Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent, merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Genre : Yaoi, j’en ai peur ^_^’’

 

 

 

RUN AWAY

 

 

 

Chapitre 9 : Jour J + 14 Partie 2

 

Il fallait bien le dire, Jessica avait réussit l’exploit de les avoir tous les deux !

 

Roulant d’une vitesse tranquille en direction de sa petite épicerie en flan de montagne, David n’en restait pas moins surpris. Pour accepter qu’il s’absente toute la journée du lendemain, il avait du accompagner la fillette à une partie de pêche matinale sur son si cher ponton.

Après quoi, avec Mel, ils avaient organisé un barbecue improvisé pour lui préparer des hamburgers dignes du meilleur fast food. Sans évoquer la corvée de pluche pour des frites maisons.

C’était amusant de voir qu’il fallait finalement peu de chose pour la rendre heureuse. De par sa maladie, elle n’avait pas spécialement droit à tout cet excès de graisse. Mais une fois de temps à autre, il n’y avait aucune contre indication à lui faire plaisir. Jessy le sachant, ses demandes restaient plus que raisonnables.

 

Le déjeuner terminé, il avait découvert que les placards de sa cuisine étaient déjà particulièrement vides. A croire qu’ils se levaient tous la nuit pour un quatrième repas ! Ce qui humour mis à part, était peut-être le cas de Mel, suite à leur nouvelle activité nocturne. Ne pouvant les abandonner dans ces conditions la journée du lendemain, il était finalement repartit faire quelques courses. Appréciant définitivement la présence de Mel, Jessica avait refusé de l’accompagner pour ce simple saut d’une petite heure. C’est donc seul qu’il arrivait enfin au petit parking situé devant l’épicerie.

 

Contrairement à son dernier passage, il semblait y avoir foule en ce début d’après-midi. Garant son 4x4 près de la station service, il vit à ses cotés, trois autres véhicules. Un vieux camion qu’il savait appartenir au patron, une berline immatriculée dans la région et une voiture commune à la teinte sombre.

 

En entrant dans l’épicerie, il vit à la caisse une jeune femme tenant dans ses bras un jeune bébé. Sans aucun doute les propriétaires de la petite berline. Ne s’attardant pas plus, David prit un sac et y engouffra bon nombre de produits frais.

 

Passant au rayon confiserie pour y trouver ces œufs surprise qui plaisaient tant à Jessy, il laissa passer un homme taciturne en recherche évidente du rayon bière. Ajoutant quelques paquets de chips et autres friandises que ses deux goinfres s’empresseraient de dévorer le soir venu, il rejoignit le patron à la caisse.

 

- Encore vous docteur ? Pas que je me plaigne, entendons-nous bien. Mais je suis surpris ! Vous qui m’aviez laissez entendre que vous ne ressortiriez pas de votre domaine avant le mois écoulé.

- Il y a eu quelques changements de programme.

- C’est vrai. Vous m’en aviez parlé, votre invité surprise. Il n’est toujours pas repartit ?

- Il a finalement décidé de rester le temps de nos vacances.

- Voilà un bon choix. La région est trop belle pour ne pas en profiter comme il se doit. Ca vous fera 45 livres.

- Mettez-moi aussi deux paquets de Light.

- Rassurez-moi, un grand médecin comme vous ne s’est pas mit à fumer si subitement ?

- Ce n’est pas pour moi.

- Comme je me doute que ce n’est pas plus pour la petite qui vous accompagnait la première fois, j’en conclue que c’est pour votre ami. Vous devriez le faire arrêter. Ce n’est pas bon pour la santé ce tabac.

- On essayera.

- 55 livres. [1]

 

Payant sans rechigner, David prit en main ses deux sacs en papier emplis aux ras bords avant de sortir. Chargé comme il l’était, il ne pouvait tourner la poignée de porte. Mais l’homme croisé un peu avant la lui ouvrit de lui-même.

 

- Merci.

- D‘rien.

 

La voiture de David redémarrait pour prendre la direction du lac quand un second homme sortit enfin des toilettes du magasin. De grosses lunettes de soleil opaque devant les yeux, il semblait encore moins approchable que son collègue.

 

- Hééé tu glandes quoi James ?

- On se calme du con. Je crois qu’on a enfin trouvé une piste…

 

Ayant murmuré sa réponse, l’homme observait toujours attentivement le trajet prit par la voiture jusqu’au virage l’empêchant d’en voir plus. Surprit de l’immobilisme de ces deux hommes, postés devant la porte de sa boutique, le patron de l’épicerie n’eut aucun scrupule à les réveiller un peu. Ces gens de la ville qui avançaient au radar, ça l’agaçait particulièrement…

 

- Et ces messieurs prendront ?

 

Se détournant tous deux vers le patron du boui-boui où ils s’étaient de nouveau arrêtés le temps d’une pause, le dit James s’avança, subitement charmeur.

 

- Excusez-nous. Nous sommes nouveaux dans la région. Nous cherchons une maison à vendre pour un ami. En écoutant votre conversation, j’ai cru comprendre que l’homme qui vient de partir vivait ici le temps de ses vacances. Vous pensez qu’il serait intéressé par la vente de sa propriété ?

- Je pense bien que non. Il passe dans la région régulièrement. C’est l’un de mes meilleurs clients. A l’inverse de tous ces touristes, il ne va pas jusqu’en ville pour faire ses courses dans ces grands supermarchés. C’est une personne fidèle qui ne rechigne pas à faire marcher le petit commerce. Même cette année, alors qu’il fait pour la première fois ses courses pour plusieurs personnes.

- Oui, il semblait dire qu’il logeait un ami. Ils sont ici depuis longtemps ?

- Moins de trois semaines. En quoi cela vous intéresse ?

- Des fois que notre proposition d’achat l’intéresserait, vous pourrirez nous indiquer où il vit ?

- Je ne sais pas trop…

- Nous vous assurons qu’on ne le gênera pas. Un homme comme lui doit peut-être vouloir acheter une demeure encore plus grande. Et puis même s’il ne vend pas tout de suite, cela nous permettrait de mieux situer quelles propriétés sont en place par ici. Nous aimerions éviter de passer par des agences immobilières.

- Il est vrai que ces dernières exagèrent dans leurs tarifs…

- C’est pourquoi si vous pouviez nous aider…

- Et bien…

 

Suites aux indications données par le patron, les deux hommes payèrent leur pack de bière, paquets de cigarettes et sandwichs qu’ils consommeraient plus tard dans la voiture. Sortant enfin sur le petit parking, James ajoutait une touche de politesse tandis que Flint prenait en main son portable.

 

- Merci pour tout. Bonne fin de journée.

 

S’installant à la place passager de la voiture de location, l’homme aux lunettes appela sans plus attendre leur boss. S’ils ne se trompaient pas, ce dernier serait enfin satisfait.

 

*-*-*-*-*

 

David se préparait à partir faire quelques courses tandis que Mel terminait la vaisselle de leur déjeuner. Devant ses mains recouvertes de mousse, il semblait se souvenir de les avoir vu toute aussi savonnée et nettoyée pour une toute autre raison.

 

- Tu rêves ?

- hum ?

 

Sortant effectivement de sa rêverie, Mel regarda Jessica.

 

- Tu pensais à quoi ?

- Qu’il me semblait être maniaque des mains propres.

- Si ça se trouve, tu es cuisinier. Les cuisiniers doivent faire attention à ça, non ?

- C’est vrai. Ceci étant, cette hypothèse m’étonnerait beaucoup.

- Tu ne peux pas savoir si tu n’essaies pas.

 

Amnésique certes, Mel n’en était pas moins dupe pour autant. Et au cheminement que prenait leur conversation, il se doutait que la jeune fille avait quelque chose en tête. Un doute consolidé devant les yeux de chien battu qu’elle tentait d’ajouter à sa réponse. Alors sans trop chercher à lutter, il abdiqua.

 

- C’est bon. Tu veux quoi ?

- Cookie maison !

- Je ne sais pas pourquoi, mais je m’attendais à une demande de ce type.

 

N’ayant guère le choix, Mel chercha du regard ce qui pourrait l’aider à répondre à cette demande. Non loin du frigo, se trouvait une petite étagère d’un rayon, contenant quelques livres de cuisine. Avec de la chance, il trouverait une recette facile à mettre en œuvre ne nécessitant rien de particulier. Feuilletant un ouvrage sur les pâtisseries, il fut rassuré de trouver la recette adaptée à ses besoins. Facile, rapide et limitée à quelques ingrédients encore présents dans la demeure.

 

- C’est parti. Apporte moi, le sucre, la farine, un œuf, du beurre et une tablette de chocolat.

 

Les éléments demandés, Jessica se mit en charge de les lui procurer. Observant la table de cuisine, le chef attitré réclama ce qui manquait.

 

- Sucre et farine ?

- Je ne peux pas. Suis trop petite !

 

A cette réponse des plus compréhensible, Mel se tourna pour voir où se trouvaient les deux éléments manquants. Suivant le signe de bras de la jeune fille, il ouvrit le placard concerné pour se saisir des deux boites en plastiques concernées et reprendre le cours de leur recette.

 

Une demi-heure plus tard, la première fournée de cookies cuits, Jessica repartait sans plus attendre, une assiette pleine des délicieux gâteaux dans le salon.

 

- Ne mange pas tout !! Ce serait bien que t’ais encore faim pour le dîner.

 

Faisant face à la cuisine quelque peu dévastée, Mel décida de lui redonner un coup de neuf, le temps que la seconde cuisson se termine. D’ailleurs, au point où il en était, il pouvait bien tenter de préparer le dîner en avance. Il restait de la viande hachée du midi. Décongelée, il fallait la cuisiner. Ayant aperçu une boite d’haricot rouge dans un placard, il avait bien envie de tenter de faire un petit chili.

 

Recherchant des épices adaptées à cette recette, il tendit son bras dans les placard supérieur à la recherche de nouvelles boites hermétiques pouvant les conserver. Ce fut alors une surprise sans nom. Dégageant un sac en plastique pour congélation, il y découvrit l’arme qu’il possédait quelques semaines plus tôt ainsi que le chargeur et les balles.

 

Cette découverte le surprenait. David lui avait pourtant dit à son réveil dans cette maison, l’avoir jeté au fin fond du lac. Enfin… A cette époque il venait de les agresser ce qui donnait au médecin de bonnes raisons de ne pas lui faire totalement confiance. Remettant l’arme et le chargeur où ils se trouvaient, il repartit à l’assaut du livre de cuisine.

 

*-*-*-*-*

 

Quand David rentra enfin, il trouva Jessy dévorant des gâteaux en regardant la télé.

Heureusement qu’elle était cardiaque et non diabétique.

Partant en direction de la cuisine déposer ses courses, il découvrit Mel encore en pleine vaisselle.

Ecoutant de son coté une toute autre chaîne, le jeune homme bougeait au rythme d’un clip de musique suave, un cookie entre les lèvres.

Observant amateur, le corps se mouvant au rythme de la chanson, David se retint de l’approcher pour ne pas le surprendre. Précaution bien inutile. Puisqu’à peine retourné vers lui pour saisir la plaque de cuisson encore présente sur la table, il sursautait à sa vue.

 

Ayant finalement mordu violemment son gâteau face à la surprise, ce dernier en tomba piteusement de ses lèvres.

 

- Oups.

- Tu es mignon comme ça.

 

Se reprenant David, toussa pour cacher sa gène. Qu’est-ce qui lui avait prit de dire ça.

Posant ses courses sur la table, il aperçu un faitout dégageant une odeur délicieuse.

 

- Ca sent bon. T’as décidé de jouer les marmitons.

- Attend d’y goûter avant de dire ça. Si ça ressemble à quelque chose, ce n’est pas forcément mangeable.

- Pourquoi ?

- Disons que j’ai eu la main lourde sur le piment et le sel.

 

Goûtant un peu du chili, David du reconnaître qu’il était particulièrement fort.

 

- Je dirais à première vue qu’on risque surtout la rétention d’eau avec ça.

- Oh oui, relevons vos jambes Miss Peakle ! On va débuter le massage lyphatique pour baisser votre rétention d’eau !

- Qu’est-ce que tu as dis ?

- Je… je ne sais pas. C’est venu tout seul.

 

Le voyant subitement inquiet par cette nouveauté, David s’approcha pour lui offrir un sourire complice voué à le rassurer. Quoique puisse en penser Mel, il n’y avait aucune raison d’avoir peur de cette mémoire. Car chaque jour passé à ses cotés lui prouvait qu’il était quelqu’un de bien.

 

Ne disant rien de plus, David changea de sujet en profitant de l’absence de Jessica des lieux pour glisser ses mains sous le pull de son cuisinier amateur.

 

Mel retrouvait sa mémoire bien plus vite qu’il ne s’y était attendu. S’il gardait à l’esprit ses hypothèses du matin, cela ne faisait que confirmer qu’un environnement rassurant poussait son corps et son esprit à reprendre tous ses droits. Un signe d’espoir qu’il espérait voir évoluer un peu plus encore.

 

*-*-*-*

 

La journée finalement passée sous le signe de l’abondance alimentaire, les deux hommes abandonnèrent Jessica après la vision du film du soir. Il était donc bien plus tard qu’à l’habitude quand ils se retrouvèrent enfin seuls sur les marches en bois. En plus de la lune pleine, c’était bien les étoiles qu’ils pouvaient observer à loisir de leur place de choix. Ayant laissé Mel quelques minutes, David le rejoignit avec les paquets de cigarettes achetés un peu plus tôt.

 

- Tiens. Je t’en ai ramené.

 

Prenant les paquets tendus, Mel ne cacha pas sa surprise.

 

- Merci. Mais ça pouvait encore attendre. Je n’avais pas terminé le dernier paquet.

- C’est pour demain. Quelque chose me dit que tu en auras un peu plus envie qu’à l’habitude.

 

Devant admettre que savoir David dans de possibles problèmes par sa faute n’allait pas l’aider à se calmer les nerfs, Mel accepta volontiers ces recharges d’apaisement. Si seulement ce n’était pas du poison, il n’aurait eu aucun scrupule à en augmenter les doses. Terminant le dit poison, Mel écrasa minutieusement son mégot dans le cendrier avant de placer ce dernier sous l’une des marches en bois.

 

Il avait beau tenté de lutter contre ses envies, cela ne marchait pas du tout. C’était même pire. A force de penser à ce qu’il ne devait pas penser, il en venait à imaginer des scènes plus tortueuses encore. Car depuis quelques jours ce n’était plus la méconnaissance de son identité qui imprégnait son esprit la journée durant. Depuis qu’ils avaient dans un commun accord accepté l’idée même qu’ils s’attiraient mutuellement, c’est bien son envie de sauter à tout moment sur David qu’il tentait de réprimer sans aucun succès. Il se sentait dans le corps d’un enfant découvrant un nouveau jeu. Il n’en avait jamais assez. Une attitude bien infantile qu’il n’arrivait pas encore à maîtriser.

 

Une fois n’était pas coutume, David ne perçu pas alors le trouble qui envahissait son compagnon. Trop concentrer lui-même pour refreiner ses montés d’adrénaline.

Cela faisait si longtemps qu’il ne s’était pas sentit aussi… Bien.

C’était ignoble de se l’avouer si facilement. Mais malgré les soucis de Mel quant à son identité perdue, lui n’avait pas été aussi calme et apaisé depuis des années auprès d’un autre homme. Tout comme la vision du châtain dansant au rythme lascif d’une samba à son retour de courses l’avait excité au-delà du raisonnable. Il lui semblait devenir un véritable animal en rut depuis leur rencontre…

 

Croisant finalement leurs regards après une longue phase de silence, les deux hommes sentirent qu’il était bien inutile de chercher plus longtemps à stopper des sentiments semblables.

 

- Tu possèdes cette maison depuis longtemps ?

- Quelques années. Pourquoi ?

- T’as déjà visité les bois, la nuit tombée ?

- Pas spécialement non.

 

Ne voyant pas trop où voulait en venir Mel, David se retourna plus franchement pour lui faire face. Un mouvement qui lui value de se faire littéralement agresser par un baiser aussi sauvage qu’explicite.

Comme au matin, Mel venait de le plaquer sans douceur sur les marches pour se mouvoir avec indécence sur son corps électrisé. Raffermissant leur rapprochement en apposant sans complexe ses mains sur les fesses fermes de son compagnon, David se laissa entraîner dans cette déchéance avant que ses lèvres ne soient de nouveau libérées.

 

- …et en pleine nuit ?

- Des envies de jouer au chaperon rouge ?

- Non. Au loup ! Je ne sais pas si c’est la pleine lune mais j’ai envie d’hurler.

- Je vois.

 

Jessy n’étant pas sourde, la proposition de Mel commençait à prendre tout son sens dans l’esprit de David.

 

- Alors ?

 

Mel ne se calmant pas un instant, David décida de prendre les choses en main dans le sens strict comme dans le figuré. Surprit par ce revirement de situation, Mel se laissa conduire loin de la maison. Sous le couvert du feuillage des arbres et loin du double vitrage des fenêtres de la maison, ils savaient avoir-là un champ libre presque total.

 

Poussé avec empressement contre un arbre, Mel sentit des mains venir déboucler en l’espace d’une seconde ceinture et fermeture éclair de son jeans.

 

Il n’eut pas le temps d’exprimer sa satisfaction qu’il était déjà cul nu. Les mains expertes ne cessant en rien leur infiltration, c’est sous un gémissement bestial qu’il tendit sa croupe à l’investigateur de son plaisir.

Il y avait des jours où il était bon de se laisser aller à son instinct primaire.

 

A suivre.

 

Heu… bah… oui, ils se lâchent et moi de même ^_^’’ Mais que voulez-vous. Ce ne sont que des hommes.

Pis vu ce qui arrivent après, c’était maintenant ou jamais lol.

@ la semaine prochaine.

mimi yuy