Auteur
: Mimi Yuy
Email
: mimimuffins@yahoo.fr
Site :
http://mimimuffins.site.voila.fr/
Origine
: Lawfull Drugs
Disclamer : Les
personnages et les paroles de la chanson (Cora Vaucaire/Jean
Renoir) ne m’appartiennent pas !
Genre :
Song-fic
Certain l’on beaucoup
attendu, aussi je tiens à m’excuser de ma lenteur. Promis je met plus de
promesse de nouvelle fic avant d’être sûre de pouvoir vous les publier dans le
mois qui suit lol (gloups,
je suis en train de m’engager sur Banana fish et Eiji là ^_^’’)
Alors ne vous attendez pas à la fic du siècle, c’est juste la première idée que j’avais
eu sur ce manga. Pas bien original donc, ni très développé d’ailleurs. Juste
une excuse pour faire un petit lemon… raté de
surcroît ^_^’. En gros, je publie parce que je vous ai trop pris la tête dessus
pour annuler sa programmation lol ^-^
Bonne lecture quand même,
pour les plus courageux ^_^x
La complainte
Dans un pays lointain où
cette dame de fer était en construction. Où ces vers enchanteurs de poète sans
le sou se chantaient dans des corps de ballet de femmes aux vertus légères,
habillées de dentelles de couleurs chatoyantes. Ce lieu impie, en haut de cette
butte connue de tout le bon peuple, était chaque jour, chaque heure ou minute
le théâtre de relations tumultueuses. Toutes aussi brûlantes et passionnées que
rapides et désespérés. C’est en ce lieu d’un monde à part qu’un peintre et
poète terminait au plus vite la toile de sa vie.
L’œuvre puisée de son cœur meurtri à l’idée de se séparer de celle qu’il
aimait. Cette femme, celle-là même qui était ainsi dessinée nue sur cette
aquarelle aux tons pastel, se devait de rejoindre son époux ambassadeur
japonais. Dans quelques heures à peine, ils repartiraient dans leur pays ne lui
laissant plus que ce tableau pour seul souvenir. Après plus de dix longues
années d’amour secret et camouflé, la jeune femme se devait de suivre l’homme
que sa famille avait choisit pour elle lorsqu’elle était adolescente.
Alors que les adieux se
faisaient déchirants et cruels, l’homme offrit un dernier gage de son amour. Ce
n’était qu’un bijou de pacotille. Mais bien que dépossédé de toute richesse, il
avait tenu à lui faire ce dernier présent pour qu’elle aussi se souvienne de
lui à jamais. Plaçant le pendentif autour de son cou, l’homme embrassa une
dernière fois sa douce avant qu’elle ne disparaisse à jamais entre deux rues
étroites.
De ce jour maudit, l’objet
reposant sur la poitrine de l’étrangère, conserva en lui tout cet amour, cette
peine et ce désir qu’ils n’avaient pu assouvir. Au fil du temps, il fut même
dit que quiconque le porterait ressentirait une partie de ces sentiments
accumulés au fil des ans dans le cœur et l’âme de ces deux amants maudits.
~*~
« En haut de la
rue St-Vincent
Un poète et une inconnue
S'aimèrent l'espace d'un instant
Mais il ne l'a jamais revue »
Pour une fois il n’avait eu
besoin de personne.
Seul.
Cette mission confiée par Kakei, il l’avait réalisé seul
Et cette dernière n’en avait
été pas moins réussie sans qu’il ne tombe pour autant dans un lac gelé, qu’il
se perde dans un livre ou ne croise le fantôme d’une petite fille espiègle.
Non. Aucune catastrophe
n’était survenue.
Nul doute qu’il allait la
mériter cette prime qu’on lui avait promit.
Lui qui avait tant besoin
d’argent.
Rentrant enfin dans le petit
appartement, situé au-dessus de la pharmacie qu’il partageait avec Himura, Kudo se pressa d’aller
dans la salle de bain.
Bien qu’il n’ait eu aucune
mésaventure, l’air extérieur n’en avait pas moins été des plus glacials.
Aussi, avait-il à présent, envie
d’un bain. Une source d’eau brûlante qui puisse réussir à le réchauffer.
Il ne comprenait pas
pourquoi, il avait si froid subitement. D’autant plus que ce n’était pas sa
peau qui était gelée. L’intérieur même de son corps semblait en proie à une
glace inconnue le dévorant de l’intérieur.
Vérifiant pour la énième fois
que le pendentif qu’il devait rapporter se trouvait toujours autour de son cou,
le jeune homme entra sans un bruit dans la petite salle carrelée. Aussitôt, il
mit en marche les robinets pour remplir la baignoire. Bien qu’habitant Tokyo,
le pharmacien avait fait installer une salle d’eau européenne. Rien de mieux pour lui changer ses habitudes. Mais qui
pouvait-il ? C’était déjà un luxe que d’avoir enfin un toit sur sa tête.
Ce froid latent qui lui glaçait les os, ne faisait que lui rappeler ces moments
passés sous la neige à la recherche d’une source de chaleur. Nul doute qu’il
serait mort de froid si Himura n’était pas venu à son
secours ce soir-là.
Pourquoi l’avait-il seulement
aidé ?
L’absence de réponse à cette
question le frustrait plus que tout.
L’avait-il entendu crier sa
volonté de vivre alors qu’il s’endormait sous le froid engourdissant de la
neige au milieu de la rue ? Avait-il comprit, qu’il était prêt à tout pour
survivre, pour peu qu’on lui en donne la chance ? Il était pourtant plus mort que vif lorsqu’il
l’avait croisé au détour d’un chemin. Et malgré tout, il l’avait prit avec lui.
Finalement, il lui devait tout autant qu’à Kakei qui
les avait recueillit à sa manière.
Comment pouvait-il faire
aujourd’hui pour réussir enfin à l’en remercier ?
« Cette chanson il composa
Espérant que son inconnue
Un matin d'printemps l'entendra
Quelque part au coin d'une rue »
Rikuo n’en revenait pas. Non seulement Kazaharu
rentrait à deux heures du matin passé.
Mais il se permettait encore
de chanter dans son bain.
Ne s’était-il donc pas aperçue
que l’absence de lumière extérieure lui indiquait que la nuit était belle et
bien tombée depuis des lustres sur la capitale et qu’il lui fallait par
conséquent garder le silence !!
Désabusé par cette attitude
irrespectueuse pour sa personne, le télékinésiste se
leva en colère pour faire comprendre son point de vu à celui qui ne cessait
jamais de l’agacer de par son comportement sans cesse naïf, gamin et immature…
Alors qu’il sortait de sa
chambre, il pu aussitôt apercevoir son « colocataire » habillé d’un yukata de soie pure traverser le couloir. A l’évidence, il
se dirigeait dans la cuisine. Selon toute logique, il devait avoir faim à avoir
passé sa nuit dehors. Le suivant par réflexe, histoire de s’assurer qu’il ne
mettait pas le feu aux vues de sa grande capacité à cuisiner, Rikuo ne s’attendit pas à apercevoir la scène qui se
déroulait sous ses yeux. Avec une absence totale d’hésitation, l’adolescent
venait de prendre en main un couteau avant d’en placer la lame sur son poignet
droit. Il allait ainsi se couper les veines d’un geste vif et incisif, quand Himura réussit, in extremis, à dévier son mouvement d’une
onde mentale.
Trop stupéfait par une telle
action, le jeune homme réagit alors instinctivement. Avançant pour faire face
au blond suicidaire, il le gifla de toutes ses forces. Tant et si bien qu’une
légère rougeur apparaissait déjà sur la joue meurtrie.
- Qu’est-ce qui te prend Kudo ?
Tiré de son rêve éveillé, le
blond l’observa avec curiosité. Penchant sa tête de droite à gauche, il semblait
redécouvrir avec surprise chacun de ses traits. Mais très vite, une étincelle
de joie s’empara de son regard tandis que soudainement souriant, il se fondait
tout contre lui.
Sentant ce corps se presser
de toutes ses forces contre son torse, Himura n’eut alors
d’autre choix que de l’entourer de ses bras.
Qu’est-ce qui lui prenait de
réagir de la sorte ?
Etait-il tout simplement heureux
qu’il l’ait empêché d’agir comme l’idiot qu’il était ?
Alors que la lune blanche se reflétait
sur la fenêtre de leur petite cuisine, Himura aperçu
ses éclats sur la chevelure fine de Kazahaya. Mais était-ce
bien la lune ou la simple lueur du néon ? Toujours est-il que ses cheveux
habituellement d’un blond cendré reflétaient cette nuit-là, de légères nuances
rousses.
« La lune trop blême
Pose un diadème
Sur tes cheveux roux
La lune trop rousse
De gloire éclabousse
Ton jupon plein d'trous »
Ne résistant pas à cette
étrange attraction qui s’emparait parfois de lui quand le blond était
physiquement si proche, Himura glissa quelques doigts
dans ses mèches désordonnées et de toutes tailles. Kudo,
prenait-il seulement conscience de cette attirance qui émanait de lui quelque
soit ses gestes, son attitude ? Lui qui était si naïf en la matière. Finalement
attendri de le sentir ainsi blottit contre son torse, Himura
tenta de comprendre les raisons de son étrange attitude. Délaissant donc sa
voix bourrue et son agacement, ce fut tout doucement, presque tendrement, qu’il
lui parla à nouveau.
- Qu’est-ce qui
t’arrive ?
- Je suis heureux
Une réponse qu’il n’attendait
résolument pas.
- Et pourquoi ?
- Tu m’as retrouvé… enfin…Tu
as fini par me retrouver. Je n’y croyais plus. J’étais prêt à mettre fin à mes
jours… Mais tu es là et il nous reste encore quelques heures avant qu’il ne
nous sépare.
- Kudo,
je te rappelle que nous vivons sous le même toit.
- Je voulais tant te revoir
avant mon départ.
Décidément le gamin n’était
pas dans son état normal.
Tentant de s’écarter un peu, Himura du se faire une raison. Il n’y arriverait pas aussi
facilement. Sans parler des jambes fines qui étaient, à présent, découvertes de
tout tissu. Dans une attitude de plus en plus aguicheuse, Kudo
ne cessait plus de les frotter le long des siennes.
Et c’était quoi cette
balade qu’il murmurait à nouveau sans qu’il n’en saisisse le moindre
mot ?
Déstabilisé par ces paroles qui
lui semblaient avant tout étrangères, Himura les
reconnu enfin ! S’il n’en connaissait pas le sens, les accents et ces mots
si proches du japonais dans ses sons, n’était autre que le français. Ce pays
sur lequel, ils avaient copié la construction de la tour de Tokyo. Mais aussi
le pays d’où provenait le bijou que Kakei avait
demandé à Kudo de retrouver chez un brocanteur de
retour d’un voyage à Paris.
Définitivement déstabilisé
par ce léger bruit que créait la soie fine froissée dans ce mouvement régulier
et sensuel, Himura tenta à nouveau d’écarter son ami.
Il ne faisait plus aucun doute que celui-ci n’agissait pas de sa propre
volonté. A n’en pas douter, cette énième mission orchestrée par Kakei venait de tourner mal rendant l’adolescent plus
entreprenant que jamais. Et pour ne pas changer, lui était à nouveau la victime
de ses visions.
Que son don pouvait être
pénible.
N’était-il donc pas capable
de gérer sa psychométrie comme lui-même savait maîtriser sa télékinésie ?
- Calmes-toi Kudo, nous allons...
N’ayant pas le temps de finir
sa phrase, Rikuo du accueillir des lèvres empressées
et brûlantes se déposant avec impatience sur les siennes. Loin de se contenter
d’un simple baiser. Caresse éphémère. Le jeune blond insistait pour glisser sa
langue mutine entre les lèvres de celui qu’il prenait pour son amant.
Ne résistant pas longtemps
face à cette simple requête, finalement assez peu engageante, Himura l’embrassa très vite de sa propre initiative.
Inversant leur situation, il plaqua le corps fin contre le mur de la cuisine
pour dévorer avec appétit les lèvres dociles et amoureuses. Avec de la chance
sa réponse guère équivoque ferait peur à l’adolescent qui ne s’en réveillerait
que plus vite. Malheureusement pour lui, les yeux embrumés d’un plaisir
certain, Kazahaya était l’image même de l’incitation
à la débauche et en rien impatient d’en finir.
Bien au contraire même. Satisfait
que son amant réponde enfin à sa supplique, Kudo ne
se débattait pas le moins du monde. Abandonné aux baisers, il ne laissait plus
qu’échapper quelques soupirs de contentement qui n’avaient rien de très viril.
Loin de s’arrêter-là, Himura dénuda alors une partie
de sa gorge pour y déposer une suite de légers baisers. Petites fourmis
recouvrant de leur délice la peau blanche et douce où reposait le bijou, cause
de la perte mentale du jeune homme. Quand Himura
tenta de le lui enlever avec douceur, Kuda l’en
empêcha violement. Une seconde de silence, durant laquelle leurs regards se
croisèrent avec forces et le blond découvrit à nouveau son cou de ses mains
fines tirant, impatientes, sur les pans du kimono coloré.
Voyant qu’il n’avait pas
encore gagné la bataille, Himura vint finalement lui
mordiller le lobe d’une oreille pour y murmurer une nouvelle requête.
- Allons nous coucher
d’accord ?
« La lune trop
pâle
Caresse l'opale
De tes yeux blasés
Princesse de la rue
Soit la bienvenue
Dans mon cœur blessé »
Acceptant la proposition d’un
hochement de tête, Kazahaya lia aussitôt ses mains
derrière le dos de son amant pour les glisser sous son tee-shirt. Le laissant
agir à sa guise, Rikuo l’incita surtout avec
efficacité à remonter ses petites menottes le long de son dos pour venir se
fixer derrière sa nuque. Alors seulement, il lui releva ses jambes pour le
porter tout simplement jusqu’à sa chambre.
Avec de la chance, cet être
d’un autre temps dont il ignorait tout hormis son mal d’amour l’ayant à
l’évidence poussé jusqu’au suicide, se contenterait de quelques baisers et
caresses supplémentaires avant de s’endormir enfin à jamais. Alors seulement,
il avait une chance de retrouver l’esprit de Kudo
dans le corps de son « ami ».
- Non, ta chambre.
N’osant pas le braquer, Riuko accepta la requête et se dirigea finalement vers sa
propre chambre. Tout lui soufflait qu’il ne fallait
surtout pas contrer ce spectre. En pareille situation, Kudo
était comme pris dans une crise de somnambulisme. Le sortir de cette démence
brutalement pouvait avoir de graves conséquences sur son esprit. D’autant plus
que le garçon doué d’une forte psychométrie et empathie pouvait percevoir les
sentiments perdurant dans les objets et personne au centuple de leur force
d’origine.
L’allongeant finalement sur
son lit aux draps défaits, Himura l’installa
gentiment sous les couvertures avant de s’en éloigner. Mais aussitôt l’adolescent se releva pour
l’inciter à le rejoindre.
A l’évidence un simple baiser
sur le front n’allait pas suffire.
Contrarié de devoir s’occuper
de la sorte de ce salle gamin en pleine nuit alors qu’il n’aspirait lui qu’à dormir,
Himura laissa subitement échapper un soupir très
éloigné de l’agacement. Sans qu’il ne les ait vu venir, les petites mains
s’étaient glissées par le bas de son short pour remonter le long de ses jambes
et trouver enfin ce qu’elles semblaient chercher avec avidité.
Les repoussant brutalement, Himura du attendre quelques secondes pour retrouver toute
sa retenue. Il allait devenir fou. Lui qui luttait chaque jour pour ne pas
céder à son envie d’être plus tendre et attentif avec lui…
Reprenant son souffle non
sans mal, il tenta de faire le point sur ce qu’il avait à sa disposition. Pour
sortir l’adolescent de son « voyage », il fallait l’éloigner au
maximum de l’objet responsable de sa perdition puis l’endormir afin qu’il oubli,
une bonne fois pour toute, l’identité qui ne lui appartenait pas. L’autre
solution était de le réveiller avec douceur. Le faire marcher sur une serviette
humide avait réussi à interrompre le processus la dernière fois. Sauf qu’alors
il ne souhaitait « que » sortir de l’appartement pour aller planter
des fleurs dans un parc tout proche. La solution ultime était de l’embrasser
sur les lèvres. Ce geste doux le surprenait toujours suffisamment pour qu’il
reprenne aussitôt toute sa conscience.
Hors cette nuit-là, cette
dernière chance n’était pas prête de fonctionner. Le baiser était loin d’être
la solution idéale, vue comme « l’autre » » ne semblait
qu’attendre cela.
Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux
Toujours en proie aux doutes,
Himura fut finalement vaincu par les yeux emprunt
d’inquiétude et de doutes. Kudo semblait souffrir de
son indécision. L’absence d’impatience dans ses gestes prouvait à « l’être »
le possédant qu’il n’était pas aussi heureux que lui qu’ils se retrouvent
enfin. Observant alors cette main presque tremblante qui lui proposait de le
rejoindre, le jeune homme n’y tint plus.
- Tu ne m’aimes plus ?
Qui pouvait résister à cet
appel quand il avait devant lui ce corps si parfait, cette douceur innée qui l’entourait ?
Hypnotisé par ses yeux verts
dorés qui le transportaient, Rikuo s’allongea à ses
cotés. Sa seule présence physique pourrait peut-être suffire à le calmer. Mais Kudo en voulait toujours plus.
- Je t’aime trop pour gâcher
cette dernière nuit. Demain nous seront à nouveau séparés alors aimes-moi.
Physiquement coincé par le
corps fin qui le surplombait à présent, Rikuo tenta,
tant bien que mal, de garder ses distances. Mais comment résister ?
S’étant finalement dévêtu de
son kimono, l’adolescent dénudé ne cessait plus de se presser contre lui. L’embrassant
sans retenu, ses mains malicieuses avaient même réussi, à force d’insistance, à
lui enlever son tee-shirt, révélant ainsi son tatouage jusqu’alors gardé au
secret. Ne restait plus que son simple short en guise de barrière séparant
leurs deux corps.
Même les mots sensuels ne
cessaient toujours pas de lui être murmurés aux creux de son oreille. Des mots
doux à l’accent étranger qui n’en gardait pas moins le timbre de l’être désiré.
Car oui, depuis toujours il n’avait cessé de désirer cet adolescent stupide.
Cet idiot de première, incapable de terminer une mission sans se mettre dans l’embarra,
se couvrir d’ennuis jusqu’au cou ou y risquer sa vie. N’étaient-il d’ailleurs pas
à cet instant, en train d’essuyer les plâtres d’une énième coquille ?
Dire que Kakei
savait pertinemment comment toutes les missions du garçon se termineraient
avant même qu’il ne s’y attelle.
Pourquoi se faisait-il à
chaque fois manipuler ?
Pourquoi fallait-il que son
ardeur à la tache, son envie de vaincre et de vivre, son don inné pour
ressentir les choses et cette intelligence latente recouverte de tant
d’innocence lui donne à ce point le besoin presque physique de le couvrir. Le
préserver de toutes agressions. L’enfermer dans un cocon de douceur et d’amour
pour lui faire connaître la tendresse qu’un rustre tel que lui pouvait vouloir
offrir à un être aussi pur que cet ange l’était à ses yeux.
« Petite mandigote
Je sens ta menotte
Qui cherche ma main
Je sens ta poitrine
Et ta taille fine
J'oublie mon chagrin »
Toujours couché sur le dos, intégralement
recouvert du corps dénudé de l’être désiré, Himura ne
pu l’empêcher de s’asseoir plus fermement sur ses hanches. Léchant avec appétit
ses tétons durcis par le plaisir, l’adolescent ne cessait plus ses mouvements
lascifs, frottant ainsi leurs deux sexes l’un contre l’autre. Cette pression
devenait impossible à gérer. La chaleur s’insinuait de plus en plus en eux. Tandis
que les premières gouttes de sueurs les recouvraient avec délice. Léchant l’une
de celles qui s’écoulait tout doucement vers le nombril de son aîné, Kudo releva son regard emprunt d’amour et d’inquiétude. Il
se sentait si impuissant de ne pas le voir plus entreprenant.
Alors qu’il s’apprêtait à
descendre ses lèvres un peu plus bas encore, Himura
le stoppa violement.
Il ne pouvait pas le laisser
faire. Aller jusqu’au bout de leur désir passait encore. Mais le laisser se
salir de la sorte pour lui, il n’en était pas question. Alors il attira à
nouveau son visage fin et androgyne jusqu’à lui, d’une douce caresse sur sa
joue, il l’attira un peu plus prêt et enfin happa à nouveau ses lèvres rougies
par leurs précédents baisers pour s’offrir tout à lui. Liant sa langue à celle
de son cadet, Rikuo lui appris enfin la bonne
manœuvre à suivre. Ses baisers avaient été jusqu’alors des plus passionnés mais
encore si naïfs et réservés.
Le devinant heureux à travers
ce sourire qu’ils partageaient, Rikuo mordilla un peu
plus la chair rose et sucrée tandis qu’il glissait ses doigts en des arabesques
aux creux des reins brûlants qui se collaient à lui telle à une ancre.
Aux gémissements obtenus, à
ce corps alangui qui ne cessait plus de se mouvoir sensuellement en proie à un
feu intérieur qui le consumait, Himura était lui
aussi heureux. L’espace d’un instant, il venait d’oublier que ce n’était pas
totalement la personne qu’il aimait qui se trouvait ainsi abandonnée dans ses
bras.
N’en pouvant plus de cette retenue qui n’était pourtant
plus, le jeune homme inversa leur position. Prenant les poignets du blond en
main, il les positionna avec force au dessus de son visage épanoui par le
désir. Alors, il partit à la découverte de celui qu’il voulait emprisonner de
son corps, celui qu’il voulait faire sien, dans lequel il voulait enferrer sa
chaire.
« Je sens sur tes
lèvres
Une odeur de fièvre
De gosse mal nourri
Et sous ta caresse
Je sens une ivresse
Qui m'anéantit »
Rien ne fut oublié. Sa gorge
douce, son torse en sueur. Il les lécha, mordilla sans plus compter ces zones
qu’il marquait de sa propriété. Pour preuve, le suçon sur ce cou pâle qu’il
n’abandonna pas avant que la marque ne soit incrustée dans la peau pour des
jours à venir.
Descendant toujours plus bas,
Himura goûta alors avec impatience la senteur de
cette zone si peu découverte. Cette peau douce à la naissance des cuisses. Puis
avec délectation les bourses gonflées qu’il prenait plaisir à torturer en les
ignorant avant de les soumettre à sa volonté. Cette peau fine excitée à
l’extrême sous la frustration de ne pas sentir les lèvres plus présente sur le
gland pulsant et impatient.
N’en attendant pas
d’avantage, répondant à la pression des mains dans ses cheveux emmêlés, Rikuo finit par l’entourer de ses lèvres gourmandes.
D’abord conscient d’imprimer une lenteur tortueuse, il prit plaisir à
l’entourer de sa langue mutine qui le serpentait avec délice. Mais avant que
son compagnon ne trouve l’assouvissement, il se retira pour mieux l’enivrer.
Alors qu’il allait le posséder
sans plus attendre, Rikuo stoppa son geste une
seconde avant qu’il ne soit trop tard. La respiration chaotique, il prenait
conscience qu’il avait faillit faire une erreur. Si l’entité le voulait plus
que tout, l’empaler comme une bête sans même le préparer aurait « réveillé »
Kudo. Hors dans pareille situation, un choc si
violent aurait pu couper court à toute sa raison mentale. Le risque majeur restait
de briser définitivement le lien si ténu réunissant le corps à l’esprit de
l’adolescent.
Reprenant ses baisers avec
moins d’empressement, le brun prépara avec attention le corps détendu à son
entrée. Alors seulement, il s’exécuta. Bonheur suprême qu’était cette sensation
de possession du corps aimé. Montant graduellement tous deux dans leur plaisir,
Kazahaya se libéra le premier resserrant ainsi sa
chair brûlante sur l’organe qu’elle emprisonnait en elle. Il n’en fallait pas
plus, pour que sous une dernière poussée, Rikuo
libère à son tour son essence en lui. Ce trop plein d’amour qu’il offrait à cet
être qui le méconnaissait tant.
Repus de fatigue et enfin soulagé
de toutes ses frustrations, le jeune homme se laissa retomber dans le lit.
Tandis que Kudo se boudinait contre son torse musclé
et en sueur, Rikuo détachait enfin ce bijou de
malheur responsable de leur nuit agitée. Le déposant finalement sur la table de
nuit, il les recouvrit ensuite des draps froissés avant de sombrer à son tour
dans un sommeil sans rêve.
Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux
Les ailes des moulins protègent les amoureux
Alors que la nuit se
dispersait aux faveurs de l’aurore, Himura se glissa
hors de son lit, prenant bien garde à ne pas réveiller son compagnon. Endormi
sur le ventre, ce dernier donnait l’image d’un ange. Comme cela pouvait être
éloigné de la réalité.
Sachant pertinemment que
l’adolescent ne se réveillerait pas avant longtemps, suite à cette lourde crise
d’empathie subite quelques heures plus tôt, il du se contraindre à aller
préparer son petit déjeuné. Ce n’était pourtant pas son tour. Et en pareille
occasion, il se devait de le réveiller à coup de botte pour le secouer et le
pousser à faire sa part du travail. Ce n’était pas drôle tous les jours d’agir
de la sorte. Mais il l’avait promis à leur bienfaiteur. Ils devaient lui apprendre
la valeur des responsabilités, aussi insignifiante soient-elles. Si cela
pouvait sembler étrange comme réflexion, il lui avait suffit de découvrir que Kudo était incapable de cuire ne serait-ce que du riz pour
en comprendre toute l’importance. Parfois c’était à croire qu’il venait d’un
autre monde tant il méconnaissait cette vie dans laquelle il vivait.
Mais quelques soient ses
promesses, à cet instant, l’observant si profondément endormi, il n’eut pas le
courage d’agir. Comme cette fois, pas si lointaine, où Kudo
souffrait d’une violente grippe, il le laissa en paix. Réfutant toute faiblesse
à son égard, il jugeait préférable de profiter de l’occasion pour lui faire
cumuler toutes les taches ménagères de la semaine à venir. Cela était une bien
meilleure punition pour cette grasse matinée qu’il ne manquerait pas de
prendre, comme il le connaissait.
Soupirant devant sa propre
lâcheté à ne pas s’avouer son incapacité à agir comme il le devait, Himura referma sans un bruit la porte de sa chambre. L’ayant
à nouveau habillé d’un simple caleçon et d’un tee-shirt, l’adolescent ne serait
pas surpris de se réveiller en ce lieu. Ce n’était pas la première fois qu’à
moitié endormi, il se trompait, sciemment ou non, de porte quand il se couchait
en dernier.
Pour lui, si la nuit passée
avait été un instant de bonheur merveilleux, Rikuo
savait qu’il n’en était pourtant rien. Ce n’était pas Kazahaya
qu’il avait serré dans ses bras. Ou plutôt ce n’était pas lui que le blond
avait vu quand il le prenait avec passion. Non, juste le fantôme d’une femme
morte par amour qui l’avait séduit avant de s’évanouir dans l’aube.
« Mais voilà qu'il
flotte
La lune se trotte
La princesse aussi
Sous le ciel sans lune
Je pleure à la brune
Mon rêve évanoui »
En ce matin d’automne, un
jeune homme apparu souriant dans la pharmacie. Dans ses mains se trouvait
l’objet tant convoité par son employeur. S’approchant ému d’avoir réussi à réaliser
sa mission seul et sans le moindre incident, Kudo tendit
le petit pendentif au pharmacien.
- Comme promis voici le bijou
que je devais retrouver.
- C’est parfait. Merci.
- Vous allez me payer combien
pour cette nuit ?
- Et bien… En fait, je
comptais te donner une prime équivalente à une journée de travail ici. Mais aux
vues de tes retards successifs au cours des deux semaines passées, tu me dois
encore le double !
- Quoi ?!!!!!!!!
Dépité de ne pas avoir
compris qu’il était aussi débitaire depuis de si
nombreux jours, ce fut déçu et fatigué qu’il reparti à sa tache quotidienne.
Resté en retrait, Himura ne pouvait qu’être agacé de voir cet idiot se faire
avoir à nouveau. Pourtant, il n’en dit rien. Comme pour chacune des
malversations de Kakei, il garda le silence. Quelque
chose lui confirmait que ce n’était pas pour rien que le pharmacien agissait
ainsi avec lui. Après tout, n’était-ce pas en premier lieu la meilleure manière
de s’assurer qu’il ne les quitterait pas avant qu’il ne le souhaite vraiment.
Mais pour quelle raison, Kakei souhaitait-il le conserver ainsi à leurs cotés ?
Bien que suspicieux, Himura mit ses doutes de coté. Il avait déjà bien assez à
faire avec ses propres affaires.
~*~
Comme à chaque fois que son
amant se montrait cruel avec lui, Saiga approcha l’adolescent
pour lui changer les idées de quelques boutades qui ne manquaient jamais, comme
à l’instant, de le faire rougir de gène.
Soupirant devant ces habitudes
routinières qu’ils prenaient tous, Himura poursuivit
le rangement des produits pharmaceutiques sur les étagères.
A aucun instant, il n’aperçu le
regard triste que lui lançait son compagnon d’infortune.
~*~
Une fois encore, il s’était
réveillé dans le lit de Rikuo. Et une fois encore,
cette proximité avec ce qui lui appartenait avait eu raison de sa santé mentale.
A la différence près que le cauchemar sanglant et brutal de la dernière fois
s’était changé en un rêve quelque peu… érotique, aux accents de plaisir qui ne
l’avait pas moins perturbé. Si seulement ce type pouvait être moins distant
avec lui. Il aurait tant aimé se lier un peu plus d’amitié avec lui.
Attristé de ne jamais être
plus qu’un simple collègue de travail, tout au plus un
« colocataire » supporté, ce fut dépité et malheureux que
l’adolescent reprit sa tache. Un jour peut-être, tous ces sentiments qu’il ne
comprenait pas toujours le laisseraient enfin en paix. Un jour, les siens
seraient peut-être même aussi partagés….
Car il avait beau être naïf, les
rêves ne laissaient pas des marques comme ce suçon qu’il camouflait sous son
col roulé….
Fin
Bon, elle n’est pas géniale
cette fanfic (le lemon est
quelque peu conclu trop rapidement à mon goût mais je manquait d’idée pour le
finir ^_^’’) M’enfin en l’écrivant, j’ai eu l’idée d’une seconde fanfic qui prendrait la suite de celle-ci et se déroulerait
après/pendant l’histoire évoquée dans le volume 3. (Mon préféré avec leur
incursion dans un collège huppé ^__^x). Mais bon, comme pour les deux autres
idée que je commence à avoir pour Wolf’s rain, ça ne
sera pas avant que je termine toutes les fics que j’ai déjà en cours sur Gundam (et y’en a pas moins de 12 T_T). Donc pas avant
début 2005 gomen -_- D’un autre coté, c’est pas comme
si c’était vraiment attendu lol ^-^‘’
mimi yuy