Deux chapitres « clin d’œil » à la série qui m’a dévorée le cerveau tout décembre. [À savoir sans jeu de mots aucun, Criminal Mind - « Esprit criminel » par chez nous] et dont j’ai regardé en moins d’un mois les 6 saisons d’affilées. Disons-le bien, y’a fort à parier qu’après Merlin, je me glisse subrepticement du coté de son fandom ;p

En attendant, j’espère que vous apprécierez la troisième étape de cette histoire. (Pas la plus heureuse, faut m’en excuser ^_^’’’) En m’excusant aussi d’avance pour les anachronismes des quelques citations (Qui connaît la série citée plus haut, comprendra en quoi c’est un clin d’œil, je n’en doute pas ^-^’’) 

Juste aussi désolée pour la découpe de cette partie en deux morceaux.

Mais le chapitre était vraiment trop gros sans ça -__-

Comme ce n’était pas prévu du début, j’espère que vous n’en stopperez pas pour autant toute lecture à sa fin (car je crains que ça, ce ne soit pas gagné lol ^_^’’)

 

 

Solstice d’hiver.

 

 

Chap3.1 : Sans avenir, ni futur… - 1

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La fatalité veut que l’on prenne toujours les bonnes résolutions trop tard.

Oscar Wild.

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Quand Arthur déboula dans les appartements de Gaius, il eut pour surprise de n’y trouver personne. Nulle trace de Merlin dans sa chambre.

Comment était-ce possible ?

Le soleil n’était pas même encore levé !

 

Allant chercher la garde pour s’informer, les hommes lui indiquèrent que son jeune serviteur était déjà sorti des remparts du château pour se rendre dans la basse ville, comme c’était le cas chaque matin depuis près d’un mois.

 

- L’un de vous en connaît-il la raison ?

 

Les voyant s’observer à savoir qui lâcherait le morceau, Arthur n’eut guère la patience d’attendre.

 

- Ce n’était pas une question, mais un ordre, et je n’ai pas tout mon temps.

- Il livre de petites choses chaque matin à un commerçant de la ville.

- De quoi parlez-vous ?

- .. Il s’avère que Merlin s’est découvert un certain talent pour tailler de petits animaux en bois. Il les revend à un marchand pour un bon prix.

- J’en ai moi-même acheté deux, pour les offrir à mes fils à l’occasion du solstice.

- Je vois…

 

Il s’agissait sans doute de ce dont Merlin parlait à Gaius pour lui assurer qu’il saurait trouver de l’argent plus régulièrement, malgré l’absence de solde.

 

- J’ai une information de la plus haute importance à lui transmettre. Aussi, veuillez lui dire dès son retour de venir me voir sans attendre.

- Sans faute, sir.

- Bien. Je vous remercie.

 

Étant bon pour attendre son retour, Arthur repartit dans sa chambre. Levé pour levé, il patienterait en terminant la lecture des documents transmis par son père. Au moins cette tâche accomplie, les fêtes débutant le soir même, il pourrait enfin profiter d’une pause bien méritée et se concentrer tout entier au cas de Merlin.

 

Le temps passant et sa lecture ne le captivant guère, Arthur s’assoupit à moitié jusqu’à ce qu’on vienne toquer à sa porte.

 

- Oui ?

- Sir. Merlin m’envoie vous dire qu’il arrive dès l’obtention de votre déjeuner dans les cuisines.

- Merci.

 

Heureusement qu’il avait demandé à ce qu’il passe le voir avant tout chose.

Comment pouvait-il gérer un serviteur qui n’en faisait définitivement qu’à sa tête ?

 

Soupirant, Arthur fut tout de même satisfait de le voir entrer peu de temps après.

Le laissant installer son déjeuner en silence, il le retint finalement, lorsque Merlin s’éloigna pour s’occuper du lit.

 

- Attend.

- Oui ?

- Assieds-toi, veux-tu. J’aimerais que tu partages ce repas avec moi.

- Pourquoi ?

 

Arthur prit une longue, très longue, inspiration, pour ne pas perdre tout aussi vite sa patience. Il était si las que son serviteur tenant à peine sur ses jambes, lui demande sans cesse d’expliquer la raison de ses ordres.

 

- J’estime… en cette veille de grandes fêtes, qu’il serait agréable de partager avec toi mon déjeuner. Il y a ce matin bien trop sur cette table pour que je mange tout cela seul. Et… Sauf ton respect, Merlin. Tu sembles ne pas être en grande forme. Un petit déjeuner copieux ne devrait donc pas te faire de mal.

 

Ce disant, Arthur partagea son déjeuner en part égale, confiant l’assiette à Merlin pour ne conserver que le plat devant lui. A plus grande responsabilité, la plus grande assiette.

 

Si Arthur s’attendait à quelques remerciements ou expressions de joie, voire de reconnaissance, de la part de son valet de pied, il en fut pour sa peine.

 

- Vous craignez que ce soit empoisonné, c’est ça ?

- Quoi ?

- Vous avez entendu qu’un assassin venait à Camelot pour vous tuer et vous songez qu’il pourrait avoir empoisonné vos plats ?

- Seigneur, Merlin ! Tu n’arrêteras donc jamais de me pousser à bout ? Mange et tais-toi !

- S’il n’y a aucun danger, pourquoi vous voulez que je mange le premier ?

 

Pressentant qu’il craquerait sous peu, Arthur prit un morceau de jambon pour l’avaler grossièrement.

 

- Satisfait ? Alors maintenant : MANGE !

 

Faisant la moue de ne pas avoir été pris au sérieux, Merlin céda pour déjà s’asseoir face au prince. Il ne se féliciterait jamais assez d’avoir eu la présence d’esprit de prendre une potion de Gaius pour calmer sa toux. Au moins pouvait-il rester quelques minutes en présence d’Arthur sans cracher ses poumons dans ses plats…

 

Observant avec attention le prince, il chercha d’où lui venait ce subit regain de générosité.

 

- Et donc... Si tout cela n’est pas empoisonné ?

- La ferme, Merlin…

 

Si Merlin eut l’envie de réagir à l’ordre de se taire, sa faim aidant, il n’en fit rien. Prenant enfin un morceau du blanc de poulet présent devant lui, il se demanda distraitement si ce volatile faisait partie de ceux qu’il avait plumés la veille. Soupirant, bien que peu enclin à se plaindre, il oublia très vite la question pour simplement le dévorer avec soin.

 

Mangeant tous deux de bons appétits, Arthur s’éclaircit la voix avant de reprendre la parole.

 

- Pour aujourd’hui, je voulais te dire…

- Laissez-moi deviner ! Je dois : nettoyer vos écuries, panser vos chevaux, polir votre armure, affûter votre épée, ranger vos appartements, laver vos vêtements, repriser vos chaussettes, cirer vos bottes, nettoyer la cheminée, aérer votre literie, changer vos draps, et faire prendre un peu d’exercice à vos chiens ?

 

Arthur observa avec dépit son serviteur, se demandant très sérieusement s’il avait pris ne serait-ce qu’une bouffée d’air pour régurgiter sa tirade habituelle. Était-il toujours à ce point excessif et acide dans ses ordres, pour que Merlin les lui renvoie ainsi ?

Toussotant juste assez, pour reprendre contenance et expliquer le silence qu’il avait laissé passer, Arthur prit enfin son courage à deux mains pour réagir.

C’était stupide, mais ne pas donner d’ordre lui semblait plus difficile à réaliser qu’imposer une longue liste de tâches à Merlin. Question d’habitude sans doute…

 

- Aussi tentante que soit cette projection, il n’en est rien.

- Oh. Vous préférez que je retourne en cuisine. Remarquez vous aviez raison, il y fait bien plus chaud qu’en forêt.

- Mais je doute qu’il y fasse plus chaud que dans les entrailles de la Terre.

- Pardon ?

- Non rien.

- Bien. Dans ce cas, je vais y aller de ce pas.

- NON !

 

Coupé dans son élan, ni debout, ni plus vraiment assis, Merlin l’observa avec étonnement.

 

- Non ?

- Argg… ! Tu m’agaces à la fin, Merlin ! Assied-toi, fini cette assiette, non de Dieu ! Et fais-moi le plaisir de ne pas approcher à moins de cent mètres les cuisines, aujourd’hui !

- Heu… Et donc, vous souhaitez me voir faire… ?

- RIEN ! Est-ce que cela te semble envisageable ?

- Vous êtes sérieux ?

- Oui. Donc quand tu auras fini ton repas, je te demanderais de retourner dans ta chambre et d’y rester.

- Je suis consigné ? Pourquoi ?

- Quoi ? Mais non ! Je parle d’une journée de repos. C’est si difficile à y assimiler pour cette caboche vide qu’est ta tête ?!

- Ben…

- Silence ! Je ne veux pas t’entendre.

- Vous allez bien, Arthur ? D'abord, vous laissez entendre qu’un assassin est au château et veut vous empoisonner. Ensuite vous me demandez de répondre à vos questions avant de vous contredire et exigiez que je me taise. Et puis cette histoire de ne plus approcher les cuisines… Vous n’imaginez quand même pas que ce serait moi l’empoisonneur ?

 

Devant cette incompréhension totale, Arthur ne cacha pas son gémissement de désespoir.

 

- Merlin…

- Quoi ?

- Rien. Retourne te coucher, va jouer avec les gamins de la ville, j’en sais rien. Mais cesse tout travail pour la journée.

- C’est un test ?

- Non…

xxxxxxx

 

Finalement, ce fut non sans mal qu’Arthur avait pu convaincre Merlin ne pas ranger sa pièce, changer ses draps ou redescendre le plateau contenant le petit déjeuner.

Il ignorait encore si son idiot de serviteur avait bien compris qu’il ne lui était pas plus permis de travailler durant la journée entière.

Soupirant d’agacement à ne jamais être compris, Arthur s’emmura dans le travail, priant pour en finir d’ici l’heure du déjeuner. Ensuite, il passerait voir Merlin, espérant peut-être l’interrompre dans une sieste réparatrice. Peut-être arriverait-il alors enfin à lui prodiguer quelques attentions sans qu’elles ne soient perçues comme des preuves de sa subite aliénation mentale.

 

Le prince était finalement enclin à s’exécuter en fin de mâtiné, quand des bruits de construction se firent entendre de la cour intérieure du château.

Que se passait-il encore ?

Observant à sa fenêtre, Arthur fut stupéfait de découvrir une potence montée à la hâte.

 

- Qu’est-ce que… ?

 

N’y comprenant rien, il sortit rejoindre son père qui assistait à la scène, la mine sombre.

 

- Que se passe-t-il ?

- Nous avons découvert un sorcier sur Camelot !

- QUOI ? Qui ?

- Ton serviteur, Merlin.

 

À ces mots, Arthur n’en crut rien. C’était une chose d’avoir des rêves qui y faisaient état, il en était tout autre de se l’entendre dire par son père, le roi. Il ne pouvait pas ! Merlin ne pouvait être assez idiot pour se faire prendre le lendemain du jour où lui le découvrait enfin.

 

- Que… C’est une blague ? Il ne peut qu’y avoir mégarde ! Qui l’aurait vu ? Où ? Quand ? C’est forcément l’œuvre d’un espion voulant semer la zizanie dans Camelot à la veille des fêtes ! Vous savez comme moi que Merlin nous est fidèle et incapable d’user de magie !

- Je suis désolé, Arthur. Mais il ne peut y avoir le moindre doute. Je suis celui qui l’a vu agir !

- Vous ne pouvez que vous tromper !

- J’aurais préféré, sois-en sûr ! Mais il n’en est rien. Quand je me suis rendu dans les appartements de Gaius, je l’ai surpris dans sa chambre à lire un livre de magie et manipuler des armes pour qu’elles combattent seule. Il n’y avait aucun doute possible. Il s’entraînait au maniement des lames pour te tuer à l’occasion du prochain combat que tu aurais eu !

- C’est impossible père ! Qu’auriez-vous seulement fait dans sa chambre ?

- Je ne comprenais pas pourquoi, personne ne l’avait vu à la tâche, contrairement à tous les autres serviteurs du palais ! J’ai voulu m’assurer en personne qu’il n’avait pas échappé à tes ordres.

- Je lui avais donné sa journée !

- Quand tout le monde travail d’arrache-pied ? Voilà à quoi cela l’aura mené ! User de magie pour se jouer de nous durant les fêtes !

- C’est complètement ridicule ! Il n’agirait jamais pour nous faire du mal ! Pourquoi m’aurait-il si souvent sauvé la vie sinon ? N’est-il pas même venu à votre secours ?

- Pur stratagème pour tenter d’échapper à la potence que de nous croire redevable de ses actes de salvation !

- Je vous en prie ! Vous devez au moins le laisser nous expliquer ! Vous me le devez !

- Maintenant ça suffit ! Arthur, je comprends ta tristesse et déception. Même si je ne l’acceptais pas, je savais que tu considérais Merlin comme un ami. Mais aussi proche puisse-t-il avoir été pour toi, je ne saurais accepter qu’on emploie la magie dans Camelot ! Il était au courant de nos lois ! Il les a violés en connaissance. La sentence ne sera donc d’aucune surprise pour lui. Il ne pouvait que s’attendre à cette finalité !

- Je veux le voir !

- Il n’en sera rien.

- Mais père !

- SILENCE, j’ai dit ! Un mot de plus et je te fais mettre au fer !

- Alors peut-être aurais-je la chance de parler avec lui, s’il est lui-même en cellule.

- Quoique tu fasses plus personne ne lui parlera jamais !

- Comment ça ?

 

Devant la stature rigide de son père, Arthur s’attendit au pire.

 

- Qu’avez-vous fait ?

- …

- J’exige de savoir ce que vous lui avez fait !

- De ce que j’en ai vu, c’est un magicien puissant ! Son livre de magie possédait un grand nombre de sorts d’une extrême puissance. Alors, j’ai fait en sorte que l’on ne prenne aucun risque.

- À savoir ?

- Il ne m’a pas vu le voir agir ! J’ai donc demandé qu’un garde patiente derrière la porte de Gaius pour le stopper dès sa sortie en l’assommant par surprise. Puis nous avons profité de son inconscience pour le rendre sourd, muet et aveugle.

- Co… comment ?

- Ne fais pas l’enfant, Arthur ! Nous ne sommes pas des sauvages, je ne lui aie pas fait couper la langue, si c’est qui t’inquiète. Il a juste été bâillonné. Nous lui avons bandé les yeux, et bouché les oreilles. Sans sa vue, ni capacité à parler, il ne pourra savoir ce qui l’entoure et donc s’y contrer en lançant des charmes.

- On parle de Merlin !

- Un homme qui d’un claquement de doigts pourrait tous nous tuer. Nous l’avons lié et il reste sous la contrainte de trois lames dans la cellule où nous l’avons jeté.

- Je veux le voir ! Lui parler ! Il a droit à des explications, un procès même ! Vous ne pouvez le condamner sans même l’informer des raisons de son arrestation !

- Il n’a droit qu’à une mort certaine, programmée pour ce soir même. Il n’est pas question d’interrompre la semaine de célébration d’une exécution ! Il sera donc le point de départ des fêtes hivernales.

- Je m’y oppose !

- Tu n’en feras rien ! Tu seras même présent pour sa sentence.

- Je REFUSE que vous le condamniez !

- Cesse tes enfantillages, Arthur !

 

Voyant qu’il ne se calmait pas, Uther se vit contraint d’agir avec plus de poigne.

 

- Garde ! Escortez le prince dans ses appartements ! Puisqu’il n’est pas apte à assumer son statut et assister à mes côtés à la mise en œuvre de notre justice sacrée, il n’en sortira pas avant demain.

- NON !!

 

Dégainant son épée, Arthur refusa de se laisser faire si facilement. Mais contre plus de dix soldats aguerris, tout puissants puisse-t-il être, sa volonté de n’en blesser aucun le condamna à sa perte. Bien qu’il combattît au bout de ses forces, chacun de ses coups d’épée fut vain. Finalement jeté à terre, il fut traîné jusque dans ses appartements… si confortables.

 

Il devait pourtant absolument revoir Merlin !

Mais rien n’y fit.

À aucun instant, il ne sut franchir les portes de sa chambre. Des gardes armés en limitaient l’accès stoppant tout aussi efficacement toute personne désirant l’en extraire.

 

Seuls les échos de la construction du bûcher résonnèrent l’après-midi durant à ses oreilles.

 

Merlin, Merlin, Merlin…

Son prénom tournait en boucle dans sa tête.

Il ne pouvait…

Ce n’était pas possible !

Impossible !

Il allait se réveiller d’un cauchemar sanglant !

Une aide inespérée allait surgir dans quelques minutes !

Ses chevaliers viendraient le libérer de ses appartements !

Lancelot devait sans doute s’être de nouveau infiltré sur Camelot, pour revoir Merlin et Gwen à l’occasion des fêtes ! En apprenant ce qu’il arrivait, il lui viendrait en aide !

Gwen trouverait une solution pour sortir Merlin de sa cellule !

Lancelot combattrait les soldats !

Morgane se révolterait contre le roi !

Gaius lui-même serait de retour plus tôt que prévu pour découvrir l’impensable et convaincre Uther de ne pas aller au bout de sa folie !

 

Mais pour toute réponse à ses prières d’aide miraculeuse, Arthur n’entendit que les cloches de la chapelle du château sonner l’imminence d’une exécution. Puis, peu après, le tambour indiqua l’arrivée du prisonnier à sa potence.

 

Ne pouvant se résoudre à ne pas voir comment les choses allaient tourner, Arthur se contraint à se rendre à sa fenêtre pour observer.

 

Comme il le redoutait, Merlin n’était plus qu’un corps chétif dénué de toute protection.

En simple chemise, malgré le froid ambiant de cette fin de journée, ligoté, poussé par trois lames d’épée, ses pieds nus sans doute gelés arrivaient à peine à former des pas assez grands pour qu’il avance. Le visage à peine reconnaissable, entouré de ses bâillons lui ôtant trois de ses sens, il ne devait pas même savoir vers où il était mené.

Se savait-il toujours à Camelot ?

Ou se croyait-il enlevé par des ennemis cherchant de quoi faire chanter le prince ?

Si seulement il se doutait de ce qu’il lui arrivait…

Il ne pouvait qu’ignorer que ses rares amis étaient bloqués en tous lieux du château, à l’évidence incapables tout comme lui, de venir à son aide.

 

Quand Merlin franchit le sol en paille, poussé au-delà des fagots de bois pour être lié à un poteau central, il n’y avait aucun doute qu’il devait enfin deviner ce qu’il l’attendait.

 

Hypnotisé par la scène, derrière sa fenêtre, Arthur assista impuissant à l’effroyable : Personne n’avait pu, su ou voulu lui venir en aide.

Déjà le roi annonçait le crime au peuple venu au château pour découvrir l’identité du supplicié.

Et déjà le bourreau approchait la torche du bois.

S’enflammant sans attendre la paille généra aussitôt une fumée opaque camouflant le corps tremblant de Merlin.

Combien de cris de supplicié Arthur avait entendus au côté de son père ?

Chaque fois, il priait pour que la fumée les étouffe bien avant que les flammes ne les brûlent de leur vivant.

 

D’ici à ce que le bandeau se détache de ses lèvres, Merlin serait mort. Mais ne pas entendre ses hurlements de douleur n’en diminuerait pas moins la souffrance qu’il ressentirait assurément.

Cette évidence lui broyait le cœur !

Ce n’était pas possible !

 

- NOOOOONNNNNN !!!!

 

La vie n’étant bien qu’une somme de souffrance et de douleur, Arthur dut assister plus encore au bois prenant feu, éclaircissant de leur embrasement secondaire l’air ambiant. Le corps entouré de fumée, tous purent voir la victime s’agiter en tout sens. Déjà ses pieds étaient léchés par les flammes, s’attaquant avec force à sa chaire se consumant sous la chaleur.

Les yeux noyés de pleurs, criant de tous ses poumons derrière sa petite fenêtre, Arthur hurla sa haine !

Plus jamais son père ne tuerait un homme innocent !

Plus jamais !!!

Il s’en faisait le serment !

 

Alors seulement, une aide inespérée et inattendue survint.

Un homme dont il ignorait l’identité mit fin au supplice de Merlin en transperçant son cœur d’une flèche.

 

Remerciant pieusement celui qui avait eu le courage de réaliser cet acte de charité, Arthur ne quitta toujours pas des yeux le corps sans vie prendre entièrement feu. Malgré la vigueur du brasier, il fallut de longues heures pour permettre au bois entier de se consumer.

 

Alors seulement, il ne resta plus qu’un corps calciné au centre de la cour royale…

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Le bonheur naît du malheur, le malheur est caché au sein du bonheur.

Lao-Tseu.

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À suivre…

 

Surtout, ne tuez pas l’auteur ^_^’’

La suite directe demain soir, à la première heure, sans faute ! (Pour tout dire, je ne me couche pas ce soir, avant de l’avoir fini pour vous en assurer ^_-)