Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent, merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Genre : Yaoi, j’en ai peur ^_^’’

 

 

 

RUN AWAY

 

 

 

Chapitre 8 : Jour : J + 11

 

Pour ne pas changer, il était encore en retard. A en maudire les transports en communs. Un jour, ce ne serait pas les terroristes mais les usagers excédés qui mettraient à feu et à sang ces moyens de transport.

Essoufflé, il passa enfin sous le grand portique menant à l’entrée du bâtiment principal.

 

- Vous êtes en retard !

- Je sais.

 

- Vous êtes en retard ! Vous êtes en retard ! Vous êtes en retard ! Vous êtes en retard !

 

Tel un mauvais disque rayé sa supérieure renouvela inlassablement l’information quand sa voie se mua en une plus fine et doucereuse.

 

- Nous vous informons que le train GE0125 à destination d’Edinburgh est retardé en raison d’un dysfonctionnement technique. Je répète, nous vous informons…

 

Craignant de ne pas agir comme il le fallait, c’est avec une certaine inquiétude qu’il ouvrit la consigne 129 de la gare centrale. Il glissait la clef dans sa serrure quand un bruit assourdissant le fit sursauter !

Se retournant, il découvrit derrière lui une forêt dense.

 

Ses poumons étaient en feu et sa respiration laborieuse.

Il avait beau courir, il n’arrivait pas à lui échapper. Pour preuve, il entendait encore, le bruit de ses pattes sur les feuilles. Son halètement aussi. Il ne tarderait plus à le rejoindre.

Ses forces l’abandonnant, il su qu’il n’arriverait pas à le fuir cette fois-ci.

A peine le pensa-t-il qu’un chien à la gueule béante se jetait sur lui !

 

Sa cheville mordue au sang, la douleur fut si atroce qu’il en chuta de tout son long. Un coup de pied contre la bête suivit d’un gémissement animal lui permit de libérer sa jambe. Sachant que sa vie en dépendait, il se releva aussitôt. Au premier pas, la douleur irradia dans tout son corps mais il n’avait pas le choix. Quitte à ramper, il devait fuir. Mais au second pas, c’est un élancement plus violent encore qui le parcouru

 

Face à la douleur fusant dans sa cheville, Mel se réveilla en sursaut !

 

A la place d’un tapis de mousse, il se vit allongé sur le ventre au milieu d’un lit douillet, recouvert d’un drap fin. Se tournant sur le dos, il comprit aussitôt que sa cheville douloureuse reposait jusqu’alors sur le rebord en bois en une position inconfortable. Finalement assit, il se gratta la nuque d’un geste inconscient.

 

Si retrouver des brides de sa mémoire le rassurait, que cela provienne sous la forme de cauchemars angoissant et sans aucune logique n’était pas pour le ravir. Quand on ajoutait un réveil dans une chambre qui n’était pas initialement la sienne, le dit réveil s’averrait difficile.

 

Face à ce constat, Mel se laissa retomber dans le lit. Un lit deux places au matelas ferme et accueillant. Il aurait aimé y rester de longues heures, sa tête enfouie dans les oreillers. Mais la lueur s’échappant des fenêtres, lui assurait qu’il n’en avait déjà que trop profité.

Soupirant, Mel s’extirpa des draps, pour sortir de la chambre.

Il avait la sensation que les évènements de la veille s’étaient déroulés comme dans un rêve. 

A croire que David les avait tout deux drogués durant le dîner.

Pourtant, une partie de son anatomie ne pouvait lui mentir sur la question.

 

Encore un peu endormit, il se traîna jusque dans la salle de bain pour en ressortir une bonne demi-heure plus tard.

Un passage éclair dans la cuisine et il croisa enfin les autres occupants de la demeure.

Depuis leur arrivé à tous les trois au chalet, une seule règle était de mise, chacun suivait l’emploi du temps qu’il désirait sans l’imposer aux autres.

Sans aucun doute, lui gagnait la palme du plus gros dormeur.

 

Voyant David installé sur la balancelle à lire un énième bouquin, il s’approcha pour s’asseoir à ses cotés.

 

- Bonjour.

- Salut.

 

Si David ne bougea pas à son arrivé, son visage et sourire étaient aussi tendres qu’à l’habitude. Même peut-être un peu plus.

 

- Bien dormi ?

 

Mel allait répondre quand Jessy les rejoignit avec bruit.

 

- Meeeel ! Tu viens avec moi ?

 

Décontenancé par la question, Mel ne su quoi dire. A présent habitué aux excentricités de la jeune fille, il préférait prendre le temps de la réflexion, regrettant de ne pouvoir lire de sa position, le planning du jour. Se doutant des raisons de son temps de réponse, David lui vint en aide.

 

- C’est pêche aujourd’hui.

 

Une activité que Mel jugeait pouvoir encore faire sans passer pour un vieillard sur le retour.

 

- Alors ça marche aussi pour moi.

 

Prenant en main le panier et quelques verres fraîchement ramassés par la jeune fille, celle-ci l’entraîna aussitôt vers les vélos pour leur nouveau périple. Mais avant qu’il n’ait descendu toutes les marches du perron, Mel se retourna vers David.

 

- Tu ne viens pas ?

- Je ne voudrais surtout pas vous gêner !

- Bien.

 

Un peu déçu, Mel prit sur lui pour profiter malgré tout de l’insouciance et de la fraîcheur de Jessy. Ne pas parler des évènements de la veille dés leur réveil n’était peut-être pas une si mauvaise chose. Mieux valait réserver ce sujet pour un moment de la journée plus opportun.

 

*-*-*-*

 

Ils profitaient finalement de la douceur de cette fin de matinée à l’ombre d’un beau soleil.

Assit cote à cote sur le ponton de la princesse déchue, Mel et Jessica observaient leurs cannes à pêche en attente d’une quelconque réaction de la part des poisson du lac.

Si l’eau n’était pas très attirante pour le commun des humains, elle ne semblait guère plus attrayante pour leurs amis à nageoires. A moins que le débit de parole semble-t-il infini de la jeune fille soit une raison de leur fuite des lieux.

 

Presque deux semaines qu’il vivait à ses cotés la journée durant et elle avait encore des milliers de choses à lui dire. Un vrai phénomène à sa manière.

 

Amusée, il écoutait d’une oreille distraite le récit d’une énième facétie quand entraîné dans son histoire la gamine ria de bon cœur en se moquant gentiment de lui.

 

- Le poisson clown a fini de se moquer de moi ?

 

Si l’entendre s’amuser ainsi faisait plaisir, le silence subit qui suivit sa question puis le bruit caractéristique d’une respiration laborieuse le surpris. Délaissant sa canne à pêche, Mel se tourna vers Jessy pour la voir en pleine crise d’asphyxie. Similaire à celle faite le premier matin où il s’était levé de sa chambre, il prit bien garde à ne pas paniquer.

 

La peur lisible dans les yeux azure de la petite suffisait amplement à ne pas en ajouter plus.

 

Jessy était paniqué. A trop rire, elle venait de ressentir en elle une sorte de rupture soudaine. Ce n’était pas une crise cardiaque, loin de là même. Mais sa respiration venait de se couper si brutalement qu’elle n’avait aucune bulle d’oxygène d’avance. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle panique. Contrairement à l’habitude, cela ne passait pas ! L’air ne rentrait pas ! Elle allait s’étouffer !

 

- Pas de panique ma puce. Ca va aller.

- Je… peux... pu … respirer.

- Bien sur que si tu peux. Tu vas voir ça.

 

N’affichant aucun geste de panique, ni même de doute quant à l’attitude à suivre, Mel prit d’un geste sur et rapide, la jeune fille sur ses genoux, calant fermement son dos à son torse. Ceci fait, il fit tout aussitôt pression sur sa poitrine de ses deux mains jointes. Puis doucement, il relâcha son geste pour le renouveler tout aussitôt, compressant en ce geste, la maigre poitrine de l’enfant. Lui imprimant ainsi le rythme d’une  respiration parfaite, le calme revient enfin et avec lui, les bulles d’air si précieuses.

 

Respirant à nouveau, Jessica se laissa aller dans les bras de son sauveur.

 

- Tu vois ? Il n’y avait aucune raison de paniquer.

- Comment as-tu su quoi faire ? Même Sensei n’a jamais agit ainsi avec moi.

- Je ne sais pas. C’est venu tout seul.

 

- Mel.

- Hum ?

- Tu ne lui diras pas hein.

- Je ne suis pas sûr qu’il soit bon de lui cacher ce genre de chose Jessy.

- S’il te plait.

- On verra.

- …

- Aller, il est temps de rentrer.

 

Sans plus attendre, il la prit par la main pour la relever. Regroupant leurs affaires dans un coin, il s’agenouilla ensuite pour lui proposer son dos.

 

- Aller grimpe princesse. Votre monture va vous ramener sans effort.

- Mais les vélos.

- On reviendra les chercher après. Ce n’est pas la foule qui traîne par ici qui risque de nous les voler.

 

Se laissant convaincre, Jessica grimpa sur son dos où elle se laissa de nouveau aller de tout son poids. La chute de tension succédant à chacune de ses crises d’asthme, l’épuisait littéralement.

Délaissant aussi le matériel de pêche, Mel raffermit sa prise sur les jambes frêles pour rentrer au plus vite au chalet.

 

- Avoue que tu l’as fait exprès pour pouvoir enfin profiter de mon corps parfait.

- Ca va de soit.

- Alors accroche-toi, je vais te montrer qu’on n’a pas besoin de mémoire pour venir au secours de sa dulcinée.

- Merci.

 

Soulagée par le ton léger conservé par Mel qui ne dramatisait pas la situation, Jessica somnola tout simplement contre son épaule. A l’image de David, il ressortait un sentiment de sécurité total du corps de cet adulte.

 

*-*-*-*

 

Après l’incident du matin, Jessica eut pour interdiction de s’éloigner de la maison ou de s’agiter inutilement. Il n’avait pas été bien difficile pour David de comprendre ce qui s’était passé en voyant ses invités rentrer aussi vite et sans leurs affaires.

 

Pour autant, personne ne rendit l’évènement alarmant ou angoissant. C’était un fait. Jessica était malade. Il était important pour elle et sa propre survie qu’elle ne l’oublie pas en manquant de vigilance face aux réactions de son propre corps. Ceci étant, les deux hommes voulant qu’elle profite du reste de la journée, c’est assis sur une couverture étendue sur l’herbes qu’ils jouèrent l’après-midi durant à quelques jeux de sociétés retrouvés au fin fond d’un placard.

 

Le soir venu et le dîner consommé, David poussa sa petite patiente à se coucher tôt. Une demande qu’il n’eut aucun mal à lui faire accepter. D’ailleurs, à peine était-elle couchée qu’elle s’était endormit.

 

Sortant sans un bruit de sa chambre, David retrouva ses propres préoccupations. Avec cet incident, il n’avait pas eu l’occasion d’évoquer la nuit passée avec Mel. Un silence qui l’angoissait quelque peu face à l’évidente distance qu’avait mise le jeune homme entre eux au cours de la journée. C’est à peine s’ils s’étaient frôlés.

 

Espérant le retrouver dans l’entré à fumer, sa déception fut grande.

Un mégo écrasé dans le cendrier lui prouvait qu’il ne l’avait pas attendu.

Essayant donc la chambre d’ami, dans l’optique de lui parler avant qu’il ne se couche, une fois encore ce fut un échec. Le supposant tout simplement dans la salle de bain, David retourna dans sa propre chambre, pour finalement y trouver Mel assit sur le bord de son lit. Il aurait pu s’en réjouir mais son visage n’exprimant pas une plénitude totale, David préféra s’abstenir de toute fausse joie.

 

- T’en fais une tête.

- Je…

 

S’approchant pour lui faire face, David s’accroupit devant lui. Il désirait plus que tout cueillir avec appétit ses lèvres sèches mais l’absence de toute tentative de rapprochement, la journée durant, l’incitait à prendre quelques précautions.

 

- Ai-je rêvé ou tu m’as consciencieusement évité toute la journée Mel ?

- Possible…

- Est-ce ta manière de me dire que tu as changé d’avis ? Que tu souhaites reprendre quelques distances envers moi ?

 

David redoutait particulièrement la réponse à sa question. Il devenait trop vite amoureux. Il avait beau le nier, il le ressentait sans aucun doute possible. Mais l’amour c’était aussi savoir prendre du recul pour le bien de l’être qui vous attire, si cela s’avèrerait mieux pour lui.

 

Le mouvement de négation de Mel lui enleva une partie de ses craintes.

Face à cela, il tenta une approche. Cette dernière ne semblant pas rejetée, il happa enfin les lèvres tant désirées pour un baiser, effectivement plus qu’accepté.

Définitivement rassuré, il reposa ses mains sur les genoux de Mel, en attente d’une réponse à sa question muette.

 

- J’avais peur que tu ne veuilles plus.

- Moi !? Pourquoi ça ?

- Je... enfin… tu n’as pas plus cherché à m’approcher.

- A ma défense, je te rappelle que quand nous nous sommes revus pour le déjeuné, tu ne m’as pas vraiment montré beaucoup d’ouverture.

- Pas osé.

- Pourquoi ?

- Jessy. Elle était déjà assez perturbée par sa crise d’asthme, je n’allais pas en ajouter avec ça.

- Je vois. Si tu as peur de sa réaction, sache qu’il est inutile de t’inquiéter pour elle. Ce ne serait pas la première fois qu’elle me voit proche d’un homme.

- Ah bon ?

- Oui. Ceci étant, ce n’est pas une raison pour nous afficher devant elle dans des situations embrassantes pour tout couple d’adultes face aux yeux d’un enfant innocent.

 

Devant ceux grand ouverts de Mel et son manque évident de réaction, David comprit que la première information n’était toujours pas passée.

 

- Ca te choque à ce point que j’ai pu avoir d’autres amants ? A moins que ce soit le fait, que je ne cache pas mes préférences sexuelles dans le cadre de ma vie publique ?

- Hein ? Non. C’est juste que… Tu es bi ?

- Je dirais plutôt définitivement gay.

- Je ne me l’imaginais pas.

 

Définitivement amusé par le cours de leur discussion, David n’en garda pas moins son sérieux devant un Mel plus que troublé. Il semblait découvrir l’information. Réaction d’autant plus surprenante que la nuit passée n’avait pas laissé planer de doute quant à ses préférences.

 

- Je veux bien être un médecin passionné. Ne crois pas que j’irais pour autant jusqu’à faire l’amour avec un patient, histoire de lui faire découvrir d’autres horizons.

- Non. Bien sur que non. Mais tu as été marié alors...

- C’est vrai.

 

Soupirant devant cette part de sa vie, David se laissa tomber sur le sol pour s’y asseoir. Rester accroupis si longtemps lui faisait mal aux chevilles.

 

- En fait, à l’époque j’étais à milles lieux de m’imaginer gay. Je n’étais juste pas spécialement bien dans ma peau. On m’a incité à me marier alors j’ai répondu à la demande. Ca ou autre chose, peu m’importait à l’époque. Quand ma femme est morte, je ne savais plus sur quoi je devais me fixer mis à part mes études. Alors j’ai expérimenté deux trois petites choses dans des soirées d’étudiants pas toujours très saines.

- Et découvert en passant que tu avais une préférence pour la gente masculine.

- On peut dire ça comme ça.

- Comment l’a prit ta famille ?

- Sincèrement, je n’attendais rien d’eux. J’avais depuis longtemps mon indépendance financière, du fait d’un héritage perçu à ma majorité. Mais à mon retour de Genève les quelques passages masculins dans mon studio, ont fini par se savoir et j’ai compris qu’un descendant d’une famille connue et reconnue de la capitale pouvait bien vivre la vie décadente qu’il souhaitait tant qu’elle restait sous le sceau du secret. Alors pour fermer les yeux sur mes préférences, ils ont exigé que je me remarie avec une seconde femme de leur choix.

- Sympa.

- J’ai refusé. Ils m’ont renié. A cette époque, je venais juste de finir mon internat, je pouvais donc aller où bon me semble. C’est à ce moment que mon oncle est venu me proposer de le suivre ici, profitant de l’occasion pour m’avouer qu’il s’était toujours douté de mon orientation sexuelle. Et à l’en croire, il l’avait comprit bien avant moi.

- Lui ne te l’a donc pas reproché ?

- Non. Il m’a même ouvert grand les portes de sa famille. Depuis que je suis petit, il est toujours venu assister à tous les évènements importants me concernant. Malgré le fait qu’il habitait loin, il était toujours là. Pour chacun de mes anniversaires, de mes finales sportives, de mes remises de diplôme. Je… Ma mère biologique est morte à ma naissance, d’où l’héritage que j’évoquais. Je crois qu’il lui a juré à cet instant de toujours prendre soin de moi à sa place.

- Alors c’est un homme bien.

- En tout cas, la personne qui compte le plus pour moi. Bien au-delà de mes parents officiels. Sa famille est ma famille. C’est aussi simple que ça.

 

Après quelques instants de silence bien heureux, Mel réconforté par ses confidences se permit une petite boutade. David ne semblait pas triste. Au contraire. Sa mère, il ne l’avait jamais connu. Aussi le regret devait être plus fort que la peine. Quant à son oncle, il l’aimait vraiment et cet amour réciproque semblait suffire au bon équilibre de l’homme qui n’avait cessé de sourire durant ses confidences.

 

- Finalement, c’est donc pour trouver une occupation plus plaisante pour tes vacances que les dessins animés et la pêche à la truite que tu m’as recueillie chez toi ?

 

Amusé par cette remarque, David posa ses mains de chaque coté de Mel sur le lit.

 

- Désolé. Mais en ce qui te concerne, on t’a juste gardé parce que j’avais promis un animal de compagnie à Jessy pour ces vacances.

- Je rêve ou tu viens de t’excuser ?

- Mauvaise influence.

 

Un sourire vainqueur de chaque coté et les lèvres se soudèrent d’elles-mêmes sans qu’ils n’aient seulement prit conscience de se rapprocher. Quelques minutes d’un flirt d’adolescent et ils se séparèrent satisfait d’avoir trouvé une entente sur la question. Alors simplement couché l’un près de l’autre à profiter du calme de cette fin de soirée, Mel poursuivit ses sempiternelles questions. A défaut d’avoir une vision de son passé, il prenait plaisir à découvrir celui de David.

 

- Je peux te poser une énième question personnelle ?

- Au point ou on en est.

- Qu’est-ce que représente Jessica pour toi ? C’est une patiente d’accord. Mais pourquoi passerait-elle ses vacances avec toi s’il n’y avait que ça entre vous ?

- …

- …

- Elle est orpheline. Dans maintenant deux semaines, elle sera placée dans une nouvelle famille d’accueil. Avant cela, elle m’avait demandé si je ne voulais pas l’adopter. J’ai refusé. Mon seul compromit a été de lui offrir ces vacances avant qu’elle ne parte.

- Partir ?

- Si elle se plait avec ce nouveau couple et si elle l’accepte, cette famille souhaite l’adopter de manière définitive et s’installer en Angleterre près d’un hôpital spécialisé dans le mal dont elle souffre.

- Alors ces vacances sont une sorte d’adieu… Et moi j’ai tout bouleversé.

- Ne dis pas ça. Tu n’es pas responsable de ce que l’on t’a fait subir ni même du choix que nous avons fait de te garder.

- Pour la seconde partie, je suis d’accord. Mais concernant la première, nous sommes encore loin d’en avoir la preuve…

 

Ne sachant que faire ou dire de plus pour réconforter Mel sur ce sujet sensible, David se contenta de l’inciter à venir se nicher dans ses bras. Etrangement, plus le temps passait et plus lui n’avait plus vraiment envie de découvrir toute la vérité. Car avec sa chance coutumière, elle serait à l’origine de leur séparation.

Et même s’il ne connaissait Mel que depuis deux semaines, il pouvait se l’avouer à lui-même. L’accoutumance et l’affection se faisaient déjà présents en lui.

 

- Tu as appelé ton Oncle ce soir ?

- J’avoue que non. Mais promis je le joindrais demain matin sans faute.

- Et pourquoi pas maintenant.

- J’ai d’autres envies pour l’instant.

- A savoir ?

 

Pour toute réponse, David éteignit sa lampe de chevet, bien décidé à profiter de son nouvel amant.

Si son comportement était égoïste, Mel ne sembla pas s’en plaindre.

 

A suivre

 

Un chapitre avec un tas d’infos sur Mel. Enfin un tas d’infos qui auront tous leur sens dans quelques chapitres.

Sinon, sachez que nous venons d’atteindre la moitié de l’histoire.

Je termine avec un grand merci à tous et toutes. Et un message à Yu (et aux autres anonymes) Si vous ne me laissez pas d’adresses mails, ce n’est pas évident pour moi de vous répondre. 

@ peut-être la semaine prochaine (pas garantie, trop de taffe en perspective)

mimi yuy