Disclamer : Comme d’hab, rien à moi

Parring : Arthur x Merlin (dans une version « Arthur est un crétin »)

 

Encore une fois, l’histoire pourrait se placer vers la fin de la saison 2, avant que Morgane ne glisse du coté obscur de la force (Désolée, mais pour l’instant j’ai du mal avec cette facette machiavélique de ce perso)

 

J’ai commencé à écrire cette histoire en même temps que mes deux premières one shot sur Merlin (« Pile » et « Face »). Mais j’ai toujours un peu de mal à finaliser certains passages. Ceci étant dit, je vais « essayer » (ce qui est loin d’être gagné, bien que l’envie soit là) de l’updater chaque fin de semaine. Mon idée reste de la finir pour « Noël ». Car comme vous le comprendrez très vite avec le chap 1, l’histoire s’inspire pas mal de cette période clef ^-^’’

 

 

Solstice d’hiver.

 

 

Prologue

 

Merlin n’en pouvait plus. Comme chaque jour que Dieu faisait depuis son arrivée à Camelot, les éléments se déchainaient contre lui, incitant Arthur à le prendre pour un incompétent fini.

 

Il pleuvait un mélange de pluie et de neige fondue.

Le temps était glacial, et pour autant, ils ne devaient surtout pas bouger, pas faire de bruit.

Tous respectaient la consigne.

Tous sauf un.

D’un murmure, Arthur transgressa à son tour son propre ordre pour que cela cesse.

 

- Merlin, arrête un peu de claquer des dents !

- Désolé, mais je ne le fais pas exprès.

- Dans ce cas, fait « exprès » de faire attention ! Tu m’agaces vraiment à la fin !

 

Merlin était agacé, lui aussi. Comment voulait-il qu’il agisse comme si de rien n’était ? Ils pataugeaient tous sous une pluie glaciale depuis le matin. Si bien qu’il était gelé et trempé de la tête aux pieds ! Lui n’avait pas de somptueux manteau le gardant à l’abri du froid. Mais ça, le prince n’en avait cure. Remarquait-il seulement quoi que ce soit le concernant depuis plusieurs mois ?

 

Prenant sur lui pour tenter de rester silencieux, Merlin comprit aussitôt que le problème n’en serait bientôt plus un. Un vrombissement parcourait la forêt, signe de l’apparition imminente de la bête qu’ils étaient partis chassé.

 

En une seconde, Arthur et deux de ses chevaliers venus les rejoindre pour l’occasion bondir des fourrés pour encercler l’animal. Prit au piège le sanglier d’une taille gigantesque, les chargea tout aussitôt.

 

« Hé bien évidemment, qui charge-t-il en premier ? »

 

Voyant Arthur en mauvaise posture, Merlin joua de magie pour déséquilibrer la bête. Le sol était si boueux que cela ne surpris personne. Leur proie ainsi ralentie, le prince pu la tuer sans risque d’un coup de lance enfoncé dans son poitrail. Les chevaliers agissant de même peu après, l’animal tomba finalement sans vie. Avec cette seule prise, il y avait de quoi nourrir plusieurs dizaine de personnes. Si on y ajoutait toutes celles déjà entreposée dans un chariot les attendant un peu plus loin, cette année encore, tout Camelot aurait de quoi festoyer pour la grande fête du solstice d’hiver.

 

L’attaque terminée et la bête achevée, Arthur bomba le torse pas peu fier de son exploit !

Laissant ses chevaliers se charger de l’animal, Arthur repartit chercher son cheval, suivi comme son ombre par son serviteur couvert de boue.

 

- Décidemment, Merlin, tu ne sers vraiment à rien pendant nos chasses !

- Dans ce cas, pourquoi vous obstinez-vous à me demander de vous suivre ?

- Tout simplement car c’est ta place d’être à mes cotés.

 

Merlin frissonnant toujours plus du froid glacial figeant ses vêtements gorgés d’eau, Arthur l’observa de nouveau agacé.

 

- Bon Dieu ! Mais qu’attends-tu pour t’acheter un manteau ? Je suis vraiment lassé de voir cette veste que tu as portée toute cette année.

- Je n’ai pas de quoi me procurer un manteau et vous le savez très bien.

 

Merlin n’avait fait que murmurer sa réponse. Mais elle n’avait pas échappée à l’ouï fine du prince.

 

- Je ne sais pas ce que tu fais de ton argent, mais il serait peut-être temps d’économiser pour acheter des choses qui te seraient utiles.

- Je ne trouve pas votre humour très drôle, sir…

 

La rage grandissant au fur et à mesure de leur conversation, Arthur finit par ouvrir ses bras au ciel.

 

- Quoi, encore ?!! Qu’ai-je donc pu dire qui ait choqué la susceptibilité de monsieur ?

 

N’en pouvant plus de ses moqueries, Merlin le quitta pour rejoindre les autres. De toute façon quoi qu’il ajoute, cela finissait toujours par retomber sur lui.

 

Et comme crains, cela ne tarda pas. A peine étaient-ils de retour à Camelot, qu’Arthur lui demanda de rester auprès des chevaux pour les soigner et nettoyer son écurie personnelle.

 

Après quoi, il devrait lui monter un bain brulant, préparer son repas, le lui apporter, ranger ses appartements… Et le prince couché, se charger de la blanchisserie et travaux courant qu’était de cirer ses bottes et polir son armure durant la nuit.

Devant déjà se lever aux aurores pour assumer toutes les tâches données par Gaius avant d’aller livrer le petit déjeuner et aider en cuisine pour la semaine de réjouissance, Merlin se demandait à quel instant exactement, il aurait une petite chance de pouvoir dormir juste quelques heures.

 

Il n’en pouvait plus. Combien de temps arriverait-il à supporter tout cela… ?

Si encore, il n’y avait eu que les tâches données par Gaius et le prince Arthur…  Quelle idée avait-il eu à s’en ajouter un peu plus. Ne voulant pas regretter le pourquoi de tous ses efforts, Merlin ferma une seconde les yeux pour reprendre le contrôle de son corps. Ce soir encore, il utiliserait la magie pour surmonter ses besognes quotidiennes. Juste assez pour tenir le coup.

Gaius le lui avait formellement interdit. Mais lui lassaient-ils tous seulement le choix… ?

 

S’enfermant dans sa chambre pour éviter tout témoin de son forfait, il laissa la magie s’extraire de lui pour gérer le restant de ses tâches quotidiennes. Une petite heure de « sorcellerie » et tout serait fait à propre, lui laissant de quoi sombrer dans un sommeil léger.

 

Il était si las et éreinté qu’il ne prit pas même la peine de se changer. Ses vêtements toujours humides et crasseux d’avoir passé la journée à travailler dehors, il se glissa sous sa maigre couverture avant de s'assoupir enfin.

L’âme en peine, le sorcier s’endormit malheureux, inconscient que sa magie exportait toute sa tristesse à qui pourrait l’entendre.

 

Au fin fond d’une grotte du royaume de Cendred, le spectre d’un dragonnier y reposant jusqu’alors en paix fut tiré de son repos. Imprégné des sentiments de Merlin par le biais du sang empli de magie qu’ils avaient partagé toute leur vie sans jamais le soupçonner, l’âme de Balinor s’éveilla de son sommeil mortel.

S’il était mort dans les bras de son fils, plutôt stupidement au demeurant, il n’en était pas moins toujours présent sur la terre des vivants. Il n’était pas si rare que l’âme des hommes d’une si grande puissance magique survive ainsi à la mort de leur corps. Son âme demeurant en vie de par sa seule magie, on pouvait facilement assimiler l’entité qu’il était devenu par le simple terme de… fantôme.

 

Mort depuis quelques mois, il s’intéressait depuis lors au devenir de son fils. Il était si désireux de pouvoir le veiller pour s’assurer qu’il ne risquerait rien tant qu’il n’avait pas déployé toutes ses capacités magiques. Grace au lien magique qu’ils partageaient aussi fortement que le lien du sang, il pouvait suivre à distance chaque minute de son existence. Il avait eu alors quelques révélations sur le quotidien de son fils bien aimé. Et cela n’était en rien correspondant à ce qu’il s’attendait à découvrir pour un sorcier de son envergure. Si jusqu’alors, il ne voulait pas interférer dans la vie de Merlin, Balinor jugea qu’il n’avait pourtant que trop attendu. La douleur d’âme imprégnant son enfant était devenue bien au-delà du supportable pour lui. Le signe évident que le garçon n’était plus apte à tout assumer seul. Aussi n’acceptait-il plus d’assister sans réagir à ce déferlement de peine et de désespoir. Son fils n’avait pas mérité d’être si souvent rejeté, maltraité ou incompris par son entourage.

 

Insufflant un souffle de paix et d’amour paternel à l’âme meurtrie de Merlin pour qu’il dorme du sommeil du juste, Balinor décida par la suite qu’il était temps d’agir ! Il n’était pas équitable qu’une certaine personne profite de longues nuits de repos quand elle l’interdisait avec tant de machiavélisme à celui qui le servait si loyalement…

 

 

A suivre

Chap 1 : le fantôme du passé