Disclamer : Comme d’hab, rien à moi

Parring : Arthur x Merlin (dans une version « Arthur n’est pas un crétin qui comprend rien »)

 

L’histoire pourrait se placer vers la fin de la saison 2, avant que Morgane ne glisse du coté obscur de la force (de toute façon, elle pourrait bien être absente que ca changerait pas grand chose à l’histoire ^_^’’)

 

Ah ! Et comme trop souvent avec moi, ceci n’est qu’une petite fanfic sans intérêt coté intrigue & co !! (au moins c’est dit ^_-)

Elle fait juste partie d’une longue série de pages écrites durant mes vacances (3 semaines sans télé, le plus souvent au milieu de nulle part, fallait bien s’occuper le soir venu ^-^)

Sinon, mon objectif est d’updater cette histoire-ci tous les deux jours environ, car l’ayant déjà +/- terminée, j’ai « juste » à la recopier ^-^

 

 

La fin d’une ère

 

 

Chapitre 1

 

La fête du printemps battait son plein au centre de la basse ville de Camelot. Tout y semblait parfait aux yeux d’Arthur. Le soleil et sa douce chaleur était de retour, tandis que les fleurs poussaient à nouveau un peu partout, agrémentant des façades qui s’étaient avérés tristement ternes au plus fort de l’hiver. Le peuple tout entier semblait respirer la joie de vivre ! Et pour cause. Cela faisait des semaines pour ne pas dire des mois qu’aucune exécution n’avait eu lieu sous l’insistance de son père. Il n’y avait eu aucune attaque sournoise de qui que ce soit depuis des lustres. Arthur espérait ardemment que cela dur le plus longtemps possible. Il était bien trop appréciable de savoir qu’il n’y avait aucun ennemi en approche – du moins à sa connaissance. Mais aussi aucune joute à venir nécessitant un entrainement assidu… Tout était définitivement paisible. Observant à nouveau le ciel bleu, Arthur respira le bon air, heureux du temps clément permettant à tous de profiter des festivités du grand marché et des jongleurs et autres artistes ambulants venu présenter leurs numéros. Personne ne souffrirait du froid ou d’une chaleur excessive, ce jour. Oui, tout était vraiment parfait.

 

Se promenant d’étale en étale dans les ruelles de sa ville, Arthur rendit chaque salutation qu’il reçut ainsi sur son chemin. Cela faisait tant de bien cette petite bulle de paix dans un quotidien qui n’était guère paisible habituellement…

Même Merlin, son serviteur et ami, semblait particulièrement enjoué depuis quelques temps. Un peu moins maladroit, aussi. Et presque toujours à l’heure dans l’entreprise de ses multiples tâches ! A croire qu’en période de crise, il devait lui aussi gérer mille et une intrigues à la cour pour être si souvent détourné de son but premier en de tels moments.

 

Le voyant finalement marcher un peu devant lui, Arthur prit plaisir à le voir sourire à tout à chacun. Le suivant sans trop y prendre garde, il réalisa soudain que tous les gens qu’ils croisaient semblaient réellement le connaitre. Et à la différence d’avec lui, ce n’était pas des salutations polis et respectueuses qu’il recevait. Mais bien de chaleureuses étreintes, accompagnées de dizaines et dizaines de remerciements couplés pour la plupart de petits cadeaux glissés dans ses mains ou le sac qu’il portait en bandoulière.

 

L’observant avec bien plus d’attention, Arthur alla de surprise en surprise.

 

Un jeune homme venait d’offrir des fleurs à son serviteur. S’attendant à ce que Merlin les lui refuse, il le vit à l’inverse les prendre de bonne grâce, avant de chuchoter quelques mots au jeune homme. Quelques pas plus loin, c’est en faisant quelque peu l’idiot, un grand sourire plaqué aux lèvres qu’il s’agenouilla devant une jeune vendeuse de tissus.

 

- Votre serviteur que je suis, vous prie de bien vouloir recevoir ces quelques fleurs et la douce requête de mon seigneur.

 

Rien de sa facétie, la jeune femme se pencha sur Merlin pour lui prendre ses fleurs, non sans l’embrasser avec amitié sur sa joue.

 

- Et qui donc est votre seigneur ? Oh, mon serviteur.

 

Arthur se surpris à rire de ce petit spectacle qu’ils donnaient. Tous autour d’eux les observait intrigués, personne n’ignorant pour qui Merlin travaillait réellement.

 

- Votre plus grand soupirant ma Dame. Et sachez qu’il se meurt d’amour pour vous.

 

Rougissant à l’écoute de ces mots, le jeune homme qui avait donné les fleurs à Merlin approcha de quelques pas. Fixant ses pieds, il n’osait toujours pas regarder sa belle.

Merlin ne semblant pas douter une seconde de leurs sentiments respectifs, n’hésita pas à ajouter quelques jolies phrases poussant par une étrange magie les deux tourtereaux à se positionner l’un face à l’autre. Alors, il sortit de son sac, une petite bourse qu’il tendit au jeune homme.

 

Réalisant la nature de l’offrande, ce dernier commença à la refuser, mais Merlin toujours souriant ne lui laissa guère le choix. Alors le jeune homme ému par ce qu’il tenait fortement dans ses mains, posa genou à terre avant de faire sa demande en mariage dans les règles de l’art. Bredouillant un oui gorgé d’émotion, la jeune fille tomba dans ses bras, littéralement en larmes. Les gens les entourant applaudirent à la scène, tandis que certains donnaient une étreinte rapide et quelques poignées de main à Merlin.

 

C’est à cet instant seulement que ce dernier croisa brièvement le regard d’Arthur, réalisant mortifié qu’il venait d’assister à tout son manège. Gêné au plus haut point, il se sentit encore plus maladroits de le voir s’approcher d’eux.

 

- Alors comme ça tu joues les entremetteurs pour ton nouveau maitre ?

- Sir, je…

- Ne fais pas cette tête, c’était plutôt sympathique à voir. D’où venait la bague que tu lui as remise ? Je ne te savais pas si riche pour faire un tel cadeau à un ami.

- Une vielle femme me l’a donné avant-hier. Et ce n’est pas vraiment un ami. Juste de jeunes gens qui se mourraient d’amour sans pour autant arriver à se déclarer depuis des semaines. J’ai pensé qu’un coup de main ne leur ferait pas de mal.

- Et donc, une vieille femme a voulu se marier avec toi ?

- Quoi ?

- Pour quelle autre raison t’aurait-elle donné cette bague ?

 

Voyant Arthur rire de ce qu’il prenait pour un bon mot, Merlin roula les yeux au ciel avant de démentir.

 

- Mais non… J’ai effectué quelques travaux chez elle. Sa maison avait brulé. N’ayant plus de famille, elle n’aurait jamais pu la réparer toute seule. Comme elle tenait absolument à me donner quelque chose en échange, je lui ai dit que peut-être si elle avait une vieille bague sans trop de valeur.

- Le bijou semblait en argent.

- Oui. Quand elle a sut à qui je destinais l’objet, elle m’a confié sa propre bague de fiançailles. Comme je l’ai dit, elle n’a plus de famille. Je pense que ca lui a fait plaisir de savoir qu’elle permettrait à deux cœurs tendres de débuter une belle vie à deux. En plus, j’ai convenu avec le garçon qu’il me rembourserait son prix en prenant soin à son tour de la vieille dame. Ainsi, elle pourra avoir à nouveau un peu de visite.

- Tu es une vraie fille, Merlin. Jamais vu personne avec un tel cœur d’artichaut.

- Hum…

 

- Merlin !!

 

Voyant un homme s’avancer vers lui, Merlin se sentit à nouveau coincé. Arthur ne semblant pas vouloir s’écarter, il comprit qu’il lui faudrait là encore assumer ce qui allait suivre.

 

- Encore merci pour ton aide, Merlin ! Sans toi, nous aurions perdu une partie de la récolte. Tiens.

 

Donnant un grand sac rempli de belles pommes rouges au garçon, l’homme lui tapa virilement dans le dos d’une force qui le fit légèrement bouger.

 

- Et surtout n’oublie pas de venir nous voir demain soir. Ma femme a hâte de te faire gouter sa tarte aux pommes. Au demeurant, nous te sommes tous reconnaissant de lui avoir appris la recette de ta mère. Elle est bien meilleure que ce que nous devions manger depuis des années.

 

Riant sans honte au dépend des piètres qualités de cuisinière de sa femme, l’homme repartit aussitôt à son étale.

 

- Qui était-ce ?

- Oh… un simple villageois habitant près d’ici.

- Et pourquoi un tel cadeau ?

- J’ai… peut-être un peu aidé les gens de son village à finir de récolter leurs fruits avant que l’orage n’éclate, il y a de cela une bonne semaine. Je suppose que toutes ces pommes est leur manière de m’en remercier.

- C’est très généreux de leur part.

- Ce qui tombe surtout très bien, je dois le dire.

- Tu as si faim que ca ?

- Moi, non. Mais les petits…

 

Ne comprenant pas trop sa réponse, Arthur suivit de quelques pas son serviteur subitement empressé de rejoindre un petit groupe d’enfants. Regroupés à l’ombre d’une grande demeure, et habillés de guenilles, il n’était pas dur de voir qu’il s’agissait d’une petite bande de brigands en culottes courtes.

 

- Hé !! Jimmy, viens par ici !

 

Approchant de Merlin à son appel, l’un de ces garnements, le plus âgé certainement, se posta devant lui.

 

- Prend ça. Et surtout partage les entre vous tous de manière équitable. Tu sais que je le saurais si ça n’est pas le cas. Je tacherais de revenir avec quelque chose d’autre d’ici à demain. Donc qu’on ne vous prenne pas en train de voler les honnêtes commerçants ! Vous savez comme moi, qu’ils ont aussi des familles à nourrir.

 

Hochant avec le plus grand sérieux la tête, le garçon s’éclipsa, aussitôt suivit de prêt par ses compagnons d’infortune.

 

- Comment ça « voler » ?

- Ce sont des orphelins. Ils se sont regroupés en bande pour survivre. Mais il ne vol presque plus, à présent ! Alors, je vous en prie, n’envoyez pas vos soldats à leur poursuite. Nous avons vraiment réussi à leur faire comprendre la valeur du bien et du mal.

- J’aimerais surtout savoir pourquoi ils trainent dans les rues de Camelot ? Nous avons un orphelinat que je sache !

- Plus depuis longtemps, Arthur. Il a été détruit lors de la dernière attaque du Dragon. Le bâtiment fut complètement détruit et votre père ne l’a jamais remis en service ou fait remplacé par un autre lieu. Ils ont passé l’hiver dans une étable en sortie de la ville. Moi et quelques autres les avons aidés à survivre en les nourrissant. Nous attendions la fin de l’hiver pour les mener dans les villages alentours.

- Pour quoi faire ? Disperser les voleurs un peu partout dans le pays ?

- Bien sur que non ! Nous leur avons à tous trouvé des familles d’accueil. Ils pourront y retrouver un peu de la chaleur d’un foyer et apprendre à travailler la terre pour survivre par eux même.

 

Arthur allait répondre avec sarcasme. Mais le visage de Merlin, sérieux et emplie de colère à ne pouvoir faire plus pour ces malheureux, l’en empêcha.

 

- Je dois vous laisser Arthur. Il me faut trouver un outil de précision pour le maréchal ferrant. Il m’a promis de rénover entièrement votre armure si je le lui procurais. Or je connais un marchand qui devrait pouvoir me le procurer contre quelques potions que Gaius m’a appris à faire. Il pourra ainsi les revendre à son prochain marché.

 

Arthur allait une fois encore essayer de s’exprimer quand une femme de sa connaissance, un peu plus âgée que Merlin, lui sauta littéralement au cou.

 

- MERCI !!!!!

- Dame Élisabeth ?

- Je suis enceinte ! Vous aviez raison ! Je n’étais pas malade. Oh ! Prince Arthur. Comment allez-vous ?

- Bien. Et vous même ?

- Remarquablement bien. Grace à Merlin, il va sans dire. Sans lui, je serais surement morte à cette heure. Il a…

- Non, je… Ma Dame, je ne pense pas que le prince Arthur ait du temps pour…

- Mais si, mais si… Racontez-moi donc les exploits de mon serviteur, Élisabeth.

 

Gémissant à l’idée d’entendre la jeune lady expliquer avec moult détails leur mésaventure, Merlin fut surpris de ne pas voir Arthur rire à ses dépends. Il y avait pourtant de quoi, quand on savait qu’il avait fini englué dans les marécages pour sauver le chapeau en plume de la jeune femme après qu’elle ait échappé de peu à une noyade certaine sans son intervention.

 

- Oh, mon époux le chevalier Roland vient d’arriver, je vais le rejoindre. A plus tard au banquet, sir. Merlin, voici le livre que je vous avais promis pour votre jeune élève.

- Merci.

 

Regardant Arthur, Merlin se sentit poussé à s’expliquer, encore une fois.

 

- J’apprends à lire à un gamin qui veut devenir capitaine de navire. Dame Élisabeth voulait absolument me remercier, alors j’ai pensé qu’elle pourrait lui fournir un livre sur le sujet. Son père est lui même un grand capitaine au long court.

 

La femme toute en plumes et jupons s’éloignant, Arthur prit enfin le temps d’inspecter son serviteur de toute sa hauteur.

 

- Depuis combien de temps, tout cela dur, Merlin ?

- Je ne sais pas de quoi vous voulez parler, Arthur.

- Ne te moque pas de moi ! Tu sembles être venu en aide à toute la population de Camelot !

- Mais non, voyons. Pour la plupart ce n’est vraiment rien. Vous savez, depuis mon arrivée ici, en livrant les potions de Gaius, je croise un tas de personnes ayant besoin de ci ou ca. Alors, je tente juste de les aider, si c’est dans mes compétences.

 

Ce qui expliquait sans plus aucun doute une grande partie de ses sempiternels retards.

Si Arthur avait toujours sut que Merlin avait un bon fond et un cœur d’or. A ce jour, il réalisait à quel point ce pressentiment était vrai. Des quelques brides de discussion qu’il venait d’entendre l’espace d’une courte demi-heure, il comprenait surtout qu’il s’agissait pour la plupart de bien plus qu’une simple aide ponctuelle pour aider à retrouver un bibelot ou porter un seau d’eau. Il semblait avoir aidé à nourrir une armée entière d’orphelins durant tout l’hiver. Mais aussi aidé à rebâtir la demeure d’une vielle femme, dont la maison avait été brûlée lors d’un combat dont il se souvenait très bien. Aidé aux champs pour éviter que tout ne soit perdu par l’arrivée d’un orage, à la forgerie, appris à cuisiner à une femme, à lire à un enfant pour l’aider à vivre son rêve d’avenir… Sans compter le sauvetage d’une femme de chevalier ou l’assistance d’amoureux en détresse.

 

Combien d’heure avait-il passé auprès de chacun ? S’il y ajoutait le temps nécessaire aux tâches qu’il lui confiait et qui n’étaient pas si mal exécutées – malgré ses dires et reproches perpétuels – et à celles données par Gaius… Arthur se demandait à quel instant, au juste, Merlin pouvait seulement se reposer quelques minutes.

 

- M’auriez vous caché une particularité exceptionnelle, Merlin ?

 

Redoutant d’aller sur ce genre de terrain, Merlin n’osa répondre à la remarque.

 

- Je ne sais toujours pas de quoi vous me parler, Arthur.

- Je parle que tu ne dois pas suffisamment dormir la nuit pour arriver à faire tout ce que tu sembles avoir réalisé ces derniers mois. Je ne m’étonne plus de te trouver si maigre et chétif, si tu cumules autant de travail sans jamais prendre une seconde pour te reposer et prendre un peu soin de toi. Quand la fête sera terminée, nous allons devoir discuter de tout cela très sérieusement toi et moi. Compris ?

- Il n’y a rien à discuter… « Sir ». Il me semble que je suis libre de faire ce que bon me semble pendant mon temps libre.

- Pas si c’est au dépend de ton efficacité !

- Rien n’est jamais fait à vos dépends, Arthur ! Soyez en assurez !

 

Arthur était sur les nerfs. Merlin comprenait tout de travers. Il voulait faire comprendre à son imbécile de serviteur qu’il devait prendre un peu plus soin de lui-même et moins des autres. Pas l’empêcher de venir en aide à son prochain pour sa seule exclusivité.

 

- Quoi que tu en penses, nous aurons cette discussion, Merlin. Et tu y participeras, si tu ne veux pas finir au pilori ! Maintenant, rentrons. Je ne veux pas manquer le spectacle qui doit être donné d’ici peu au pied du château.

 

Il n’était pas si impatient, ayant déjà vu des centaines de spectacles à l’occasion des banquets organisés par son père depuis son enfance. Mais il savait qu’il n’en était rien pour Merlin. Aussi, espérait-il ainsi, lui donner l’occasion de reprendre gout à la fête, malgré leur échange un peu vif. Finalement amusé par la moue boudeuse de Merlin, Arthur s’approcha de lui pour lui chiffonner les cheveux. Il aimait particulièrement renouveler ce geste ces derniers temps. Il lui permettait d’être assez proche et tactile sans que cela ne semble inapproprié à leur rang respectif.

 

Ils arrivèrent finalement dans la cour du château pour assister avec tant d’autres au numéro d’acrobatie périlleux proposé par des saltimbanques arrivés la veille pour les divertir, quand un cri surgit non loin d’eux.

 

Personne n’eut le temps de réagir quand une pluie virulente de feu vint subitement s’abattre sur Camelot.

 

 

A suivre…

Mouais. Rien de bien passionnant sur cette première partie... Mais bon, j’avais besoin de « planter » le décors ;p