Suite directe d’hier soir ! En espérant que vous l’apprécierez, malgré son ton, toujours un peu plus noir que les deux premières parties de cette histoire ^_^’’

Bonne lecture de la part d’un auteur qui n’a pas beaucoup souffert du froid ce jour, avec tous les bûchers que vous avez montés pour moi lol ;p

 

 

Solstice d’hiver.

 

 

Chap3.2 : Sans avenir, ni futur… - 2

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Nul châtiment n’est pire que le remords.

Sénèque.

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Dévasté par le tourbillon qu’il venait de vivre, Arthur n’entendit qu’à peine la porte de ses appartements s’ouvrir. Comme il ne découvrit pas l’identité de son visiteur avant que celui-ci ne vienne près de lui au centre de sa chambre.

 

D’un geste amical, presque tendre, le chevalier Léon agenouillé à ses côtés venait de poser une main ferme sur son épaule. Se sachant ridicule, ainsi assis sur le plancher à pleurer comme un enfant, Arthur n’eut pas le courage de le regarder dans les yeux.

De toutes les personnes vivant à Camelot, il était pourtant le seul dont il pouvait encore accepter la présence. Son aîné de plusieurs années, il lui avait tant appris. L’art du combat, son code de l’honneur, le respect qu’il devait aux autres… Il avait étrangement abandonné ce rôle de mentor peu après l’arrivée de Merlin. Certainement quand il avait compris que le jeune serviteur saurait à son tour montrer à Arthur que sa naissance ne pouvait tout permettre et tout laisser passer.

 

Les deux se souviendraient à jamais du combat qui avait scellé la rencontre du prince d’avec Merlin. A jamais…

 

- Était-ce vous, Léon ?

- Je vous promets que non. Je ne savais rien pour Merlin. Je n’étais pas même au château, quand votre père a découvert pour sa magie. Je venais à peine de rentrer quand on a enflammé le bûcher.

- Non… Je… Je parlais de la flèche.

- Oh… Oui. Quand j’ai découvert l’identité du garçon subissant ce châtiment... Je n’ai pas pu. Je n’ai pas pu me convaincre qu’il méritait de souffrir de la sorte jusqu’à la fin…

- Merci. J’aurais voulu… tant voulu… Mais je n’ai rien pu faire… Mon pè… Uther m’en a empêché. Je ne pouvais rien faire… Je ne pouvais…

 

Le chevalier comprit sans mal ce que le prince essayait de lui confier entre deux sanglots.

Voir tant d’hommes et de femmes mourir de façon si cruelle avait traumatisé plus d’une âme sur Camelot ! Et les chevaliers même aguerris et d’expérience n’y échappaient pas. Il y avait des cris, des odeurs, qui ne s’oubliaient jamais.

 

- Que dois-je faire, à présent ?

- Pleurer votre ami à la hauteur de l’affection que vous aviez pour lui. Puis respecter ce qui fut sa vie et ce qu’il a été, en ne rendant pas sa mort vaine.

- Comment ?

- En n’oubliant jamais les leçons qu’il vous a apprises. En respectant son souvenir. En ne lui reprochant pas son absence à vos côtés. Et finalement, en acceptant le fait qu’il ne soit plus parmi nous… pour sa mémoire, comme pour votre propre bien.

- Je n’y parviendrais jamais.

- Votre peine et la douleur qu’elle vous inspire ne sauront s’amoindrir si simplement. Seul le temps parviendra à l’atténuer en effaçant de vos mémoires le pire, pour ne plus vous laisser que les souvenirs heureux.

 

Arthur voulut y croire. Plus que tout au monde, il voulut y croire. Mais il savait en lui même qu’il ne parviendrait jamais à oublier une seconde du cauchemar qu’il avait vécu depuis le matin.

 

Sa peine n’ayant plus de limites, Arthur du faire preuve d’une force inavouable pour réussir à se relever du sol. Sa vie… Sa vie ne serait plus jamais comme avant.

Plus jamais…

Plus jamais il ne pourrait croiser le regard de son père.

Plus jamais il ne ressentirait de l’amour ou de respect pour cet homme.

Plus jamais il ne sourirait à rien.

Il pouvait bien être mort sur le bûcher avec Merlin ! Cela n’y aurait rien changé.

À ce jour, il était mort en son cœur.

 

Sachant qu’il ne pouvait faire plus pour son prince, Sir Léon se fit violence pour quitter le jeune homme. Rester plus longtemps n’en serait que plus suspect. Et Arthur n’avait pas besoin que son père revienne le voir tout aussi vite pour lui réapprendre les règles qu’il voulait lui inculquer. Il avait déjà eu tant de mal à négocier sa visite sous couvert de devoir lui parler des rondes.

Le roi ne pouvant risquer d’affaiblir la sécurité du château - avec tous les seigneurs présents à sa table de fête - n’avait heureusement pu nier ses arguments motivant son besoin de voir le prince. Mais loin de vouloir lui parler des défenses de Camelot, c’était bien dans le seul espoir de minimiser un tant soit peu la peine d’Arthur que le chevalier s’était présenté à lui.

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De nouveau seul, Arthur observa sans plus les voir le tas de documents qu’il avait lus le matin même avant de s’assoupir. Il lui semblait qu’une décennie était passée sur lui. Et pourtant, seules quelques heures l’écartaient de l’instant où il avait partagé son déjeuner d’avec Merlin.

Au moins avait-il eu un dernier repas décent.

À cette pensée, il ne retint pas le nouveau flot de larmes s’écoulant toujours librement sur ses joues gercées par le sel des larmes et le froid ambiant.

Le froid…

Preuve s’il en fallait que Merlin n’était plus là pour activer ses cheminées.

Un froid si faible face à la glace qui emprisonnait son cœur brisé.

Jamais plus, il ne verrait sa silhouette dégingandée se mouvoir dans ces lieux.

Jamais plus, il ne profiterait de son sourire, ses taquineries, ses insultes toujours si soignées…

 

Se laissant choir sur son fauteuil, Arthur passa distraitement les doigts sur les parchemins qu’il devait signer. Des textes de loi que son père souhaitait abroger…

Les froissant dans un geste de colère qu’il retenait avec difficulté, le jeune homme n’avait plus qu’une envie : tout casser, tout jeter, tout déchirer... Qu’un semblant d’action puisse l’aider à apaiser toute cette douleur qui l’empoignait si puissamment !

 

Aurait-il encore le courage de parler au roi ?

Aurait-il le courage de seulement prendre sa place, le jour venu ?

À quoi bon tout cela ? Si Merlin n’était plus à ses côtés pour gouverner…

 

Comment avait-il pu laisser les choses arriver à ce point de non-retour ?

Comment ?

 

Dévoré par sa peine, broyé par son chagrin, Arthur éclata en sanglots.

Il n’aurait jamais la force de surmonter cette perte.

Jamais.

 

Apposant sa tête fatiguée entre ses bras, Arthur ferma ses yeux embués de larmes.

Il avait si mal. Si mal au cœur de tous ces malheurs qui l’entourait.

Si mal…

 

xxxxxx

 

- Toujours à te lamenter sur toi-même, Arthur…

 

Le prince sursauta à peine à cette voix venue le narguer. Faisant tout de même un effort pour regarder le spectre dans les yeux, il ne fut guère surpris de bien revoir Balinor à ses côtés.

 

- Vous ?

- Tu viens tout juste de t’endormir sur ton bureau.

 

Sans plus de surprise, le dragonnier-sorcier respirait la gravité, ses yeux étaient si sérieux… presque cruels.

 

- Je… Vous savez que je ne l’ai pas voulu !

 

Ne sachant comment faire face aux reproches qu’il savait pourtant mériter, Arthur détourna vite son regard.

Il voulait tellement mourir. S’endormir à jamais pour ne plus revoir personne…

Comment le sorcier – même défunt – pourrait seulement le laisser vivre après « ça » ?

 

- À présent que votre fils est mort, vous avez décidé de me hanter jusqu’à la fin de ma vie ? Remarquez, je ne vous le reprocherais pas. Avec de la chance, mon père acceptera de m’envoyer à la guerre et ma vie n’en sera que plus courte.

- Aucune malédiction de ce genre n’est prévue à ton égard, prince Arthur.

- Je vous trouve bien clément envers moi, après ce qui vient d’arriver à votre fils.

 

Repensant à la silhouette fine essayant par toutes les tentatives de s’extraire des flammes, Arthur ne sut retenir ses propres tremblements de douleur et de chagrin associés.

Personne ne méritait de mourir de la sorte et son serviteur moins que tout autre !

Seigneur comment était-ce seulement possible ?

Il ne voulait tellement pas…

Il.. Il l’aimait tant…

 

- Peut-être… ne suis-je pas si en colère.

 

Ne pouvant accepter une telle réponse, Arthur se releva d’un bon, claquant des deux mains sur la table.

 

- COMMENT pourriez-vous ne pas l’être ? VOTRE FILS est MORT !

- Peut-être pour toi… mais… pas pour moi.

- QUOI ? Sous prétexte qu’il possédait la magie, il va revivre à vos côtés pour l’éternité ? Si je peux « presque » comprendre que vous ne souhaitiez que cela : partager une éternité de magie avec votre fils. Excusez-moi d’être dévasté par sa perte et l’assurance que sa fin fut une torture sans nom !

- Je ne peux m’excuser d’être heureux que les sévices de mon fils soient enfin derrière lui !

- Alors, vous allez enfin me laisser en paix ?

- Non. Tu dois encore voir ce que sera ton avenir, si tu laisses cette journée continuer à te dévaster comme à cet instant.

 

Toujours grave, Balinor leva pour le prince le voile de son futur, comme jusqu’alors, d’un simple claquement de doigts.

 

Observant tout autour de lui, Arthur réalisa qu’ils n’avaient pas vraiment bougé. Ils se trouvaient toujours dans sa chambre : une pièce sombre emplie de déchets et à l’odeur fétide. Assit devant la table qui lui servait toujours de bureau, sa version du futur présentait une image qui ne lui ressemblait guère. Une barbe d’une semaine, des cernes abyssales sous les yeux, un corps famélique… il ne semblait tenir droit que par le port de son armure rayée. Son visage marqué reflétait tout l’alcool qu’il avait consommé depuis des années.

Il n’était plus qu’une loque.

Devant cette ombre de lui-même, un jeune homme habillé d’une longue capeline sombre le défiait d’un regard dur.

 

« - Merci à vous de me recevoir, Roi Arthur.

- Dépêche-toi, Mordred. Je n’ai pas que ça à faire ! »

 

Se tournant vers Balinor, resté en retrait, Arthur voulut en savoir plus.

 

- Quand suis-je devenu roi ?

- Cinq ans plus tôt. Uther est mort une année à peine après le meurtre de mon fils.

- Comment ?

- Un puissant sorcier venu des contrées voisines est venu venger l’exécution de sa famille. Sa femme et sa fille qu’Uther avait fait décapiter peu avant. Sans Merlin à vos côtés, il n’y avait plus personne ayant les capacités de se confronter à ce genre d'ennemis.

- Alors, dans le futur… Si Mordred est à Camelot… ?

- À la mort de ton père, tu as levé l’interdiction d’employer la magie. Dès lors, les agressions maléfiques n’ont plus cessé contre toi. Le chevalier Léon que tu admires tant mourra un mois à peine après ta montée sur le trône, dans une vaine tentative de te protéger. Comme pour mon fils, tu ne t’en es jamais remis. Et à trop boire à toute heure du jour, c’est d’une simple chute de cheval, lors d’une chasse à courre, que tu as perdu l’usage de tes jambes.

 

Se voyant au même instant se déplacer en fauteuil roulant, Arthur serra les poings.

Comment avait-il pu en arriver à… ça ?

 

- Et Camelot ?

- Épuisée par la famine et une demi-décennie de guerre civile, la cité n’a su faire face aux attaques de vos ennemis. Il n’en reste plus rien à cette heure. Comme tu n’as pas eu d’héritier, le roi de Cendred a monté une armée pour venir s’approprier le royaume. Camelot est en feu en ce soir d’hiver, si bien que plus rien ni personne ne subsistera au lever du jour.

- Alors, pourquoi Mordred est-il ici ?

- Le jeune druide est venu te voir pour venger ceux dont le sang fut sur tes mains.

- Me tuer ? Mais je lui ai sauvé la vie, lorsqu’il était enfant !

- Tu es surtout responsable de la mort de bien des siens !

 

Son double du futur ne pouvant, ou ne voulant, se défendre de son attaquant, c’est sans la moindre opposition qu’il reçut le coup d’épée lui donnant la mort. Une épée magnifique couverte de gravures d’or sur sa lame. Elle était si belle, si attirante que le prince du présent ne put en détacher les yeux.

 

Balinor jugeant qu’Arthur en avait assez vu, il fit en sorte de les ramener au temps présent.

Comme si ce simple voyage dans le temps avait été de son fait, Arthur se laissa doucement retomber dans son fauteuil. Il était épuisé. Ce qu’il avait vu l’avait tant marqué.

Par son attitude, il serait donc responsable de la ruine de Camelot… ?

 

- Comprends-tu la leçon du futur, Arthur ? Comprends-tu que tu ne peux résoudre les choses si simplement ? Avoir voulu résoudre le problème de Merlin d’une simple journée de repos, l’a conduit à s’ennuyer et manquer de vigilance, au point de se faire prendre par le Roi ! Avoir levé l’interdiction de la magie sur Camelot sans plus y réfléchir a mené tes derniers amis à mourir pour t’en protéger ! Abandonner toute tentative de surmonter les difficultés de la vie a entraîné Camelot à la perte ! Tu peux critiquer les actions ou la cruauté de ton père, lui n’en a pas moins construit un royaume tout entier où il offrit la paix et la stabilité à son peuple.

- Vous osez dire cela après tout ce que vous m’avez montré ? Après tout ce que mon père vous a fait subir ? Après qu’il ait tué votre fils ?

- J’ose dire cela, car tu dois comprendre que rien n’est tout noir ou tout blanc ! Il n’y a pas que du bon et du mauvais en chaque homme ! J’ose dire cela, car j’aspire au rêve secret que tu puisses en tirer l’enseignement qu’il te manquait jusqu’alors pour offrir le bonheur à mon fils, et la paix pour Camelot !

- Le bonh… ?

 

Arthur tiqua aux paroles de Balinor.

 

- …quoi ?

 

Le prince n’eut pas le temps d’expliciter son étonnement qu’il entendit qu’on venait toquer à sa porte. Ne voulant voir personne, pas même Morgane, il hurla son ordre.

 

- Laissez-moi !

 

Si son ton suffit à ce que son visiteur n’entre point, une voix incertaine n’en fit pas moins l’écho du visiteur.

 

- Sir… Merlin m’envoie vous dire qu’il arrive dès l’obtention de votre déjeuner dans les cuisines.

- Que… Quoi ?

 

Quel homme se permettrait de faire ce genre d’humour quelques heures à peine après l’exécution de son serviteur ?

Se relevant dans la hâte, laissant tomber le fauteuil dans son mouvement, Arthur couru presque à sa porte pour l’ouvrir et tuer l’impudent osant se moquer de lui, quand une main immatérielle le stoppa dans son mouvement.

 

- Peut-être… n’est-ce pas une erreur.

- Que…

 

Le sachant totalement perdu et sincèrement effondré de la perte de Merlin, Balinor ne garda pas plus longtemps l’ultime révélation vouée à mener le prince vers son ultime leçon.

 

- Tu ne t’es jamais réveillé, Arthur.

- Pardon ?

- Toute cette journée que tu viens de vivre… Depuis la première visite du garde venu t’informer que Merlin ne tarderait pas à te rejoindre, il s’agissait d’une vision du futur.

- Que... C’est faux ! Vous... Non… ! Je… Vous n’aviez pas le droit !!

- J’ai fait comme je le jugeais nécessaire. Tu refusais d’accepter sans l’ombre d’un doute les faits du passé et du présent ! Il n’y avait que ce moyen !

- Ce moyen ?

 

Tournant sur lui même, en proie à une colère qu’il n’avait jamais connue jusqu’alors, Arthur cherchait sur quoi cogner.

 

- Vous réalisez que j’ai vu Merlin brûler vif, il n’y a pas moins de deux heures ? Que j’ai vu sa chair fondre sous la chaleur ! Sentit l’odeur de son corps bien vivant brûler par les flammes de l’enfer !

- Tu as vu la justice de ton père ! Tu as assisté à ton incapacité à le contrer, au moment le plus important de vos deux vies ! Tu as découvert ta lâcheté ! Mais plus encore, tu as réalisé l’ampleur des sentiments que tu ressentais réellement pour mon fils ! Aucune vision n’aurait pu le permettre ! Être simple spectateur de ce futur n’aurait jamais eu la même force ! Que tu vives réellement sa perte était indispensable pour que tu comprennes enfin l’ampleur de son importance dans ta vie, en ton cœur et pour ton destin !

 

Arthur était glacé d’effroi.

Trop de mots, trop de vérités en contradictions avec ce qu’il croyait avoir vécu.

Trop de croyances erronées.

Trop, Trop TROP !

Il y avait trop de tout pour qu’il s’y plie et l’accepte !

Il fallait que cela cesse !

Il deviendrait fou à revivre quoi que ce soit en dehors du temps présent !

 

Fermant les yeux un long moment ; se retenant à la table pour ne pas perdre son équilibre, malgré la vague de vertige qui l’étreignait tout entier à la réalisation de ce qu’il venait de vivre ; Arthur parvint à retrouver un calme qu’il ne se serait pas cru apte à puiser en lui.

Alors seulement, il rouvrit ses yeux pour les braquer sur Balinor, affichant à cet instant l’image du grand Roi que Merlin voyait parfois en lui.

Arthur scruta ainsi longuement le dragonnier… sans dire un mot

 

Pour lui, toute la destruction de Camelot et sa propre déchéance ne pesaient RIEN face au seul choc ressenti à l’image de Merlin mourant sous les flammes !

Là se trouvait avant tout l’inacceptable !

L’inimaginable !

L’inadmissible !

L’insupportable !

L’Impossible !

 

Et pourtant… Ce n’était que la finalité d’innombrables décisions du passé…

 

- Tout ce que tu m’as montré, Balinor. Le passé et le présent, j’entends. Était-ce vraiment réel ?

- Oui.

- Et le futur ?

- Une possibilité des plus probables, si tu t’obstines à ne pas savoir estimer la juste mesure de tes actes. Aider Merlin est une chose, le prendre pour l’enfant idiot qu’il n’est plus, le submerger de travail comme un esclave, ou lui donner une liberté qu’il ne saurait pas occuper n’est pas la solution. Bannir aveuglement tout ce que ton père à créer, dans l’unique but de t’opposer à ce que tu refuses d’accepter de lui, n’aidera pas plus Camelot ! Respect, équité, écoute et justice seront les seuls maîtres mots qui te permettront d’être un homme bon, aimé et respecté. Un homme puissant que mon fils servira avec toute l’affection qu’il te porte. Merlin et toi êtes les deux faces d’une même pièce, Arthur. Si l’un ou l’autre côté disparaît, il n’y a plus de pièce. Et sans elle, Camelot n’existe plus. Ne l’oublie jamais. Pour votre sauvegarde mutuelle, tu dois l’aider et le protéger, tout comme il a toujours veillé sur toi depuis votre rencontre. Alors seulement, nous les êtres issus de l'ancienne religion qui aspirerons tous au retour de la magie, pourrons-nous enfin être sauvés de la tyrannie des Pendragons.

 

Laissant passer un long silence, Arthur répondit enfin, d’une voix ferme et dénuée de doute.

 

- J’ai compris. Alors, pars à présent.

 

Comme si le seul tutoiement du dragonnier était le symbole même de l’acceptation du prince de sa défaite et de l’intégration de toutes ses leçons, Balinor lui marqua son profond respect d’une révérence sincère, avant de disparaître… sans rien y ajouter.

 

Resté seul, Arthur afficha une détermination plus forte que jamais.

Cette dernière leçon avait été douloureuse.

Mais en croyant si sincèrement perdre son jeune serviteur, Arthur avait surtout ouvert les yeux sur bien d’autres vérités que la seule maîtrise de la magie par le garçon.

 

Depuis quand Merlin avait-il pris une telle importance en son cœur ? Il n’en savait rien.

Mais il comptait bien ne pas gâcher cette seconde chance que Balinor avait créée pour lui.

La vie était trop courte pour qu’ils se permettent de perdre plus de temps à se dire les choses.

Les secrets n’avaient que trop duré entre Merlin et lui !

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Veux-tu apprendre à bien vivre, apprends auparavant à bien mourir.

Confucius

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À suivre…

 

Bon, sans aucune surprise, vous vous doutiez bien qu’après le passé et le présent, il nous fallait le futur ^-^’’

Toutes mes excuses pour le "goût" qu’auront eu ces lignes. Mais en même temps, nommer ces chapitres : « Le fantôme du futur » ne vous aurait pas permis de ressentir certains passages de la même manière. Et comme je pensais vraiment réussir à publier cette partie en un seul chapitre, à l’origine, pour éviter tout doute à sa lecture… Ben, je n’avais pas prévu que vous devriez le subir en deux fois, sorry -__-

Enfin… Balinor ayant enfin été au bout de ce qu’il voulait faire vivre à Arthur, plus de « mauvaise surprise », promis. La suite sera donc beaucoup plus chipouille et concentrée sur Merlin qu’elle ne l’a été jusqu’alors !

En espérant que votre intérêt n’aura pas faiblit ^_^’’’

 

A très vite pour le début de la 4ème et dernière partie de cette fanfic !

mimi yuy