C’est avec la plus grande honte que je me présente à vous avec pas moins de 8 mois de retard u_u pour vous proposer ENFIN l’épilogue de cette fanfic. Si en février dernier, je n’ai eu d’autres choix que d’abandonner son écriture pour des raisons professionnelles extrêmement urgentes. Je dois avouer que par la suite, une plongée imprévue (mais violemment délicieuse ^_^’’’ dans le fandom de Stargate Atlantis) m’a quelque peu attiré TRES très loin de l’univers de Merlin, rendant l’écriture de ces ultimes pages particulièrement difficile.

 

Mais la saison 4 et à ce jour ses 5 premiers épisodes tous plus captivants et ensorcelants m’ont de nouveau noyé dans l’univers de Merlin. Aussi, c’est avec mes très sincères excuses pour cette si longue attente, que je mets enfin en ligne ces quelques lignes clôturant « Solstice d’Hiver ».

 

En espérant que ce si simple final, comme il était prévu à l’origine, ne vous décevra pas totalement u_u

 

 

Solstice d’hiver.

 

 

 

Épilogue

 

 

Les deux hommes dormaient profondément, quand l’un d’eux sortit doucement de son sommeil. À trop boire la veille au soir, il devenait urgent pour lui de s’extraire de la douceur du lit pour soulager au plus vite une envie pressante…

 

Tachant de se délier du corps cramponné à lui, Arthur fut alors amusé de constater que cela n’avait rien de si simple. Non seulement Merlin s’accrochait fermement à lui, mais il murmurerait des mots inintelligibles, traduisant pourtant sans mal son mécontentement.

 

Sauf qu’a priori, il s’agissait plus sûrement d’un sort d’attache, au vu de son incapacité soudaine à bouger le moindre muscle. Une situation pour le moins nouvelle pour Arthur qui balançait entre l’envie de réveiller Merlin d’un coup bien placé pour lui reprocher son attitude ou s’émouvoir de cette réaction inconsciente, et si terriblement attendrissante.

Ne pouvant se résoudre à le malmener dès le petit matin pour lui reprocher son affection excessive, Arthur n’eut d’autre choix que de lui faire connaître son problème. Caressant d’un souffle les cheveux noir corbeau, il chuchota sa supplique aux oreilles fines.

 

- Merlin, lâche-moi.

- Non… Ne partez pas.

- Merlin… Je ne te quitte pas pour toujours, j’ai juste besoin d’une minute.

 

Ne le voyant que le serrer plus fortement, Arthur manqua de peu de rire aux éclats.

 

- Merlin, autant je t’aime vraiment beaucoup et ton attachement à ma personne me touche particulièrement ; Autant j’ai une envie pressante qui ne peut plus attendre. Cela fait quelques décennies que je ne me suis pas oublié dans mon lit et j’apprécierais que cela continue ainsi.

 

Arthur ignora si Merlin l’avait réellement compris. Toutefois, l’attache magique avait bien disparu. Abandonnant un baiser sur la peau laiteuse, il murmura de nouveau à l’oreille de son petit boulet.

 

- Je reviens tout de suite.

- Froid…

- Merlin… Tu ne peux pas avoir froid. Non seulement la cheminée pourrait chauffer l’étage entier, mais tu as déjà deux couvertures sur toi.

 

Étonnamment conciliant, le prince prit tout de même le temps de remonter sur la silhouette fine une troisième couverture de laine abandonnée jusqu’alors à leurs pieds – non sans un très lourd soupir. Ceci fait, il se glissa enfin hors des draps.

 

Il terminait de se laver rapidement les mains, quand une main se posa sur son épaule. À l’évidence, il n’était finalement pas le seul pour qui la nature avait repris ses droits.

 

- Finalement, toi aussi…

 

Amusé que Merlin ait dû à son tour sortir de la chaleur du lit, Arthur se retourna prêt à l’embrasser – à peine surpris qu’il ne puisse plus dire trois mots au jeune homme sans ressentir l’envie irrésistible de lui dévorer les lèvres –, mais la découverte de la personne présente derrière lui, lui ôta tout aussi vite toute envie de ce genre.

 

Sursautant violemment, son cœur en rata même quelques battements.

 

- Qu’est-ce… Que faites-vous encore là ?!

 

Observant de toute sa hauteur le prince héritier, Balinor se permit un sourire en coin. C’était un aspect plaisant de sa condition de fantôme que de pouvoir faire peur à ce si grand guerrier qui deviendrait prochainement le plus grand roi qu’Albion connaîtrait.

 

- Je ne voulais pas partir sans m’assurer une dernière fois que vous aviez bien compris toute l’ampleur de votre leçon.

- Je pensais que les derniers évènements vous auraient facilement prouvé que oui.

- Disons alors qu’il ne s’agit ici que d’une visite de courtoisie... d’un père à… l’amoureux de son fils…

 

Avalant sa salive non sans difficulté, Arthur pourrait avouer que cela ne le rassurait absolument pas. Avoir un ancien dragonnier – aujourd’hui fantôme vivant de magie pure -  pour beau-père n’avait rien d’engageant.

 

- Et… ?

- Et je pense pouvoir éviter avec vous, la tirade vouée à vous exposer l’idée que si vous blessiez de nouveau Merlin de quelque façon que ce soit, vous aurez affaire à moi.

 

Prenant son courage en main, Arthur tint son regard en celui de Balinor.

 

- Je vous confirme que cela n’est pas nécessaire. Je… Vous savez que je ne ferais jamais sciemment du mal à Merlin.

- Je sais. Mais un peu de pression ne fait jamais de mal… prince Arthur Pendragon.

 

Ce qu’il pouvait finalement détester que Balinor le nomme avec tant de déférence… Il se sentait alors comme ce petit garçon que son père prenait tant plaisir à rabaisser pour mieux l’éduquer.

Reprenant tout son sérieux, Balinor n’en perdit lui, pas de vu son objectif premier.

 

- Vous avez fait de bons choix Arthur. Il ne tient plus qu’à vous de continuer dans cette voie, en acceptant d’écouter les conseils avisés de ceux qui vous sont proches. Alors, le jour venu, Camelot et Albion tout entier n’en sortiront que plus grand.

 

Acquiesçant d’un léger mouvement de tête, Arthur se surprit à stopper le départ du fantôme.

 

- Attendez !

- Oui ?

- Merlin… Vous ne pouvez continuer à vous montrer à moi et l’ignorer comme vous l’avez fait jusqu’ici. Il ne l’a pas dit aussi clairement, mais… Je suis persuadé qu’il souffre à l’idée que vous puissiez juger qu’il ne mérite pas de vous voir ou de vous parler à travers votre magie commune. Vous devez vous montrer à lui ! Lui prouver que vous restez fier de lui, de ses actions, de sa fidélité pour ses amis et de ses convictions. Sans quoi, il ne pourra que penser que vous le rejetez en raison de ses choix de vie !

- Je sais.

- Et… ?

- Et vous avez raison, prince Arthur. C'est pourquoi je ne tarderais plus à me montrer à mon fils. J’espère qu’alors vous saurez être présent pour lui, pour le soutenir dans sa peine à me savoir incapable de rester plus qu’il ne le souhaiterait à ses côtés.

- Toujours.

- Bien. Je n’en attendais pas moins de votre part.

 

Croisant une dernière fois leurs regards, les deux hommes surent que tout aussi opposés et contraires puissent-il être, il y aurait toujours un sujet qui saurait les relier sans aucun combat : le bonheur et bien-être d’un jeune sorcier, sur les épaules de qui reposait aussi une partie de l’avenir de Camelot et d’Albion

 

- À bientôt, peut-être… Arthur Pendragon.

- Autant j’aspire à ce que vous vous montriez à votre fils ; Autant pour ma part : plus tard que tôt, me conviendra !

 

Riant de cette réponse respirant l’honnêteté, Balinor se permit un hochement de tête pour tout accord avant de disparaître d’un claquement de doigts.

 

Heureux d’être a priori enfin débarrassé des incursions fantomatiques de son « beau-père », Arthur repartit vers son lit pour se glisser de nouveau sous ses draps.

 

Se collant tout contre Merlin, dans une volonté affichée de le serrer à l’étouffer pour s’assurer qu’il n’était pas un songe, mais bien sa réalité, Arthur se sentit tout aussitôt repoussé.

 

- Merlin ?

- T’as les pieds glacés…

 

Pouffant littéralement de cette réponse lâchée à la frontière du sommeil, en prouvait s’il le fallait ce subit tutoiement, Arthur n’en changea pas pour autant d’avis. Attirant d’un geste ferme le corps de Merlin jusqu’à lui, il glissa ses jambes entres celles de son serviteur, avant de nicher son nez glacé dans le cou presque brûlant.

 

- Il va falloir t’y faire. Car là est le rôle ingrat de la bouillotte princière.

 

Finalement peu contrariant, Merlin se tourna entièrement pour s’étaler de tout son long sur Arthur, reposant sa tête fatiguée sur le torse imberbe de son prince.

 

- Dans ce cas, arrêtez sortir du lit.

 

Ceci dit, Merlin sembla de nouveau profondément endormi.

Embrassant une énième fois le front aimé, Arthur se laissa à son tour bercer par la respiration du jeune sorcier. Il ne suffit que d’une minute pour qu’il replonge à son tour dans les bras de Morphée.

 

mmmMMMmmm

 

Le soleil éclairait de ses premiers rayons la chambre du prince, et plus exactement le lit de ce dernier, quand Arthur fut subitement extrait de son sommeil d’un éclat de voix.

 

- Il est l’heure de vous lever, Sir !

 

Jugeant être tiré bien trop tôt de son sommeil, Arthur maugréa comme chaque matin des sons inintelligibles. Pourquoi cet idiot de Merlin n’avait-il pas pu arriver en retard comme à son habitude… ?

 

Se redressant dans son lit, finalement empli d’un trop-plein de sommeil, Arthur réalisa deux choses. Malgré la présence de son foulard judicieusement placé, le cou de Merlin était couvert de suçons. Quant à lui, toute la tension que son corps accumulait depuis le début de la semaine s’était littéralement envolée. Il se sentait aussi physiquement en forme que mentalement apaisé de tout stress. Une fois n’est pas coutume, il avait profité de rêves agréables en lieu et place de ces multiples cauchemars qui l’accablaient depuis des jours.

 

Sortant toutefois non sans mal de dessous ses draps chauds, il se leva pour se rafraîchir, laissant un Merlin babilleur le suivre.

 

- Votre père, le roi, a fait savoir qu’il vous attendait pour prendre son petit déjeuner à vos côtés. Suite à quoi, vous aviez prévu une séance d’entraînement avec les chevaliers jusqu’en fin de matinée.

- Hum…

- Avant que vous ne me le demandiez, j’ai déjà poli votre armure et nettoyé votre cotte de mailles à cet usage.

 

Saisissant les vêtements tendus, Arthur s’habilla en mode automatique, aidé par Merlin. S’il savait se débrouiller seul, il fallait quand même admettre que les tailleurs de la cour avaient le chic pour glisser des fixations aux endroits les plus inaccessibles pour leur compliquer la tâche. Oublieux de ce détail, il écouta la suite de ce qui devrait l’occuper la journée durant.

 

- Après un déjeuner prévu auprès d’une délégation de la contrée voisine, vous êtes convié à leur partie de chasse, avant de prendre le thé auprès de Dame Morgane. Enfin, un dernier dîner d’apparat est prévu pour clôturer les célébrations du solstice d’Hiver avec les derniers invités du roi qui ne quitteront Camelot que demain.

- C’est tout ?

- Non. Une personne a enfin demandé à réserver votre nuit… Sir.

 

Croisant fugacement le regard clair de son serviteur, Arthur réalisa subitement que trop plongé dans ses habitudes, il n’avait pas réellement pris acte des faits ayant composées ses dernières 48 heures. Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre la nature exacte de cette requête. Finalement amusé par le détour employé, Arthur conserva le silence un peu plus longuement, malgré le sourire qu’il ne pouvait plus réprimer. Laissant Merlin finir de boutonner les attaches situées au dos de sa veste rouge, le prince attendit qu’il revienne face à lui s’occuper des mêmes fixations présentes sur sa poitrine pour glisser ses mains entre les siennes.

 

- Bien. Tu m’accompagneras pour toutes ces nécessités. Et… fais savoir à qui de droit que la nuit prochaine lui sera toute réservée.

 

Saisissant les mains fines alors dépourvues de tout bandage, Arthur en embrassa délicatement leur paume, réussissant par ce mouvement inattendu à capturer le regard de son amant.

 

- L’information lui sera transmise sans faute, Sir.

- J’y compte bien.

 

Un dernier échange de regard pour sceller leurs propos et les deux hommes reprirent le cours de leur vie. À la différence que dès lors, chaque nuit à l’abri des regards, le prince héritier n’était plus qu’un homme amoureux, et son serviteur, le plus puissant des sorciers ayant capturé son cœur.

 

FIN.

 

Je terminerais enfin, cette fanfic par un Enorme MERCI à destination de toutes celles et tous ceux qui ont pris le temps de m’envoyer des retours durant toute sa publication ^__^x (ainsi que pendant ma longue absence ^_^’’’)

 

En espérant, pouvoir revenir prochainement pour de nouvelles histoires ^-^

 

mimi yuy