Auteur : mimi yuy

Disclamer : L’histoire, les personnages et l’intrigue m’appartiennent, merci donc de ne pas les utiliser sans mon autorisation.

Genre : Romance

 

Suite à un redécoupage de mes chapitres, celui-ci devient de taille presque respectable. Mais bon, l’histoire et moi-même n’en prenons pas moins tout notre temps pour faire avancer l’intrigue ;p

 

 

RUN AWAY

 

 

 

Chapitre 3 : Jour J + 1 a.m.

 

Leur première journée passée en couvert de forêt s’était écoulée sans incident majeur.

 

Mel s’était réveillé de manière régulière lui permettant ainsi de se nourrir pour reprendre au plus vite quelques forces. Parallèlement à cela, une petite analyse sanguine avait confirmé à David ses premiers doutes. Son sang était plus pollué de drogues que celui d’un junkie dans ses grands jours. Un constat assez positif en soit. Car une fois ces toxines chimiques définitivement assimilées par le corps, leurs effets secondaires n’auraient plus lieu.

 

La nuit était finalement tombée au terme de ce premier jour quand David sortit en silence de la chambre mit à la disposition de Jessica. La concernant, il était plus que rassuré par son état de santé. Aucune rechute. La petite allait pouvoir profiter sans crainte de ses vacances au grand air.

 

Se dirigeant dans sa propre chambre, il profita enfin du calme ambiant.

Le chalet qu’il possédait depuis quatre ans, était construit en bois de la région. D’une taille plus que respectable, on y trouvait à l’étage : trois belles chambres ainsi qu’une salle de bain proposant baignoire et cabine de douche. Au rez-de-chaussée, un simple cabinet de toilette, la cuisine ouverte sur un double salon et un bureau comportant son coin laboratoire lui permettant de faire des analyses simples. Il avait d’ailleurs apporté dans cette optique un peu de matériel de la clinique. La raison était sa promesse faite à Jessica de rester en ce lieu le plus longtemps possible sans retourner à la civilisation.

Leur séjour devait durer un mois entier. Un mois de vacances qu’ils devaient initialement passer ensembles sans aucune autre présence. Alors face à l’arrivée plus qu’inattendue de Mel, il avait pensé qu’elle le rejetterait avec force, refusant de le « partager » avec cet inconnu. Mais étonnement, Jessy semblait s’être attaché au châtain.

Ce dernier l’avait braqué d’une arme et pourtant, elle n’en avait ressenti aucune peur, il en était certain. Mais cela n’avait rien de si étonnant. Après tout, à quoi bon craindre pour sa vie quand…

 

Un gémissement provenant de la chambre située aux cotés de la sienne le sortit de ses pensées. Pressant le pas, il y entra sans allumer les lumières pour apercevoir, comme il le redoutait, Mel s’agiter dans son sommeil.

S’arquant avec force, le jeune homme semblait revivre les électrochocs.

Combien en avait-il connu pour que cela s’imprime à ce point dans tout son corps ?

 

Ne pouvant rester plus longtemps sans réagir, David se pressa de maintenir au mieux les membres parcourus de spasmes violents. Les prochains jours allaient s’avérer éprouvants pour ce garçon. Aux vues de ses bras parsemés de traces de piqûre, il ne tarderait plus à éprouver une sensation de manque. C’était un véritable miracle qu’il ait pu s’évader et parcourir une telle distance dans de telles conditions.

 

Une demi-heure plus tard, Mel enfin calmé, son corps recouvert de sueur était parcouru de frissons.

Le chauffage étant déjà à son maximum, David prit une nouvelle couverture dans l’armoire pour l’en recouvrir. Suite à quoi, il s’allongea au-dessus des draps du lit pour le serrer avec force contre lui. Avec de la chance, il ne ferait pas d’autres crises de la nuit.

 

*-*-*

 

Le soleil était levé depuis deux bonnes heures quand Jessica entra dans le coin cuisine. David s’y trouvait déjà. Debout, un verre de jus de fruits à la main, il regardait avec attention le flash infos de 9h sur la chaîne nationale.

 

- Bien dormi Jessy ?

- Très bien. Merci.

- Alfred est efficace. Je te l’ai toujours dis.

- Je ne suis pas dupe. Alfred n’est qu’une peluche que vous m’avez offerte, elle ne sert à rien. Ce n’est qu’un substitut. Un palliatif affectif. [1]

 

Amusé par son vocabulaire, le médecin lui tournant toujours le dos se retourna enfin. Déposant un baiser sur ses cheveux, il prit en main bol, céréales, bouteille de jus de fruits et cuillère pour les poser devant l’enfant. S’assurant de n’avoir rien oublié, il finit par lui donner comme chaque jour deux gélules bicolores. Invariablement depuis cinq ans, c’était les blanches et rouges le matin et les toutes bleues le soir.

 

A aucun instant David se permit de lui faire la remarque qu’elle n’avait plus dormi une seule nuit sans « Alfred, le palliatif », depuis qu’elle l’avait découvert dans une simple boite à chaussure au pied de son lit d’hôpital, un matin de Noël.

 

Jessica terminait son petit déjeuné quand s’essuyant la bouche, elle posa sa sempiternelle question.

 

- Et Mel ? Il est réveillé ?

- …

- Je crois que oui.

 

Sursautant à cette voix qui ne venait pas du médecin, Jessica se sentit subitement asphyxiée par la surprise.

Un blocage de ses épaules et comme il le redouta, David vit qu’elle perdait son souffle. Bien que sachant qu’elle se calmerait toute seule, il ne se leva pas moins pour s’agenouiller à ses pieds et la soutenir de son mieux.

Une minute de respiration laborieuse et de lutte contre elle-même et c’était fini.

Soupirant, le médecin se releva, glissant par automatisme une main dans les cheveux bouclés de l’enfant.

A ce rituel des plus fréquents, il devenait le plus stressé des deux.

Renouvelant sa douce caresse sur la chevelure fine de la gamine, il lui demanda gentiment de les laisser seuls. Mel semblait tout simplement tétanisé par la scène qu’il venait de voir.

 

- Va prendre une douche et t’habiller Jess.

 

Un hochement de tête pour tout accord et la petite partit non sans un sourire penaud pour Mel. Elle avait conscience de lui avoir fait peur mais n’avait aucune envie de lui expliquer les raisons de son étrange comportement.

 

- Asseyez-vous Mel.

- Que vient-il de se passer ?

- La petite a une malformation cardiaque. Votre intervention inattendue dans la conversation lui a fait peur.

- Je… je suis désolé. Je ne voulais pas.

- Vous ne pouviez pas le deviner surtout. L’erreur vient de ma part. J’aurais du vous en parler mais je n’ai pas pensé que vous sortiriez si tôt de la chambre.

- Je ne savais pas que j’y étais consigné.

- Rassurez-vous, ce n’est pas le cas. Je vous croyais en parti paralysé des jambes. Pour le reste, il n’y a rien eu de grave alors oublions pour l’instant.

 

Devant la mine déconfite de l’homme s’en voulant d’être à l’origine du malaise, David se releva pour chercher la cafetière.

 

- Café ?

- Je veux bien oui. Merci.

 

Lui servant une tasse, David se resservit lui aussi pour l’accompagner avant de s’asseoir face à lui.

 

Durant cette scène, Mel prit enfin le temps d’observer avec attention son bienfaiteur. Un peu plus grand que lui, plus carré aussi, il devait approcher la trentaine d’année. Plus vieux donc. Pas qu’il se souvienne de son age exact mais il ne se serait pas donné plus de 25 ans après avoir vu son reflet dans un miroir. Reflet qu’il assimilait parfaitement comme sien. C’était toujours ça de prit sur sa mémoire. Les cheveux blonds cendrés de David étaient assez courts. Un peu plus que les siens d’ailleurs. Quant à ses yeux, ils étaient d’un marron commun et courant. Bilan, on pouvait dire que cet homme n’avait rien qui le différenciait du commun des passants. Il n’était ni laid, ni qualifiable de gravure de mode. Juste…« Normal ».

 

- Mel ? !

- Hum ? Excusez-moi.

- Je disais que Jessy était cardiaque à tendance asthmatique. Il ne faut donc jamais la prendre par surprise.

- Ah…

 

A cette information, Mel prit subitement conscience des évènements de l’avant-veille.

 

- Mais pourtant quand j’ai… Enfin je…

- Quand vous l’avez braqué, elle vous avait entendu arriver. Disons qu’elle s’est donc laissée faire. De par sa nature, elle sait depuis toute petite que la moindre réaction trop hâtive lui serait fatale. Alors ne vous étonnez pas de la voir garder en elle une partie de ses émotions. Elle peut sembler parfois froide et distante. Mais ce n’est pour elle qu’un moyen de se protéger. Tout comme sa maladie l’a poussé à mûrir plus vite que les enfants de son age.

 

Acquiesçant l’information, Mel se promit de faire attention et d’être assez bruyant pour toujours signaler sa présence dans une pièce.

 

- Je… Je tenais à vous présenter mes excuses.

- Pour ce matin ? Je vous ai dis que ce n’était pas grave. C’est impressionnant, c’est vrai. Mais…

- Non. Pour… Mon comportement en général. Ce que j’ai fait à votre fille. Je n’aurais jamais du utiliser une enfant pour arriver à mes fins. Je n’en avais pas le droit. Je… Je vous ai agressé et vous m’avez aidez, alors pardonnez-moi.

 

Souriant devant ces excuses en bonne et du forme, David eut la confirmation qu’il n’avait vraiment pas affaire à un criminel. Mais le pire était aussi que cet homme ne semblait cacher aucune déficience mentale pouvant l’amener à se faire interner. Alors pourquoi se trouvait-il à Walters avant d’en fuir ? S’y était-il rendu de lui-même pour soigner une schizophrénie passagère avant d’en fuir au cours d’une crise plus forte que les autres ?

 

Se relevant, David partit en quête du pain de mie pour faire des toasts à son invité. 

 

- Vous faites erreur Mel.

- Quoi ?

- Jessica n’est pas ma fille. Juste une vielle patiente.

- Vieille patiente… Je vois.

 

Elle était pourtant si jeune.

 

- Vous voulez manger quoi ?

- Je... Rien, ça ira merci. Je ne voudrais pas vous déranger d’avantage.

- Vous souhaitez déjà partir ?

- Vous m’avez dit que j’étais libre. Non ?

- Si.

- Dans ce cas…

 

Bien que voyant le jeune homme se relever, David n’en posa pas moins à la place où il se trouvait une assiette propre, couteau, beurre et confiture.

 

- Et vous comptez aller jusqu’où avec ce pyjama ?

 

Ne sachant tout simplement pas quoi répondre à cette question des plus basiques, Mel se sentit prit d’un vertige. Qu’est-ce qu’il allait faire ? Depuis qu’il se trouvait dans cette maison, il avait la sensation d’avoir perdu un peu plus encore de sa mémoire que lors de leur rencontre.

Etait-ce cet homme qui agissait aussi sur lui ?

L’avait-il prit pour cobaye pour ses propres expériences sans qu’il ne s’en rende compte ?

Il ne se souvenait pas de grand chose. Mais dans ses cauchemars, il distinguait toujours un homme sans visage. Un médecin aux mains gantées qui malgré des paroles douces et amicales le droguait avant de refermer la porte de cette pièce où…

 

- MEL !

 

Sursautant à son tour à ce prénom qu’on lui avait donné, Mel réalisa qu’il venait d’avoir une longue absence.

 

- Rasseyez-vous…

 

Suivant l’ordre prononcé avec douceur par pur automatisme, le chatain se trouva aussitôt devant un petit déjeuné tout aussi copieux que la veille.

 

- …et mangez pendant que c’est encore chaud.

 

Et là encore par automatisme, il prit la fourchette pour avaler le contenu de l’assiette.

Il eut alors la pensée fugace qu’il finirait par grossir s’il mangeait et dormait toute la journée.

 

David, lui, n’était pas dupe. Son inconnu agissait par réflexe suite aux intonations de sa voix. Preuve qu’il était encore conditionné par les habitudes imposées par le centre psychiatrique. Une question lui vint alors à l’esprit. Quelles pratiques mettait-on en place pour forcer les récalcitrants à agir dans ce genre d’établissement ? Soupirant d’incompétence en la matière, il reprit la parole pour tenter de le faire changer d’avis.

 

- Je vous propose de vous aider à découvrir qui vous êtes et pourquoi vous vous trouviez à Walters, si tant est que vous veniez bien de là bas. Mais ce genre de recherche peut prendre beaucoup de temps. D’autant plus si l’on fait en sorte que tout cela reste discret. Alors en attendant d’en retrouver un minimum sur vous ou que la mémoire vous revienne d’elle-même, je vous offre de rester ici.

- Pourquoi feriez-vous cela ?

- Sincèrement ? Je ne sais pas. L’attrait du mystère peut-être. Une curiosité aiguë. Un goût prononcé pour les chats perdus. Prenez la raison qui vous plaît le plus.

 

Relevant finalement son visage, Mel l’observa comme s’il tentait de déchiffrer un message caché qu’il ne trouvait pas. David aurait donné cher pour savoir à quoi son inconnu pensait à cet instant. Il devait y avoir tellement de méfiance et d’incertitude dans son esprit.

 

- Alors ?

- Je... J’accepte… Pour l’instant du moins.

- Parfait.

 

Du bruit dans le couloir les informa que Jessy n’allait plus tarder à les retrouver.

 

- Dites.

- Oui ?

- Je ne veux pas sembler abuser de votre hospitalité. Mais on ne pourrait pas se tutoyer ? Nous n’avons sûrement pas beaucoup d’année d’écart et…

- Aucun problème. Maintenant, finis ton assiette.

 

L’ignorant sur ces mots, David sourit avec un amour non feint à la petite fille s’approchant d’eux.

 

- Alors ?

- Alors Mel va rester quelque temps avec nous.

- Chouette.

 

Se tournant vers l’amnésique, Jessica lui sourit de sorte à ce qu’il remarque enfin l’absence de son incisive droite. Une situation normale pour une enfant ayant l’age de perdre ses dents de laits. Il se rappelait que sa mère lui offrait une pièce sous son oreiller en cette occasion.

 

Ne réalisant pas avoir-là son premier souvenir personnel, Mel répondit au sourire de la petite fille.

 

- Suis contente que Sensei ait réussi à te convaincre. On va passer de bonnes vacances tous ensembles.

- Vacances.

- Oui, Sensei m’a amené ici pour les vacances scolaires. Elles ne durent que deux semaines, mais nous restons 1e mois entier. Faut juste pas le dire à l’école. La propriété est grande. Elle va te plaire.

 

- Jess, arrête de l’assommer avec tes paroles.

- Pour une fois que vous avez un invité, vous pourriez être plus aimable.

 

Trouvant cela étrange que la petite fille vouvoie son médecin, connu depuis des années et pas lui, rencontré l’avant-veille, Mel n’osa pas en faire la remarque. Il cherchait avant tout à comprendre quel rapport exact il pouvait bien exister entre ces deux personnes.

 

Nul doute qu’ils devaient être un peu fous pour l’accepter à leurs cotés si facilement.

Lui-même ne devant pas être très sain d’esprit aux vues de son lieu d’origine, peut-être étaient-ils finalement tous trois voués par le destin à se rencontrer.

 

Mel ayant accepté de rester, leur petit déjeuné terminé, David s’enquit d’aller chercher de quoi le vêtir plus décemment, non sans donner ses directives auparavant. Défaut professionnel sans doute.

 

- Comme pour Jessy : A la douche.

- Pour les pansements…

- Je comptais les refaire alors ne t’en préoccupe pas. Je vais en profiter pour te trouver quelques vêtements. Je les apporte dans ta chambre.

- Bien.

 

Se levant tous deux dans un même mouvement, l’un partit en direction de la salle de bain et l’autre vers son armoire.

 

Mel était un peu plus petit que lui, un peu plus maigre aussi. Alors David chercha dans ses plus vieilles affaires ce qui pourrait lui convenir. Trouvant finalement deux pantalons qu’il ne pouvait plus mettre et quelques tee-shirt de taille respectable, il y ajouta deux trois pulls, une pile de slip, un sweat et une veste de laine. Face à cette « garde robe » des plus fructueuses composée en grande partie de vêtements n’étant plus à sa taille et donc abandonnés dans le chalet depuis quelques temps, il se dit qu’un régime ne lui ferait peut-être pas de mal.

 

Il déposait finalement sa pile de vêtement sur le lit de la chambre d’ami quand Mel l’y retrouva.

Habillé d’une simple serviette de bain, le garçon sursauta légèrement à la vue du médecin.

Il ne pensait pas le revoir aussi vite. Tant et si bien que sa gène et surprise mêlée le firent lâcher le pan de la serviette éponge mal nouée qui tomba tout aussitôt et non sans grâce, sur le parquet.

Une situation qui les mit tous deux plus que mal à l’aise.

 

Mel rouge écrevisse se pressa de ramasser la traîtresse tandis que David se mordait les joues pour conserver tout son self contrôle.

 

- Je…

- Inutile de faire cette tête. Je te rappelle que je suis médecin.

 

Préférant le silence à tout bégaiement, Mel ne dit rien, renouant au plus vite sa serviette avant de s’asseoir sur le lit. Un lieu moins dangereux en cet instant. Observant les vêtements posés à ses cotés pour se donner une contenance et dévier son esprit de l’incident, il fut plus que surpris de leur grand nombre.

 

- Qu’est-ce que… ?

- C’est pour toi. J’ai eu la désagréable découverte de constater qu’une bonne part des fringues que je laisse ici ne m’allait plus. Comme tu es un peu plus menu que moi, je pense qu’ils devraient te convenir. Pour le reste, j’espère que ce ne sera pas trop grand.

- Un seul pantalon aurait suffit.

- C’est très bien ainsi. Tu peux les mettre dans la commode. Ils sont à toi à présent.

- Mais…

- Je t’avais aussi sortis une brosse à dent mais j’ai oublié de t’en parler.

- Je l’ai trouvé merci.

- Le rasoir aussi à ce que je vois.

 

Mel semblait plus jeune rasé de près.

 

Tachant d’occulter la vision de perfection perçue quelques instants plus tôt par ses yeux aguerris, David reprit en main sa trousse de soin, laissée dans la chambre pour panser une nouvelle fois les plaies du blessé. Un acte qui n’allait plus tarder à devenir une torture devant pour se faire toucher plus que de raison ce corps d’albâtre tout en fine musculature.

 

Ayant terminé assez vite le pansement protégeant l’entaille au couteau et refait le bandage entourant le mollet meurtri, c’est avec une concentration extrême et beaucoup plus de patience qu’il s’occupa des marques de brûlure causées par les palettes des électrochocs. A la clinique, ils ne les utilisaient que pour faire revenir le cœur de ses patients à la vie.

 

Etait-ce aussi le cas pour Mel ? L’avait-on juste sauvé d’un arrêt cardiaque sans prendre les précautions d’usage pressé par le temps ? Cela semblait si incroyable que les médecins ayant agit sur Mel n’aient pas posé au préalable le tissu ou gel conducteur, mais aussi protecteur, voué à empêcher l’électricité de brûler ainsi la peau. Personne n’agirait de la sorte sans vouloir en ce geste faire souffrir volontairement le patient. D’autant plus quant on prenait le temps d’utiliser les palettes cérébrales. Les souvenirs ténus ancrés dans le corps du garçon, le poussant à croire qu’il avait subit ces décharges en phase d’éveil, il ne pouvait s’agir que d’un traitement psychiatrique issu d’une autre époque. Un traitement barbare scrupuleusement interdit par l’ordre des médecins depuis déjà quelques décennies.

 

Etalant avec attention la crème apaisante tout en se forçant à ne pas aller au-delà de son rôle de médecin par quelques caresses impromptues, David fut plus que soulager d’en terminer.

 

- D’ici une semaine, les marques devraient s’atténuer puis à terme disparaître.

- Merci.

 

Je te laisse la crème. Il suffit d’en poser à chaque fois que la sensation de brûlure revient.

 

- D’accord.

 

Frôlant leurs doigts pour faire passer le tube d’une main à l’autre, David se recula un peu trop brutalement. Sa présence aux cotés de l’amnésique devenait véritablement insoutenable.

 

- Je te laisse t’habiller. Après quoi, tu es libre de tes mouvements. Evite juste de trop t’éloigner dans un premier temps, au cas où tu ferais un malaise.

- Je ne suis pas sûr de me sentir prêt à marcher plus que nécessaire de toute façon.

- Bien.

 

Et sans plus attendre, David sortit avant de refermer la porte de la chambre.

S’y adossant, il put enfin retrouver son souffle et se morigéner avec force.

Ca n’allait pas bien dans sa tête. Ca n’allait vraiment pas bien.

 

 

A suivre

 

[1] Avant de crier au « n’importe quoi ». Je sais que les paroles ne sont pas conforment à une enfant de son age. Mais justement, tout enfant de cet age, dés qu’il connaît un mot compliqué chopé en écoutant des discussions d’adultes, n’hésite plus du coup, à l’utiliser pour se faire bien voir ;p

 

La suite ne sera peut-être pas pour la semaine prochaine. (Ou alors avec un chapitre deux fois plus court lol) Donc la suite bientôt mais sans date précise ;D

Un gros merci à vous tous qui m’envoyez des retours ! ;)) En espérant que je n’aurais pas oublié de répondre à l’un de vous ^_^’’

 

mimi yuy