes de ville. Un accoutrement des plus rares pour cette période de l’année certes. Mais rien ne disait qu’il ne s’agisse pas d’amis de David venus lui faire une surprise en sortant de leur travail.

 

- Bah quoi ? On a des visiteurs et puis c’est tout.

- Les armes.

- Les armes ?

 

Laissant Jessica au bout du couloir, Mel se rapprocha de la fenêtre du salon, pour les observer avec plus d’attention. Et là effectivement, il les vit. Cacher sous leurs vestes non boutonnées en raison de la chaleur, il pouvait voir qu’ils portaient chacun un holster avec une arme.

 

- David a peut-être des amis policiers. Ou ces derniers sont à ma recherche…

- Non.

 

Retournant vers Jessica, Mel tenta de la calmer mais cela ne menait à rien.

 

- C’est pas bon, c’est pas bon.

- Calme-toi ma puce. Ils ne vont rien te faire. S’ils viennent pour moi, on leur demandera d’attendre le retour de David avant qu’on ne parte. Tu ne resteras pas toute seule.

- Je te jure, ce ne sont pas des policiers. Je les ai entendus sans qu’ils me voient. Ils ne parlaient pas comme eux.

- Allons, ça ne peut-être que ça.

- Non. La voiture ! Ils seraient entrés avec elle. A la télé, ils présentent leurs cartes pour s’identifier. Pis ils ne sont jamais habillés ainsi, ils… Ils ne sont pas comme toi quand tu m’avais trouvé dans les bois. C’est pas pareil, je te dis !

- Chutt… Ecoute, tu vas rester dans la cuisine. Si tu sens que quelque chose ne va pas, tu pourras toujours sortir par la porte qui s’y trouve. Ils ne te verront pas de là. Ok ?

 

On frappait doucement à la porte de salon quand Mel se détacha de la prise ferme de Jessy.

 

- Non…

- Chut…

 

- Il y a quelqu’un ?

 

Mel se dirigea à nouveau vers la porte quand un frisson le parcouru.

 

- Nous sommes perdus et aimerions pouvoir passer un coup de téléphone.

- Ouais, ouvrez.

 

Cette voix…

Observant le visage des deux hommes via la fenêtre sans qu’ils ne puissent le voir, Mel se sentit plonger dans une toute autre scène.

 

Un homme était face à lui, le frappant violemment dans l’estomac.

- Tu m’as pété une dent, connard. Tu vas voir ce que tu vas prendre !!!

On se calme Flint, le boss le veut en état de parler…

 

S’il n’était pas capable de resituer le contexte de cette courte scène, il se souvenait parfaitement du visage de ses deux agresseurs. Et à première vue, à moins qu’il ne s’agissait-là d’une bavure, ils n’avaient effectivement rien de policiers en service.

 

Décidant de ne pas perdre plus de temps, c’est avec hâte qu’il rejoignit Jessica dans la cuisine. D’après ces quelques souvenirs, ils n’allaient plus tarder à perdre patience. Il lui fallait donc trouver de quoi les protéger.

 

- Oh Hé ! Il y’a quelqu’un !!!!

 

Tachant de ne pas perdre le restant de sang froid qu’il possédait, Mel dégagea les pots de farine et sucre pour récupérer son arme à feu. Même s’il n’était pas sûr de savoir s’en servir, cela ne pouvait que les aider.

 

- Qu’est-ce que tu fais Mel ?

 

L’arme en main, il emboîta le chargeur. Revenant alors à Jessica, il s’abaissa à son niveau. S’il ne voulait pas qu’il lui arrive du mal, il allait devoir l’éloigner de là, au plus vite.

 

- Ecoute-moi bien.

 

Le bruit de point sur la porte devenant plus fort que poli, Mel se pressa un peu plus encore.

 

- Tu vas sortir sans un bruit. Prendre ton vélo et t’éloigner d’ici.

- Mais…

- Pas de discussion ! Tu vas jusqu’au ponton de ta princesse déchue. Je t’y rejoins au plus vite.

- Non, je…

 

Agrippant avec force les épaules de la petite fille, Mel y mit tout self contrôle.

 

- Tu fais ce que je te dis. Ok ?

- Ok.

- Alors vas-y. Et surtout respire calmement.

 

Comprenant parfaitement que ce n’était pas le moment pour eux deux qu’elle perde son souffle, Jessica acquiesça d’un mouvement de tête avant de se glisser dans l’entrebâillement de la porte de cuisine.

 

Dans le salon, la porte d’entrée commençait à céder aux coups de pied donnés avec force à son battant.

Un dernier effort de la part des deux hommes et les charnières cédèrent.

 

- Il doit être dehors.

- Ou ligoté sur le plumard du maître des lieux.

- Flint…

 

Ca tournait à l’obsession son histoire.

 

Mel sortant à son tour par la porte de la cuisine, hésita sur la marche à suivre. Jessica s’enfonçant déjà dans la forêt, devait-il la suivre ou retourner dans la maison faire face aux deux hommes ?

 

Observant l’arme qu’il tenait dans sa main, Mel fut tenté de les affronter. Mais était-il seulement de taille.

 

- Tu n’es pas très malin. Si tu nous as reconnus, pourquoi ne pas avoir fuit plus vite ?

 

Trop tard.

Repéré, l’option faire face était devenue la seule alternative.

Braquant sans attendre son arme, il tenta de faire bonne figure.

 

- Tu comptes faire quoi avec cette arme ? Tirer peut-être ? Tu serais prêt à tuer un homme de sang froid ?

- Je peux toujours viser les jambes.

- Je suis moi-même armé. Si je tombe, il me suffit de sortir mon automatique et te tirer dans le dos.

 

- Personne au premier James !

 

Celui dont Mel avait reconnu la voix les rejoignit à cet instant.

 

- Mais qui voyons-nous-là ! J’ai un compte à régler avec toi connard !

- Alors ? Que décides-tu ? Tirer ou te rendre ? Si tu te rends nous ne ferons aucun mal à la gamine qui est avec toi.

 

N’ayant aucune envie de se rendre, sachant pertinemment que s’ils trouvaient Jessy, il ne tiendrait en aucun cas parole, c’est poussé par la peur que Mel tira en visant consciencieusement le visage du plus excité. 

Malheureusement aucune balle ne sortit.

 

- Oh ! Le con. Il a voulu me buter !

- Pas de chance. Tu n’avais pas encore enclenché le chien. Il n’y avait aucune balle dans le canon.

 

Sur ces mots, le rouquin se précipita sur lui dans l’objectif affiché de le frapper. Evitant de peu le coup de poing, Mel fit un croche-patte à son adversaire avant de fuir à toute jambe.

 

- Ca ne sert à rien de courir !

- Putain, James ! Arrête de jaqueter, et va le choper.

- Flint, tu n’es qu’un crétin.

 

Désabusé par le manque de tenu de son coéquipier, le dit James, partit en quête de retrouver leur cible.

 

*-*-*-*

 

Si Mel n’avait que peu d’avance, son rythme de course lui permit de rejoindre le ponton bien avant ses poursuivants. Un coup d’œil sur le petit vélo rouge et il vit à ses cotés une gamine effrayée comme jamais.

 

- Mel !

- Ce n’est pas fini ma puce. Tu vas devoir être courageuse.

- Que…

- Je veux que tu plonges dans le lac.

- Non. L’eau… Elle est…

- Tu n’as pas le choix. Il ne nous reste plus que quelques secondes.

 

Tout en lui parlant, Mel prit en main le vélo pour le lancer dans le lac où il coula tout aussitôt.

 

- A ton tour.

- Mais.

 

Jessica tremblant de toutes ses forces, il la prit par les épaules.

 

- Quoiqu’il arrive, tu vas y aller et rester sous l’eau le plus longtemps possible sous le ponton même. Si tu remontes à la surface pour respirer avant qu’ils ne partent, ils ne te verront pas. Ok ? Tu ne craindras rien si tu attends David ici.

- Non. Il ne saura jamais.

- Il saura. Je lui en ai parlé un jour.

- Tu es sûr ?

- Oui. Fais-moi confiance.

 

Hochant de la tête la petite descendit doucement dans l’eau. Un bruit de détonation la fit alors sursauter mais Mel se redressant après l’avoir aidé à descendre lui fit un clin d’œil complice pour l’inciter à plonger sa tête. Il n’était donc pas blessé. Prenant sur elle, Jessy avala un gorgé d’air avant de se laisser glisser dans l’eau verdâtre et glacée.

 

- Inutile de plonger ! Tu ne nous échapperas pas !

 

A ces mots, Mel resta immobile devant le ponton, relevant ses bras en un signe de résignation.

Aussitôt l’homme qu’il avait frappé peu avant, le tourna vers eux.

 

- Où est la gamine ?

- Partie faire des courses avec l’homme à qui appartient le chalet.

- On ne l’a pas vu dans la voiture.

- Elle s’amuse souvent à se cacher sur les places arrière pour faire peur aux autres conducteurs quand ils les doublent.

- Et t’imagines qu’on va te croire ?

- C’est un jeu de son age… que vous me croyez ou pas.

- C’est bon Flint. Elle ne nous intéresse pas.

- Ouais bah je n’ai pas envie qu’elle ait vu notre tronche et qu’elle nous pose problème après.

- C’est impossible, j’étais seul dans la maison.

- Si tu le dis.

 

Mel s’attendait à une énième réplique quand son univers devint subitement noir et sans supports.

Lasse des discussions de son coéquipier, James venait d’assommer leur proie d’un coup de crosse sur la nuque.

 

- Qu’est-ce que tu fous bon sang !

- On n’a pas le temps pour tes jeux. On rentre.

 

Dégoûté, Flint n’en prit pas moins le corps inconscient de Mel sur son épaule.

 

- La prochaine fois, fais-moi le plaisir de l’assommer APRES qu’on ait rejoins la voiture.

 

A suivre

 

[1] David est avant tout français. Vivant en Ecosse, il parle donc depuis le tout début anglais avec Mel. Le téléphone ne marchant plus, je voulais qu’il réagisse en français. Mais comme, cette histoire est justement écrite en français, j’ai mis le mot d’humeur en anglais (inversion des langues quoi ^_^’’)… bref, tout le monde s’en fou, j’en ai bien conscience... ;p

 

Un chapitre un peu plus long qu’à l’habitude et la suite est juste derrière ^_- Profitez-en ;p

 

mimi yuy