Auteur : Mimi Yuy
Email
: mimimuffins@yahoo.fr
Site perso : http://www.mimimuffins.com
Origine : Psychometer Eiji
Disclamer : Aucun
des personnages ne m’appartient ^_^,,
Genre : Romance
Couples : Eiji x Shima
Cette histoire
pourrait s’instaurer au milieu du volume 17 (oui, il vient de sortir ^_^’’) et
fait référence à un évènement du volume 16. Mais bon, ça reste une One Shot indépendante de l’histoire. J’avoue ne pas avoir eu le
courage de chercher une enquête policière pour commencer. Mais qui sait,
j’écrirais peut-être une seconde fic (un jour lointain ^_^’’).
Une pomme ?
Shima ne savait plus quoi penser. Pourquoi avait-elle
réellement annulé son dernier rendez-vous avec cet homme que grand-mère lui
avait présenté pour aller au fast food
en compagnie d’Eiji quelques jours plus tôt ?
Pourquoi avait-elle seulement comparé dans son esprit cet homme d’affaire aisé,
attentionné et à la position respectable, avec cet ado fiché au service de
police depuis ses douze ans ?
Assise sur le muret faisant
face au lycée où travaillait le garçon, l’inspectrice de police ne cessait de
se poser des questions. Les choses ne cessaient d’évoluer dans son esprit et le
chemin que tout cela prenait ne faisait que l‘effrayer un peu plus. Car il
fallait bien l’avouer. Chaque jour, elle avait la sensation de ressentir plus
qu’elle ne devait pour l’adolescent. Et aux vues de leur age respectif, cette
histoire finirait mal pour l’un comme pour l’autre.
Soupirant à en fendre l’âme,
la jeune femme observa avec un sourire tendre la lanière de son téléphone
portable. Une miniature de sa voiture. Eiji lui avait
dit l’avoir gagné dans un jeu. Malheureusement pour lui, il lui avait aussi
avoué quelques mois auparavant ne jamais y jouer. Il trouvait tout cela stupide
et enfantin. Bon à amuser sa sœur cadette tout au plus. En passant devant une
boutique de gadget du centre commerciale voisin, elle avait aperçu la même
lanière en vitrine.
Ceci n’était donc ni plus, ni
moins qu’un cadeau. Simple et peu cher. Mais quelle importance ? C’était
l’intention qui comptait. D’autant qu’en lui offrant, l’adolescent ignorait
totalement qu’elle fréquentait alors quelqu’un.
Qu’y avait-il de plus sincère
qu’un présent spontané offert sans arrière pensées ?
- Eiji…
Non décidément rien ne
tournait rond dans sa tête. Elle ne pouvait décemment pas tomber amoureuse d’un
petit jeune tel que lui. Ce n’était pas viable. Sa famille en ferait une crise
cardiaque collective. Et pourtant, devait-elle vivre selon leur principe pour
leur seul plaisir, sacrifiant son propre bonheur pour leur réputation ?
Définitivement, elle ne
savait vraiment plus quoi faire ou penser. Car il y avait tant d’autres
paramètres qui entraient en compte.
Apercevant enfin l’adolescent
sortir du bâtiment principal en compagnie de ses amis, Shima
eut un pincement au cœur. Elle avait dix ans de trop pour réagir ainsi…
*-*-*-*
Terminé. Ils en avaient enfin fini de ces fichus cours. A
eux le week-end et les sorties.
Si seulement on lui avait
prédit deux ans plutôt qu’il s’adapterait si facilement à ses études, Eiji n’aurait pas cru la personne. Tout cela, il le devait
à Akiga. Grâce à lui, il avait pu sortir de la
délinquance. Ceci étant, si la perspective de se voir en prison pour le restant
de ses jours était définitivement abrogée, il ignorait toujours quel avenir
s’ouvrait à lui. Que ferait-il en sortant du lycée ? Il avait encore une petite
année pour y réfléchir mais cette question ne cessait de lui torturer l’esprit.
Il avait bien
pensé à entrer dans la police en qualité d’inspecteur à l’image de Shima. Résoudre des enquêtes suite à des déductions
logiques, aidé de sa psychométrie était tentant. Mais il fallait pour cela se
résoudre à accepter bon nombre de règles imposées par l’Académie de police. Et
ça, il ne s’en sentait pas capable. C’était trop rigide pour lui. Même s’il
était vrai qu’il n’en pensait pas moins du cursus scolaire quelques années
plus-tôt. Or depuis, il avait bien réussi à s’y faire.
En attendant, il était
fatigué. Sa sœur lui avait présenté un nouveau camarade de classe avec lequel elle
sortait le soir même en compagnie de leurs amis respectifs. Habitué à ce
qu’elle attire tous les détraqués de la ville, il s’était résolu à réaliser des
psychométries sur chacun des ados qu’il ne connaissait pas encore. Finalement,
ils étaient tous, on ne peut plus clean. Des gamins communs sans vice
particulier autre que les fantasmes du à leur age. Des cas rares pour le
quartier, aux vues de ce qu’il savait grâce à son don.
Après avoir donné sa
bénédiction à sa sœur et réussi à échapper aux avances de son amie, il pouvait
enfin sortir. Ce soir, il devait rejoindre Torû pour
faire la révision de sa Zéphyr. Rien de bien passionnant pour un vendredi soir.
A moins qu’une nouvelle affaire policière ne réclame ses dons. Car s’il ne se
trompait pas, les jambes qu’il apercevait au loin ne pouvaient appartenir qu’à Shima.
La rejoignant d’un pas
nonchalant, Eiji pencha sa tête de coté de
perplexité. Bien que devant elle, l’inspectrice ne l’avait pas encore aperçu,
trop perdu dans ses pensées.
- Qu’est-ce que tu fais
là Shima ?
- Eiji !
Tu m’as fait peur.
- Tu pensais à quoi pour être
aussi perdue ?
Rougissant inconsciemment au
souvenir de ses dernières pensées, la jeune femme fut prise de court.
- A mon enquête en cours bien
sur.
- Ben elle te fait de l’effet.
- J’ai juste un peu chaud. Si
tu ne mettais pas autant de temps à sortir ! Ca fait une heure que je
patiente en plein soleil !
- Désolé.
Dépitée. L’inspectrice se
sentait comme la pire des idiotes à réagir aussi brutalement après lui.
- Tu viens chercher de l’aide
pour ton enquête en cours ?
- Je…. Oui bien sur. Pour
quoi d’autre ?
- hum. Pour quoi d’autre ? Tu
me passes ta pièce à conviction maintenant ?
- En fait, j’étais si pressé
que je l’ai oublié à la maison. Comme j’ai un peu faim, je me disais qu’on
pourrait aller manger avant d’y aller ?
- Je t’offre un Mac ?
- Non. C’est moi qui régale
aujourd’hui.
- Vrai ? Tu
m’invites ?
- hum, hum. Ma façon de te
rémunérer, on dira. En revanche, on y va avec ta moto. J’ai laissé ma voiture
au garage ce matin
- Ca marche.
*-*-*-*
Arrivés au restaurant, un
Italien situé dans les quartiers chics, Eiji eut
finalement quelques réticences à s’avancer plus.
- T’es sur de vouloir aller
ici ?
- Ca ne te plais
pas ?
- C’est juste que si toi t’es
particulièrement classe aujourd’hui, je ne suis pas
vraiment fringué pour l’occasion.
Observant le jeans usé,
chemise longue et blouson large que portaient Eiji, Shima lui sourit d’un air joyeux. Sans en prendre
conscience, il venait une fois encore de lui faire un beau compliment.
- T’es parfais voyons.
- On va penser que t’emmène
ton petit frère au restau.
- Mais non. Tu ne me
ressembles pas assez pour qu’on nous croie de la même famille.
- L’autre option n’est guère
plus réjouissante.
- hum ?
- Je pourrais passer pour un
ado dépravé que t’entretient pour mes faveurs sexuelles
- Oui, oui. C’est
parfait !
Devant le sourire toujours
aussi épanoui de la jeune inspectrice, Eiji ne dit
plus rien. A l’évidence, elle ne l’écoutait plus depuis un bon moment. De toute
façon, ce n’était pas comme s’il avait le choix. D’une force insoupçonnée, elle
le tirait déjà par le bras pour l’entraîner à l’intérieur à ses cotés.
Alors commença pour eux, un
dîner des plus agréables. Placés à une table à l’abri des allers et venues de
la grande salle, ils pouvaient discuter tranquillement tout en profitant du
cadre qui leur était offert.
Pour Eiji, cela lui faisait toujours aussi étrange de si bien
s’entendre avec la jeune femme. Elle représentait aux premiers abords tout ce
qu’il détestait chez les adultes. Un poste de fonctionnaire de police qui lui
garantissait une vie aisée. Une femme adulte qui se comportait parfois comme un
vrai mec. Elle n’était pas douce ou maternelle avec lui. Plus femme sexy mais
de manière si involontaire. Oui, c’était étrange de se sentir si apaisé face au
silence qu’ils conservaient tous deux depuis quelques minutes. Il n’y avait
jamais aucune gène entre eux. Pas de recherche pénible
de sujet de conversation comme avec les quelques ados en mal d’amour qu’il
avait accepté de sortir l’année passée. Il devait pourtant se faire une raison.
Cette femme-là n’était pas pour lui. Mise à part leur différence d’age, tout
les différenciait au plus haut point. D’ailleurs sans ses dons de psychométrie,
ils ne se seraient jamais rencontrés puis devenu amis.
Amis. Si seulement c’était ce
sentiment-là qu’il ressentait pour elle ?
- Ca te plait ?
- Délicieux Shima ! Mais ça risque de moins te plaire à toi quand tu
verras l’addition.
- Aucun problème. Ne te prive
de rien. Ce soir j’ai l’âme dépensière.
Amusé devant ses réactions
parfois si « adolescente délurée », Eidji
ne se priva pas de l’observer, son visage soutenu par son bras accoudé. Ca
faisait peut-être cliché, mais il la trouvait belle ce soir-là. Belle et
épanouie. Nul doute qu’elle devait être amoureuse d’un beau fonctionnaire à la
situation stable pouvant lui offrir une belle maison en banlieue pour avoir les
yeux aussi brillants de joie contenue.
- T’es vraiment un cas Shima.
- J’espère pour toi que ce
n’est pas une insulte ou je change d’avis et te fais tout payer.
- Dis.
- hum ?
- Pourquoi tu m’invites ce
soir ? Elle est si importante que ça ton affaire ?
- Mon affaire ?
- Oui. Celle pour laquelle tu
veux une psychométrie.
- AH OUI !!
L’affaire !
- Décidément t’es pas très normale, aujourd’hui.
- Si, si tout va bien. C’est
juste que je n’ai pas envie d’y penser pendant qu’on
mange.
- C’est si moche que
ça ?
- Oui, alors s’il te plait
n’en parlons plus.
- Comme tu veux.
Un sourire pour le lui
promettre et l’adolescent reprit avec sérieux la carte
du restaurant. Après avoir dévoré sa pizza, il était tenté par un second plat
avant de passer au dessert.
- Prête pour un second
round ?
- Je crois qu’après avoir
terminé la mienne, je voterais forfait. Mais ne te retient surtout pas.
- Dans ce cas je serais tenté
par un plat de lasagne avant de finir avec des raviolis au chocolat.
Appelant le serveur, Shima reprit la commande.
Après quoi, elle observa Eiji dévorer avec appétit son second plat. C’était agréable
de le voir si heureux pour si peu. D’un autre coté, il ne fallait pas qu’il
renouvelle ce genre de dîner trop souvent où il finirait par grossir. Quoiqu’il
avait encore de la marge. Et à son âge, on brûlait les calories plus vite qu’on
ne le pensait. D’autant plus pour certaines activités.
Diable. Pourquoi avait-elle
ce genre de remarque à l’esprit ?
- Shima ?
La bouche pleine de lasagne,
une goutte de sauce tomate s’échappait de ses lèvres et pourtant, Shima trouvait cette scène des plus adorables. Aucun doute
elle était plus touchée qu’elle ne le pensait. Etait-ce ses hormones qui la
travaillaient à ce point ? A moins qu’il s’agisse du Chianti qu’elle avait
bu.
Désabusé par son visage
toujours aussi joyeux et souriant, Eiji ne chercha
plus les raisons expliquant son attitude. De toute évidence, elle avait trop bu
ou prit une substance illicite avant de le retrouver. A moins que cela ne
confirme sa première opinion sur elle. Elle était tout simplement, bel et bien
folle.
Les plats de résistance
terminés, la spécialité de la maison vint enfin à leur table. Une assiette des
plus copieuses de raviolis au chocolat. Des pattes parfumées au cacao, fourré
par un mélange onctueux, le tout sous un coulis de chocolat chaud. La vue ne
faisait que confirmer la première bouchée. Délicieux. Définitivement attiré par
le contenu de cette fourchette qui se dirigeait inlassablement vers la bouche
affamée, Shima ne put
s’empêcher de poser sa requête.
- Tu me fais goutter ?
- Je croyais que tu n’avais
plus faim ?
- Gourmandise
Amusé qu’elle le lui avoue
aussi facilement, Eiji lui tendit sa fourchette sur
laquelle se trouvaient déjà empalé deux raviolis.
- Tiens.
Il pensait sincèrement
qu’elle allait la lui prendre des mains. Mais au lieu de cela, Shima se pencha légèrement pour une scène des plus
troublantes. Avalant finalement sa douceur sous un clin d’œil, la jeune femme
s’assit à nouveau. Eiji lui était perturbé.
Déstabilisé. Et surtout loin de savoir comment gérer une telle situation.
Qu’est-ce qui lui avait pris d’agir ainsi ? Tout le restaurant les fixait
avec stupeur à présent.
- Succulent
- On partage ?
- Non. Je voulais juste
goûter.
Tachant de prendre sur lui.
L’adolescent termina son dessert avec lenteur afin de lui laisser le temps
nécessaire pour reprendre contenance. Elle n’avait vraiment aucune idée de
l’effet qu’elle pouvait faire sur les autres.
Après un petit café serré
italien qui leur donna un coup de fouet, ils reprirent la Zéphyr, direction
l’appartement de l’inspectrice.
- Ca ne va pas te faire
rentrer trop tard ?
- Ca fait quelque temps déjà
que plus personne ne vient s’assurer que je rentre dormir à la maison.
- Excuse-moi Eiji.
- De quoi ?
- Rien. Laisse tomber.
Affichant à nouveau un sourire
sincère, Shima s'interdit d’en dire plus sur la
question. Inutile d’en parler plus longtemps, sachant que ça ne ferait que
rappeler de mauvais souvenirs pour tous les deux.
- Un café ?
- Surtout pas. Je ne pourrais
plus dormir de la nuit sinon. Tu apportes ta pièce à conviction ?
- Je..
oui je vais la chercher
Un peu déstabilisée, Shima partit précipitamment dans sa cuisine. Comment
allait-elle-s’en sortir ? Comment lui dire que prise d’une envie subite, elle
l’avait attiré chez elle sous prétexte qu’elle avait besoin de son aide alors
qu’il n’en était rien. Son attitude en l’occasion n’était guère plus enviable
que lorsqu’elle lui avait fait lire ce ticket de cinéma quelques jours plus
tôt.
- Shima ?
- J’arrive !
Prenant un sac de congélation
dans l’un de ses tiroirs, la jeune femme prit une simple pomme traînant dans
son frigo et l’y enferma rapidement. De retour dans le salon, elle s’assit dans
le fauteuil faisant face au canapé.
- Tiens.
Observant avec soin la
preuve, Eiji paru surpris
- Une pomme ?
- Oui, l’assassin l’a
abandonné sur la scène du crime. Il semble ainsi excuser son crime en faisant
référence au fruit défendu,
- Ben c’est
pas commun.
- Ne t’étonnes
pas si elle est froide. Il fait tellement chaud que je l‘ai mise au frigo pour
pas qu’elle pourrisse avant que tu ne la touches.
- Merci de l’intention.
Se concentrant à son maximum,
l’adolescent ouvrit avec précaution le plastique pour enfin toucher le fruit.
Comme à chaque fois, il se sentit attiré dans un amoncellement d’images et de
sensations. A l’évidence, la pomme avait passé une partie de sa vie sur l’étale
d’un maraîcher. Manipulée par plusieurs dizaine de
personnes, il ne trouvait dans sa psychométrie vraisemblablement rien qui
puisse aider la police à retrouver le tueur en cavale, aussi insista-t-il un
peu plus. Habituellement, il ressentait une série d’émotions fortes qui
l’attiraient dans la folie meurtrière du coupable. Mais là il n’y avait rien de
flagrant. Un peu comme avec ce ticket de cinéma que la jeune femme lui avait
montré appartenant pourtant à un tueur sanguinaire.
L’essai infructueux enfin
terminé, il se sentit mal.
- Eiji ?
Sa tête lui tournait. Il
était fatigué. A peine arrivait-il encore à voir les contours de la silhouette
fine de Shima se pencher vers lui. Finalement, il n’y
avait plus que le noir le plus total.
- EIJI !!!
Seigneur, qu’avait-elle
fait ?
A force de lui faire utiliser
sa psychométrie pour un rien, il venait à nouveau de s’évanouir brutalement. Le
souffle léger, presque inexistant, l’adolescent venait de s’écrouler sur son
canapé. De quoi la faire culpabiliser pendant longtemps ! Dire qu’elle voulait
juste lui offrir une soirée agréable pour le remercier de l’aide qu’il lui
apportait sans cesse. Voilà, qu’en ne lui avouant pas la vraie raison de sa
présence, elle venait de lui faire vivre un nouveau choc psychique.
S’assurant qu’il n’avait pas
de fièvre et que son cœur battait toujours, Shima fit
le choix de le garder chez elle. Après en avoir discuter plusieurs fois avec Yusuke, il était certain à présent, que le meilleur remède
à ce genre de réaction était de le laisser dormir tout son saoul.
*-*-*-*
Ce matin-là, il avait mal à
la tête. Un mal de crane pas possible même. La dernière fois que cela avait eu
lieu, il se trouvait dans ce manoir étrange appartenant à cette
peintre, seule survivante d’un crash aérien. A la différence près qu’à
l’instant, il n’était finalement pas si mal que ça. La migraine mise à part, il
se trouvait confortablement enfouis sous la couette de son lit. Rien de mieux
pour commencer une petite grasse matinée. Bougeant légèrement de sorte à
s’installer sur le flan, il nicha son visage dans le coussin. Il devait sortir
d’un doux rêve, car il lui semblait sentir le parfum délicat de Shima. Rien de mieux pour se rendormir paisiblement.
Amusée de la voir se mouvoir
grognon, sans même ouvrir les paupières, la jeune femme sortit sans un bruit de
la chambre. Inquiète de l’état de santé d’Eiji, elle
l’avait finalement installé dans son lit, le déshabillant en partie pour qu’il
soit plus à l’aise. Après quoi, elle s’était changée à son tour pour se coucher
dans le canapé du salon. Pourtant, un dernier remord l’avait poussé à aller le
veiller. Le voir si pâle et si froid ne faisait qu’ajouter à son inquiétude.
Fatiguée de sa longue semaine, c’est dans les brumes du sommeil qu’elle avait
finalement décidé de se coucher à ses cotés, rabattant une énième couverture
sur la couette déjà épaisse de sa chambre à coucher.
Le sentant à présent dans une
phase de sommeil léger, elle venait de s’extirper du lit pour chercher dans sa
cuisine de quoi préparer un petit déjeuner suffisamment réussi pour qu’il
participe activement aux excuses qu’elle souhaitait lui présenter. Après un tel
incident, il n’était plus question, qu’elle lui mente à nouveau. Cela n’en
valait pas les risques encourus.
Depuis plus d’un an, la
fréquence de ses demandes de psychométries ne cessait de grandir, provoquant en
Eiji de nombreux dérèglements. L’avoir vu se faire
posséder par les nombreux sadiques qu’elle avait stoppés grâce à son aide
aurait du la faire réagir bien plus vite. Sans parler de ce week-end de
terreur, où elle avait cru le découvrir mort aux pieds de jouets presque
vivants. Jamais elle n’avait eu aussi peur de toute sa vie. Tout cela ne
laissait guère de doute. Il fallait qu’il stoppe pendant un moment ses
psychométries, pour ne les reprendre plus tard que de manière beaucoup plus
modérée. Il en venait de sa santé mentale et physique. Dieu seul savait ce que
chaque lecture d’objet provoquait réellement en lui. L’incident qu’il avait eu
quelques semaines plus tôt, cette détresse et tristesse qu’elle avait alors
ressentit à l’idée qu’il soit mort, avait aussi précipité sa compréhension des
sentiments qu’elle portait réellement pour lui. Dire qu’il lui avait fallu le
croire mort pour qu’elle accepte l’idée qu’elle l’aimait réellement.
Finalement satisfaite de son
plateau chargé de nourriture, Shima y ajouta deux
tasses de café avant de l’emporter jusqu’à sa chambre. N’importe quel spectateur
aurait pu mal interpréter cette scène. Mais peu importait. Elle restait encore
libre de faire ce qui lui plaisait chez elle !
Ouvrant toujours tout
doucement la porte, elle pu alors observer à loisir une scène plus que rare.
Découvert jusqu’au bas des reins, Eiji dévoilait son
dos nu. Une peau satinée et lisse qui donnait envie d’être parcourue et
découverte de ses mains. Soupirant devant l’objet de tous les interdits,
l’inspectrice avança d’un nouveau pas. Alors les verres de jus de fruits s’entrechoquèrent
sans qu’elle ne puisse les stopper. Un bruit qui bien que léger, suffit à
réveiller le jeune homme.
- hum….
A son air grognon, ce n’était
pas gagné pour se faire pardonner. Déposant son plateau sur l’une des tables de
nuit, elle s’assit sur le rebord du lit.
- Eiji ?
Plus que surpris d’entendre
la voix de Shima, l’adolescent ouvrit enfin les yeux.
A moitié endormis, échevelé comme un épouvantail, il eut un peu de mal à faire
le point. Pourtant aucune erreur, c’était bien elle !
- Qu’est-ce que tu fiche chez
moi à cette heure ?
- Rectification Eiji. C’est toi qui es chez moi.
Semblant ne pas avoir entendu
la réponse, il observa lentement son environnement et pas d’erreur, ce n’était
pas sa chambre d’adolescent. D’un autre coté, celle-ci n’en était pas mieux
rangée que la sienne. Le seul point bénéfique résidant uniquement dans la
présence d’un grand lit deux places indéniablement douillet
et chaleureux. Appuyant par réflexe sur ses tempes encore douloureuses,
l’adolescent tenta de comprendre tout en se redressant en position assise.
- Qu’est-ce que je fiche
ici ?
- Tu t’es endormi à la suite
de ta psychométrie.
- Je me souviens, oui. Je
suis désolé. J’y ai vu tellement d’images. Il y a avait tous ces gens qui
avaient touché le fruit et…
- Laisse tomber Eiji.
- Mais ?
- Ca n’a plus d’importance.
- Tu veux dire que la police
l’a arrêté durant la nuit ?
- En quelque sorte.
- C’est chouette.
- Eiji.
- hm ?
- Je tiens à te présenter mes
excuses.
- Pourquoi ? Tu n’as
rien fais ? Ce n’est pas ta faute. J’ai juste du forcer un peu trop avant
de te retrouver hier.
- Tu veux dire que tu avais
déjà utilisé ton don un peu plus-tôt ?
- Hum. 4 ou 5 fois. Je
voulais m’assurer des fréquentations d’Emi.
- …
- Pourquoi tu souris comme ça ?
- T’es un grand frère bien
consciencieux.
- Te fou pas de moi.
- Loin de moi cette idée.
Bien au contraire. En revanche, je ne suis pas contente. Nous t’avons déjà dit
de ne pas forcer. Si tu avais déjà fais tant de psychométrie, tu ne devais pas
accepter pour la mienne.
- Elle était importante.
Puisqu’elle pouvait t’aider à stopper un dangereux criminel ?
- Eiji,
c’est ta vie que tu mets en jeu !!! Peu m’importe ce qui arrive aux autres
si cela se fait à tes dépends !!!!!!
Un peu surpris de la violence
de sa réponse, Eiji ne sut
comment réagir. Pire, il prenait subitement conscience qu’il était torse nu
devant une femme magnifique qui ne portait qu’une culotte de coton sous un long
tee-shirt.
- Shima…
- Le pire c’est que tout est
encore ma faute. Si j’arrêtais de t’utiliser comme une simple machine. Un jour
je serais responsable d’un accident cardiaque ou d’une interruption brutale de
ta respiration. C’est irréspo…
Bien qu’elle avait encore un
bon millier de choses à lui dire, Shima n’en eu plus
aucune possibilité. Ses lèvres venaient d’être recouvertes par celles légères
et douces de son cadet. Il n’avait rien forcé, rien imposé. Juste effleurer ses
lèvres dans un baiser chaste et réservé.
Se reculant surpris par son
propre geste, Eiji, attendit la gifle qu’il ne
manquerait pas de recevoir. Qu’est-ce qui lui avait pris d’agir ainsi ?
- Eiji ?
- Tu aurais du me laisser
dormir sur ton canapé si tu ne voulais pas t’attendre à ça.
Devant les yeux de shima, il abandonna son sérieux pour simuler aussitôt une
joie non ressentit avant de se reculer avec rapidité.
- Frappe pas ! C’est juste une blague !
- Elle n’est pas drôle.
- Désolé.
Définitivement gêné par son
geste, Eiji allait sortir du lit quand il du accepter
l’idée qu’elle venait bien de s’approcher un peu de lui. Et oui, elle
l’embrassait bel et bien quémandant sans aucun doute l’accès à ses lèvres
encore closes. Submergé par la simple idée qu’il ne rêvait pas ce baiser,
l’adolescent se laissa docilement repoussé de sorte à se trouver très vite à
nouveau allongé sur le dos. S’écartant légèrement pour lui permettre de
respirer, Shima chercha le moindre signe de refus
mais il n’en était rien. Bien au contraire, les prunelles noires du jeune homme
brillaient d’une lueur de désir et d’impatience. Nul doute qu’il se retenait
même de toutes ses forces pour ne pas se jeter sur elle.
- Shima ?
Niant d’un signe de tête
toute nécessité de parler, elle s’abaissa à nouveau, appréciant qu’il la serre enfin
dans ses bras. Ses gestes étaient encore timides. Seuls leurs baisers se
faisaient de plus en plus passionnés. Leurs langues se poursuivaient,
s’enroulaient et se liaient avec délice. Entre deux murmures ou gémissements,
ils se sentaient subitement submergé par leur désir. Déjà les mains un peu
rugueuses caressaient délicatement les jambes fines et musclées pour se glisser
sous le tee-shirt de coton.
Inconsciemment Eiji la pressait un peu plus fortement encore contre lui.
Il aimait sentir chaque courbe de son corps contre le sien. Chaque souffle
échappé à ses lèvres. Chaque gémissement se perdant dans sa bouche. N’y
résistant finalement pas, ce fut d’un mouvement rapide et inattendu, qu’il
inversa leurs positions. Bien qu’un peu gêné par cette
couette qui restait entre eux, Eiji dominait le corps
chaud de sa compagne. Déjà il goûtait à cette chaire tendre et sucrée, se
perdant dans de multiples baisers sur son cou fin. Tandis que des mains se mouvaient avec douceur sur sa nuque, lui procurant mille frissons
par ces si simples caresses. Ayant extirpé une jambe de son carcan de tissus,
il se posta plus confortablement, remontant sans empressement le tee-shirt pour
dévoiler un ventre ferme et musclé. Passant ses mains sur celui-ci en une
caresse, il s’apprêtait à lui enlever cette prison de coton pour dévoiler ses
formes féminines. Mais à cet instant, l’une des jambes de la jeune femme se
pressa volontairement sur son membre dur et pressant pour mieux le griser d’un
mouvement de va et vient guère retenu.
Attisé plus que tout pas ce
contact intime, il prit alors subitement conscience de ce qu’ils faisaient
réellement. Ce n’était plus l’un de ses fantasmes nocturnes. Il ne devait pas
agir de la sorte ou Shima en payerait le prix d’une
manière ou d’une autre. Or plus que tout autre chose, il ne souhaitait pas lui
porter préjudice dans ça carrière. L’aider pour ses affaires, profiter de son
poste pour ses embrouilles d’adolescents inconscients, oui. Mais l’entraîner
dans une histoire pouvant la faire condamner pour détournement de mineur
n’était pas très indiqué.
Bien sur au japon la majorité
sexuelle était acquise à 16 ans. Mais avec l’ouverture au monde, les mentalités
de leur pays changeaient pour mieux se coller à celles de leurs voisins. Alors
sans même s’en rendre compte, il s’arracha de l’étreinte sensuelle de celle
qu’il désirait depuis si longtemps.
Quelque peu surprise par ce
départ inattendu, Shima, n’en perdit pas moins son
sourire dévastateur. Quelque chose en elle lui avait certifié qu’il réagirait
ainsi.
- Eiji.
- Je suis désolé. Je ne sais
pas ce qui m’a pris.
Devant le visage peu dupe de
l’inspectrice, l’adolescent reprit.
- Je recommence, je ne
comprends pas ce qui t’a prit d’agir ainsi !
- Ne joue pas les prudes Eiji. Jures-moi que tu n’en as jamais eu l’envie ou l’idée.
- Je…
- Je suis même sûre que tu as
du utiliser plus d’une fois ta psychométrie à des fins peu catholiques me
concernant.
- …
Indéniablement la réponse
était oui.
- C’est vrai. Mais c’était au
début.
- Plus maintenant ?
- Pour les psychométries non.
- Mais les fantasmes ?
S’approchant félinement à quatre pattes pour le rejoindre dans le coin
du lit où il avait trouvé refuge, Shima, s’assit
gentiment sur ses genoux. Elle avait fait son choix. Dans le monde où ils vivaient,
elle jugeait trop idiot d’attendre plus longuement avant d’avouer qu’elle
tenait à lui et qu’elle le désirait.
- A moins que la vieille que
je suis devenue ne t’intéresse plus autant que ces jeunes filles de ton age qui
doivent toutes te courir après ?
Avalant douloureusement sa
salive devant le spectacle qu’elle lui offrait, Eiji
ne sut que répondre. Jamais il n’avait autant
ressentit de tension dans tout son corps. Pourtant, Shima
restait sage. A peine se penchait-elle pour lui souffler ses mots à l’oreille,
non sans en mordiller le lobe.
- Alors ?
Croisant à nouveau leur
regard, Eiji n’eut plus besoin de réfléchir. Sans
plus attendre, il reprit possession des lèvres rosées lui faisant face, bien
décidé à aller jusqu’au bout cette fois-ci.
Observant Shima
dans les yeux, ce fut le cœur battant qu’il la vit soulever progressivement son
tee-shirt pour l’enlever enfin face à lui. Si ses mains avaient suivi la
remontée du tissu blanc, elles étaient sagement restées sur les cotés du torse.
On avait beau avoir dix sept ans. Rêver de sa première fois avec une vraie
femme. On n’en était pas moins intimidé.
Se doutant pertinemment du
pourquoi de son immobilisme soudain, l’inspectrice prit l’une de ses mains
entre les siennes. Bien qu’il soit plus jeune qu’elle, Eiji
n’en possédait pas moins une stature plus imposante et des mains bien plus
grandes. Alors sans le quitter du regard, elle dirigea l’une d’entre elles vers
sa poitrine. La posant doucement sur sa chaire douce, elle sentit tout
doucement les doigts prendre vie. Il était humain finalement. Attiré et attisé
par les plaisirs de la chaire.
Finalement détendu par
l’attitude sobre mais à cet instant si peu pudique de la jeune femme, Eiji posa enfin son regard sur sa poitrine. Il l’a trouvait
belle, attirante, douce et voluptueuse. En rien comparable à ces ballons d’eau
que possédaient toutes les actrices de porno qu’il avait pu voir dans ces films
présentant des scènes de sexe glacées et sans sentiment. Une poitrine aussi
légère et fragile donnait envie de la toucher avec douceur, tendresse. De la
goûter délicatement. Et sans qu’il en prenne vraiment conscience tout ce qu’il
visualisait vouloir offrir à cette découverte, il le réalisait vraiment.
Nul doute que Shima était surprise qu’il agisse aussi délicatement et
doucement. Sans vouloir le faire passer pour une brute, elle pensait qu’il
serait si impatient qu’elle n’aurait droit qu’à un coup rapide et quelque peu
brutal. Mais il n’en était rien. Bien au contraire. Telle un chercheur ayant
parcouru des milliers de kilomètres et attendu des années, il apprenait à la
découvrir en prenant son temps. Léchant d’abord un téton pour en goûter
l’arôme, il l’embrassa ensuite avec délicatesse avant d’y mettre plus de
vigueur. Mordillant à présent sa victime rosée, il fut surpris de constater que
la rumeur était vraie. Sous le désir, les seins semblaient s’épaissir. Se
remplir d’un fluide qu’il voulait faire sien. Alors il téta enfin ce téton au
goût sucré qui l’affamait. Le tiraillait de l’intérieur. A moins que cela ne
soit que ce désir brûlant qui s’exprimait de la sorte pour l’inciter à aller
plus vite. Mais comment savoir si les réactions étaient les mêmes avec le
second sein. Impossible sans agir de même avec ce dernier.
S’allongeant finalement
docilement sur le dos, Shima, le laissa maître de son
parcours initiatique. Mais les choses s’accéléraient indéniablement. Alors dans
une invitation claire, elle l’incita à venir la rejoindre. Epousant à nouveau
son corps au-dessus du sien, prenant gare à ne pas l’écraser de son poids, Eiji l’embrassa à nouveau. Simple plaisir dont il ne se
lasserait pas avant longtemps. Mais déjà il sentait les jambes fines et
musclées s’écarter pour entourer sa taille. Dans un mouvement délicat, Shima faisait ainsi glisser le caleçon fleurit jusqu’aux
chevilles du jeune homme.
Sans plus vraiment attendre,
celui-ci comprit le message. Il avait vraiment le droit de l’aimer comme il le
désirait.
*-*-*-*
A nouveau assoupi, ses mains
posées sur la taille fine de sa compagne, Eiji profitait
sans vergogne de cette surprenante grasse matinée. Par un profond mystère sa
migraine avait disparue, ne laissant plus dans son corps qu’un sentiment de
paix intense et une satisfaction jusqu’alors jamais ressenti.
Réveillée, Shima s’était retournée pour lui faire face et jouer
distraitement avec les cheveux de son petit loir. A cet instant, elle n’avait
plus aucun scrupule. Aucun regret. Juste une petite graine de bonheur au creux
du ventre.
- hum…
- Désolée.
Rouvrant ses yeux encore embués
de fatigue, Eiji l’observa avec tendresse. On pouvait
encore voir les rougeurs du plaisir marquer son visage. Elle semblait si
épanouie. A l’idée qu’il pouvait être à l’origine de tout cela le perturbait un
peu. Finalement sans même en prendre conscience, il approcha une main à nouveau
timide pour caresser ce visage si ouvert du bout des doigts.
- Tu n’es pas déçu Eiji ?
Amusé par cette question, il
ne pu s’empêcher d’en rire gentiment.
- Ce n’est pas au garçon de
poser ce genre de question ?
- Idiot !
Le frappant avec son oreiller
avant de reprendre sa position, Shima fit mine de
bouder. Mais comment résister à l’image de son amant totalement échevelé et
surpris par son attitude si rapide.
- Je ne parlais pas de
« ça ». Je te demandais juste, si tu ne regrettais pas ce que nous
avions fais ?
- Non.
Une réponse on ne peut plus
clair.
- Evidemment. Quel Ado de ton
age regretterait ce genre de relation….
Mais cette fois-ci ce fut la
jeune femme qui du subir le caprice des plumes.
- Hé !!!!!
- Ne me prend pas pour l’un
de ces jeunes puceaux qui vivent dans les jupons de leur mère.
Comprenant qu’elle venait de
toucher un point sensible, Shima s’excusa d’un baiser
avant de lui murmurer à l’oreille tout le bien qu’elle pensait de sa
« prestation ». Il n’y avait rien de mieux pour lui redonner le
moral. Et à l’évidence son plan marchait à merveille.
- Tache de rester modeste. Je
ne tiens pas à ce que tout le monde sache ce qui est arrivé.
- Je ne comptais pas le crier
sur les toits à qui veux l’entendre.
- Je… On n’a pas vraiment eu
le temps d’évoquer toute la problématique avant de nous « lancer »
mais …
- Ne t’inquiète pas, je sais
me tenir en public.
- Alors on est d’accord. Tout
reste comme avant n’est-ce pas ?
- Non.
- Mais tu…
- J’ose espérer que l’on
pourra renouveler l’expérience.
Sentant les mains baladeuses
du garçon se mouvoir sur elle, tandis qu’il s’attaquait bel et bien à lui faire
un suçon dans le cou, Shima tenta sans grand succès
de le stopper avec autorité.
- Si l’on conserve notre
attitude habituelle aux yeux des autres, je n’y vois aucun inconvénient Eiji.
- Promis. Sans vouloir te
vexer, je n’avais pas pour autant l’intention de te demander en mariage ce
matin.
- Crétin.
- Ca fait deux fois que vous
m’insultez inspecteur ! Il va falloir vous excuser…
Désabusée par sa nonchalance
mais plus encore amusée par sa persistance à vouloir obtenir un énième round,
la jeune femme du admettre qu’elle partait perdante dés le départ. Il avait
beau n’avoir aucune pratique quelques heures plus tôt, il fallait bien admettre
qu’il apprenait très vite. Sans compter qu’il était indéniablement plus grand
et plus fort pour qu’elle puisse seulement s’y opposer dans leur position
actuelle. Pourtant, elle savait en son fort intérieur qu’il aurait suffit d’un
mot clair de sa part pour qu’il cesse toute avancée tendancieuse. Mais comment
refuser de renouveler ce qu’elle désirait elle-même avec envie.
Déroutée par la dernière
caresse, accompagnée d’un énième baiser si passionné qu’il lui en coupait à
nouveau le souffle, la jeune femme laissa-là ses états d’âme. Pour une fois,
elle ne passerait pas son week-end à se morfondre devant la télé ou à aller le
chercher au poste, suite à une nouvelle altercation avec la pègre locale.
Les recouvrant finalement
tous deux de la couette, Shima eut bien l’intention
d’éduquer son élève qu’elle jugeait finalement bien trop impatient.
Fin
Bon, pas génial et pourtant
c’est peut-être bien, la moins pire de mes fics hetero
^_^’’
En tout cas, même si elle est
nulle, elle me plait bien à moi. Je voulais instaurer une intimité cachée dans
le manga. Car très sincèrement aux vues de bon nombre de leurs réactions dans
cette série, il ne fait aucun doute pour moi qu’il y a anguille sous roche
entre ces deux-là ^_^ !
mimi yuy