Auteur : Mimi
Yuy
Email :
mimimuffins@yahoo.fr
Origine : Blue
Seed
Disclamer :
Perso pas à moua, je ne fais que les emprunter
Genre : p'tite
one shot romantique entre les deux héros de la série
Couple :
Kusanagi x Momidji
Remarque :
C'est loin d'être la fic du siècle. Il s'agit juste
d'une petite scène qui aurait pu se dérouler vers la fin de la série quand
Kusanagi et Momidji décident d'agir chacun de leur coté pour trouver le plus
d'infos sur Susanoh-oh. Ben là, l'action se passe juste avant le départ de
Kusanagi.
Warning !!!!
Y'a un LEMON sur la fin de cette one shot alors vous êtes prévenus !
Nuit
trouble
L'orage
menaçait d'éclater lorsque le jeune homme arriva enfin aux abords de la petite
maison de Kunikida. Grimpant en quelques secondes sur l'un des arbres entourant
la demeure, Kusanagi put alors apercevoir la fenêtre de la chambre de Momidji
une fois encore grande ouverte. Cette fille finirait par mourir de froid en
étant si tête en l'air. Soupirant devant le manque évident de réflexion de
l'adolescente, il décida de passer sur l'arbre le plus proche pour refermer la
dite fenêtre. Avec de la chance, elle ne serait peut-être pas encore endormi,
ce qu'il lui permettrait ainsi de lui parler une dernière fois avant son
départ. Kusanagi s'engouffrait donc dans la chambre quand un léger murmure le
fit s'approcher du lit. La jeune fille, allongée et découverte de toute
couverture s'agitait sans cesser de murmurer des paroles pleines d'inquiétudes.
- Non…laissez
moi….non…. ne me tuez pas….je ne veux pas …… non……..
Démunie face à
cette soudaine détresse, le garçon ne réfléchit pas plus. Sans attendre, il
referma la fenêtre, objet de sa présence, avant de s'asseoir aux cotés de son
amie.
- Momidji…
Momidji réveille toi.
Glissant l'une
de ses mains dans les cheveux de la jeune fille endormie, il dut aussitôt
stopper son geste. De toute évidence, perdu dans son cauchemar, ce dernier
venait d'intensifier les craintes de sa belle. Elle ne cessait plus de se
démener contre des attaques invisibles quand elle se releva dans un dernier
cri.
-
Noooooooooooooooonnnnn. Je ne veux pas, je ne veux pas, je ne v…
Ne pouvant la
laisser souffrir plus longtemps sans agir, Kusanagi saisit violemment les
épaules de Momidji pour la prendre dans ses bras et la serrer contre son cœur.
- Calme toi
Momidji. C'est moi, Kusanagi. Tu ne crains plus rien. Tu n'es plus en danger.
.Chss…….
- Kusanagi ?
- Oui,
Momidji. C'est moi.
Semblant
reconnaître la voix de l'adolescent, Momidji se détendit enfin. Alors qu'il
continuait à lui caresser avec beaucoup de douceur et de retenu ses cheveux
détachés, elle acceptait finalement son étreinte, s'accrochant fortement à lui
comme s'il détenait sa propre vie entre ses mains.
- Je t'en prie.
Sauve moi. Ne les laisse pas m'emmener. je ne veux
pas. Je t'en supplie.
Totalement
épuisé par son mauvais rêve, l'adolescente finit par se laisser aller et
pleurer à grosses larmes contre son torse. Totalement désarmé face à tant de
détresse, Kusanagi se contenta de la garder tout contre lui, la serrant
toujours plus fort.
- N'ai plus
peur Momidji. Je suis là. Tu n'as plus rien à craindre. Fais moi confiance, je
te protégerais de tout ces fous. Je serais toujours à tes cotés princesse.
Et enfin ses
paroles rassurantes eurent l'effet désiré. La tension s'amenuisait
indéniablement. Déjà les sanglots avaient cessés.
- Pour
toujours ?
- Oui,
Momidji. Pour toujours.
Il avait
finalement réussit. Elle était enfin rassurée au point de s'endormir de nouveau
paisiblement dans ses bras. Voulant en profiter pour se détacher d'elle et la
laisser à un sommeil réparateur, Kusanagi dut se résoudre à accepter
l'évidence, sa belle n'était pas prête à le laisser fuir aussi facilement.
- ….avec moi
pour toujours……
N'ayant pas le
courage de rompre leur étreinte, le jeune homme finit par s'allonger à ses
cotés sur le lit, reposant sa tête sur l'oreiller. Après tout, il pouvait bien
en profiter pour se reposer quelques minutes avant de partir vers le sud du
pays.
- Je ne te
quitterais jamais Momidji. Je t'en fais le serment.
Alors qu'elle
bougeait légèrement pour s'installer au mieux entre ses bras, les deux
adolescents s'endormirent tout deux littéralement exténués.
Ce ne fut que
quelques heures plus tard que la jeune fille se réveilla enfin. Bien qu'encore
fatiguée, la sensation d'une présence à ses cotés avait eu raison de son
sommeil. Un peu déroutée et troublée par ses sens, ses yeux toujours fermés,
elle tenta de comprendre ce qui lui arrivait.
- Kusanagi
? Je sens que c'est lui. Mais qu'est-ce qu'il fait là ? Je ne me souviens même
pas de son arrivée.
Ouvrant
finalement les yeux, elle eut alors la surprise de se voir reposant sur le
torse de son ami, à moitié recouverte par la longue veste rouge.
- Que c'est-il
passé ? Kusanagi ?
- hummmm ?
N'ayant aucune
envie de se réveiller, l'adolescent ne laissa s'échapper qu'un murmure
d'interrogation avant de re-sombrer aussi vite dans le sommeil. Ne voyant donc
aucune réaction de sa part, Momidji intensifia sa demande avec beaucoup plus de
force dans sa voix.
- KUSANAGI
!!!!
Il n'en
fallait pas plus pour que l'interpellé se redresse d'un sursaut.
Prenant
conscience de sa position et voyant qu'il n'y avait absolument aucun danger
immédiat, le garçon se laissa de nouveau retomber dans le moelleux des
coussins, gardant ses bras autour de son petit trésor.
- Momidji ?
- Je ne
devrais peut-être pas te demander ca mais pourquoi es-tu ici avec moi et dans
mon lit ?
- Tu ne t'en
souviens pas ?
- Me souvenir
de quoi ?
Voyant le
regard nettement inquiet de la jeune fille, Kusanagi ne put réprimer un sourire
sadique.
- Tu faisais
un cauchemar si violent que j'ai tenté de te réveiller quand je suis passé te
dire au revoir. Au lieu de cela, tu t'es littéralement accroché à mon cou sans
jamais vouloir ma lâcher. Devant une telle détermination à vouloir me faire
rester, j'ai fini par capituler, raison pour laquelle je me trouve encore dans
cette chambre.
- Oh.
En d'autres
termes, elle ne devait en vouloir qu'à elle-même pour sa présence à ses cotés.
Un peu honteuse de son comportement littéralement enfantin, elle se cacha le
visage dans les plis de chemise de son visiteur.
- J'ai honte.
Face à cette
réaction excessive, Kusanagi regretta de l'avoir culpabilisé de la sorte.
Laissant vagabonder ses mains sur le dos de la jeune fille, il se reprit
aussitôt.
- Il ne faut
pas voyons. Tu avais l'air réellement effrayé. Tu ne veux pas m'en parler un
peu ?
- Il n'y a
rien à en dire.
- En es-tu si
sûre ? Tu avais l'air si bouleversé. Tu peux te confier à moi, tu sais. Je n'ai
pas l'intention d'en parler à qui que ce soit.
- je……..
- …
Devant le
regard plein de soutien de son vis à vis, elle craqua
et déballa enfin tout ce qu'elle gardait depuis si longtemps sur le cœur.
- J'ai eu très
peur quand ces hommes sont venus me chercher. J'ai cru qu'ils allaient me tuer
et depuis je n'arrive pas à les oublier.
Ayant un peu
de mal à assumer son aveux, Momidji s'effondra de nouveau en pleures.
- Je suis
arrivé à temps, non ?
N'ayant plus
la force de parler, elle se contenta d'hocher sa tête en guise d'acquiescement.
- Oui, mais….
- Tu dois me
faire confiance Momidji. Je ferais toujours en sorte qu'il ne t'arrive jamais
rien.
- hum.
- Tu me crois
au moins ?
- oui.
- Bien.
- en fin de
compte……..
- vas-y.
- …… pour moi
aussi, tu es devenu….. mon ange gardien.
Se blottissant
de nouveau dans le giron de son protecteur, Momidji se laissa alors aller
contre lui durant de longues minutes avant qu'elle ne brise le silence
apaisant.
- Je suppose
qu'il ne serait pas convenable que l'on reste ainsi toute la nuit.
- Surtout si
l'on tient compte de la manière dont tu es habillé.
Prenant
conscience du regard coquin renvoyé par le garçon, Momidji se regarda enfin
quelques instants avant de rougir comme une tomate. Elle ne portait que ses
sous-vêtements et une chemise déboutonnée.
- Oh mon Dieu
!!!!
Gênée au plus
au point, elle s'arracha de l'emprise des bras fermes avant de refermer dans un
geste désespéré les deux pans de sa chemise.
- Ne fais pas cette
tête là, voyons. Ce n'est pas comme si je te voyais ainsi pour la première
fois.
- Mais C'EST
la première fois !!!!
Encore plus
choqué par sa remarque, Momidji se redressa un peu plus pour se coller au mur,
ses jambes rabattues autour d'elle, le fixant avec un air outré qu'il ne
connaissait que trop.
Amusé par sa
réaction, Kusanagi se redressa à son tour pour lui faire face et la coincé par
la même avec son corps.
- Tu oublies
toutes les chutes dues à ton manque d'équilibre qui m'ont permis d'observer
tout cela plus d'une fois.
- Mais c'est
pas du tout pareil !!!
- Tu as
raison. Je remarque seulement maintenant que tu n'es pas si mal fichu en fin de
compte.
Il la
taquinait et elle le savait pertinemment. Cela ne l'empêcha pas pour autant
d'avoir une forte envie de l'étriper. Voulant le gifler face à tant
d'impertinence, sa main fut stoppée dans son élan tandis qu'il profitait de
cette occasion pour la plaquer contre le mur, retenant alors sans la moindre
difficulté les deux poignets récalcitrants. Après quelques secondes où les deux
adolescents jugèrent de la force de leur adversaire, Kusanagi s'approcha de
plus en plus près de Momidji. Ne montrant aucun doute quant à sa volonté
première, il alla sans détour effleurer avec douceur les lèvres rosées lui
faisant face.
- Kusanagi.
Trop surprise
par ce qu'il venait de faire, Momidji n'avait que murmuré son prénom dans un
souffle.
- Momidji.
- tu…
- chut……..
Relâchant les
deux mains jusqu'alors retenues, il glissa les siennes autour du visage
pétrifié de peur pour en caresser les contours avant de s'approcher de nouveau
pour un second baiser. Ne voulant pas la forcer à quoique ce soit, le jeune
homme attendit alors patiemment que ses demandes répétées pour l'accès aux
lèvres jusqu'alors encore scellées lui soit enfin accordé.
Cédant
finalement à la douceur de la requête, Momidji abandonna toute réserve. Ce ne
fut plus alors que volupté et tendresse échangé avec
de plus en plus de passion.
Doucement les
mains de Kusanagi descendirent sous ses caresses du visage au cou de Momidji,
de la nuque offerte à sa gorge. Jusqu'à ce qu'elles glissent jusqu'à la
poitrine.
Ce ne fut qu'à
l'instant où la jeune femme tenta à son tour de toucher son compagnon que
celui-ci réalisa enfin la nature de ses gestes et de ses désirs. Sans attendre,
il s'écarta aussi vite qu'il lui était possible, laissant ainsi Momidji encore
plus déboussolée assise toute seule sur le lit. Ne pouvant expliquer ce
retournement de situation autrement, l'adolescente se cru tout naturellement
responsable d'un manière ou d'une autre de ce rejet subit.
- Je suis
désolée.
- De quoi
Momidji ?
- Je ne sais
pas, de la raison pour laquelle tu t'éloignes de moi.
Surpris de
cette réponse, Kusanagi se retourna vers elle. Comment lui expliquer le
problème sans la faire souffrir ou passer pour un pervers de premier ordre ?
- Momidji. Tu
n'as rien fait. C'est moi qui doit te présenter des
excuses. Je n'aurais jamais du agir de la sorte avec toi. Et puis il est grand
temps que je parte.
Résigné, le
jeune homme partit en direction de la fenêtre qu'il rouvrit sans plus attendre.
Rester ne ferait que compliquer les choses. Elle était encore si jeune et
innocente. Non. Ils étaient encore si jeunes. Et puis la pureté du corps et de
l'esprit de la dernière Kushinada devait rester intact non ? Du moins, c'est ce
que l'on avait toujours dit aux prêtresses de l'ancien temps. Mettant de coté
ses hormones qui lui hurlaient de ne pas faire marche arrière, Kusanagi
s'apprêtait à enjamber le mur direction l'arbre le plus proche quand deux bras
se lièrent avec force autour de sa taille.
Ne pouvant
accepter de le voir s'échapper de la sorte sans plus d'explications, Momidji ne
trouva pas d'autres solutions au problème immédiat de son cœur. Réagissant
instinctivement, elle tenta par son geste de garder le garçon à ses cotés.
Liant fermement ses mains autour de sa taille, elle reposa sa tête contre son
dos.
- Je t'en
supplie Kusanagi. Reste avec moi. J'ai trop peur de rester seul ce soir.
Momidji eut le
soulagement de sentir aussitôt les mains du garçon venir à sa rencontre et
resserrer leur étreinte sans qu'il ne bouge pour autant.
- Ne
t'inquiètes pas princesse. Je resterais devant ta fenêtre cette nuit. Tu
n'auras rien à craindre, je t'en ai déjà fait la promesse.
A ces mots, le
tonnerre éclata enfin; leur rappelant que le temps était toujours à l'orage.
- Il pleut. Si
tu restes dehors toute la nuit tu seras trempé et tu prendras froid.
- Je ne crains
pas la pluies et tu le sais très bien.
- Kusanagi…….
Cherchant à la
vitesse de la lumière une solution, la jeune fille décida de jouer le tout pour
le tout.
- …. tu ne m'aimes pas c'est cela ?
Lâchant sa
prise, Momidji recula avant de regarder avec grande attention le bout de ses
pieds.
Il n'en
fallait pas plus pour que Kusanagi se retourne vers elle. Alors qu'il ne
pouvait détourner les yeux de la jeune fille au visage triste, un coup de vent
vint rouvrir la légère chemise qu'elle portait.
- Momidji.
Comment pourrais-tu ne serait-ce que douter de mon amour pour toi après tout ce
que nous nous sommes dit ?
Alors que le
vent s'engouffrait de nouveau dans la petite pièce, Momidji releva les yeux
vers son "prince charmant" sans pouvoir réprimer un frisson lui
parcourant son corps. Amusé par ses réactions si prévisibles, le jeune homme
s'approcha d'elle pour la reprendre quelques instants dans ses bras et
l'entourer de nouveau de son manteau.
- Tu refuses
de me laisser sortir et c'est toi qui tremble de
froid.
Loin de lui
répondre, Momidji se mit aussitôt sur la pointe des pieds dans l'unique but de
l'embrasser.
Cette fille
était une véritable incarnation de la tentation. Ne pouvant et ne voulant en
aucun cas combattre plus longtemps ses envies, Kusanagi laissa aussi vite
tomber son manteau avant de placer ses mains sur les hanche
de sa petite amie. Sans cesser d'occuper ses lèvres tendres et sucrées, il la
fit tout aussitôt reculer jusqu'au lit où il finirent
par y tomber.
Allongé sur le
dos, le corps de son compagnon au dessus d'elle, Momidji ne put que soupirer
sous les caresses de ce dernier. Sans l'avoir plus déshabillé, le garçon
glissait ses mains sous la chemise vaporeuse tandis que ses lèvres descendaient
vers le corsage découvert. En proie à un plaisir nouveau, Momidji se contenta à
cet instant d'enserrer les draps entre ses poings fermés dans l'espoir vain de
contrôler cette monté inattendue d'adrénaline.
Alors que
Kusanagi descendait à présent s'occuper avec impatience et impétuosité de la
peau fine et délicate du ventre plat de la jeune fille, celle-ci se prit à
vouloir prendre à son tour les devants. Renversant leur situation d'un coup de
rein qui la surpris elle-même, l'adolescente se trouva
soudainement au dessus de son compagnon, assise sur son bas ventre.
Bien qu'amusé
par cette action, la réaction de sa petite amie ne l'étonnait pas le moins du
monde. Momidji avait toujours été ainsi, le sang chaud à agir avant de
réfléchir. Loin de s'en plaindre, Kusanagi lui sourit, trop heureux qu'elle est
prit une telle initiative. Et puis elle lui donnait un si beau portrait à cet
instant. Loin de son image de petite fille naïve et apeuré, il voyait au dessus
de lui une vrai femme désirable et désiré qui savait ce qu'elle souhaitait et
comment l'obtenir.
Perdu dans sa
contemplation, Kusanagi ne s'aperçut pas lui-même qu'il s'exprimait, avant
qu'il n'entende sa propre voix briser le silence de leur souffle.
- Tu es
vraiment belle Momidji.
Comme
réveillée par le son de sa voix, la jeune fille se trouva tout aussi
soudainement figé de peur et de surprise face à la situation.
- Kusanagi !!!
Loin de la
laisser s'échapper à présent, le garçon se releva aussitôt pour s'emparer de
nouveau des lèvres déjà gonflées et rougies par leur leurs précédents baisers.
Associant ses mains, il glissa vers le cou gracile et délicat, tout en
chuchotant d'autres mots doux à son amante.
Elle n'en
revenait pas. Après toutes les phrases assassines qu'elle avait du subir de sa
part, voilà qu'elle découvrait aujourd'hui qu'il n'avait cessé de la désirer
depuis le premier jour de leur rencontre.
Ne sachant
comment réagir face à cette déclaration d'amour en bon et du
forme, Momidji fit le choix de laisser de coté ses doutes et ses peurs de la
nouveauté. Se laissant aller, elle prit alors le courage de déboutonner un
premier bouton de la chemise de son compagnon. Constatant que cet acte n'était
pas si difficile à réaliser, elle poursuivit son action au second bouton
avançant ainsi jusqu'à débarrasser le torse de son ange gardien de tout vêtement.
Ne cachant pas plus sa gène, elle se recula alors de
quelques centimètres pour admirer à loisir le torse imberbe et tout en muscle
du garçon.
- Ca te plait
?
Relevant les
yeux, elle croisa à cet instant ceux plein de désir de l'adolescent.
- J'espère que
c'est oui.
N'osant dire
un mot, elle se contenta d'hocher légèrement la tête. Un geste insignifiant qui
eu pourtant le don de la faire rougir aux racines. Loin de se moquer d'elle,
celui qui détenait son cœur, passa avec douceur une main sur les joues rougies.
- A mon tour
mon cœur.
Sans quitter
des yeux la jeune fille, les mains glissèrent jusqu'à son dos pour détacher
d'un geste sûr l'agrafe de son soutien gorge. Celui-ci déposé auprès des deux
chemises, Kusanagi se permit alors seulement de poser son regard sur la
poitrine tant désirée.
Anxieuse et
angoissée, Momidji respirait à grande peine soulevant sa poitrine au rythme de
ses inspirations désespérées. Le regard du jeune homme l'effrayait bien moins
que son jugement face au piteux constat de son faible bonnet. Pourtant, loin de
s'en éloigner de dégoût, les lèvres chaudes vinrent s'y poser avec douceur
avant de s'associer à une langue taquine qui ne cessa plus, dès lors, de la
mettre à la torture.
Ses peurs
échappées par magie, ses spasmes d'inquiétude n'étaient plus que des impulsions
tendues de désir inassouvi. Glissant ses mains sous la nuque de Kusanagi, elle
incita ce dernier à intensifier ses bienfaits alors qu'elle se laissait
doucement retomber sur le dos. Pourtant, malgré le travail consciencieux et
passionné du jeune homme, Momidji ne se sentait pas le moins du monde rassasié
de cette pulsion insidieuse qui prenait part au plus profond de son corps.
- Kusanagi….
Dans un cri de
désespoir et un réflexe millénaire, l'adolescente frotta ses jambes nues contre
celles encore recouvertes de son amant tout en effectuant un léger mais
régulier mouvement de vas et viens entre leur deux corps. Alors que les mains
fermes et rugueuses lui massaient à présent son fessier, ses jambes
s'écartèrent inconsciemment tandis qu'elle ne cessait plus de chuchoter ses
prières au garçon.
Ne pouvant
lui-même se retenir plus longuement, Kusanagi ne s'écarta que quelque peu du
corps en fusion de Momidji pour se débarrasser de ses derniers vêtements. Ne
prenant, par la suite, même pas la peine d'enlever la dernière entrave de la
jeune fille à leur désir, il se contenta alors d'écarter le faible tissu de
soie pour pénétrer sans plus tarder l'antre chaud et humide de son amante d'un
seul coup de rein.
Un cri rendu
muet d'un baiser sanglant et le calme revint aussitôt dans le bas ventre de la
jeune fille. Kusanagi restait douloureusement immobile dans l'attente d'un
signe qu'il pouvait reprendre son œuvre mais très vite celui-ci se présenta
quand la jeune femme, SA femme, se mit à onduler d'elle-même ses hanches en
proie à une nouvelle montée d'adrénaline. Suivant d'abord son rythme lent mais
régulier, l'adolescent l'accentua par la suite progressivement, jusqu'à ce
qu'il perde toute retenue. Ce n'était peut-être pas le plus recommandé, mais
lui comme elle, n'avait pas l'expérience nécessaire pour le deviner.
Ce fut alors
dans une explosion de tension et de jouissance que les deux enfants devenus
adultes s'écroulèrent l'un sur l'autre, perdus dans un plaisir qu'ils
découvraient pour la toute première fois. Ce ne fut que de longues minutes plus
tard que Kusanagi se retira enfin de sa partenaire pour mieux prendre celle-ci
dans ses bras et s'endormir à ses cotés. Aucun mot n'avait encore été dit mais
cela n'avait aucune importance. Tout deux savaient qu'il ne s'agissait là que
d'une petite pause de quelques heures avant que leur appétit de la nouveauté et
de l'interdit acquit ne les poussent à renouveler au plus vite l'expérience.
**********
En raison d'un faible lumière persistante sur ses yeux, Momidji ouvrit
finalement ces derniers. Il ne devait pas encore être très tard car le réveil
ne lui avait toujours pas rappelé sa présence. Couchée sur le dos et
emmitouflée sous les couvertures, elle pouvait sentir le poids de son amant qui
reposait lui sur sa poitrine, y dormant à poing fermé. Pensive, elle eut alors
le réflexe de lui remettre les cheveux en place tandis qu'elle fixait la
fenêtre étonnement fermée.
- Quand
l'avait-il refermé cette fenêtre ?
Trop perdue
dans ses pensées, elle n'aperçu pas deux paupières se soulever avec paresse.
- Momidji ?
- Kusanagi. Ca
va ?
- C'est plutôt
à moi de te poser cette question.
Ne bougeant
pas de sa place de choix, le jeune homme eut le plaisir de sentir les petites
mains de sa compagne lui prodiguer de nouvelles caresses sur la nuque et le
cuir chevelu. Caresses qui avaient le dons de lui
faire sentir un bon millier de fourmillement le long de sa colonne vertébrale.
- Je crois que
je ne me suis jamais senti aussi heureuse et en sécurité de toute ma vie.
Elle en aurait
rie aux éclat tant cette phrase lui semblait vrai.
- Momidji, si
tu le souhaite, j'arrêterais mes recherches pour
veiller sur toi.
A cet instant,
elle savait qu'il n'attendait qu'un seul mot de sa part pour abandonner
effectivement tout ce qu'ils avaient décidé plus tôt. Un mot et son ange était
prêt à sacrifier l'avenir du monde pour la protéger elle seule.
- J'ai
réfléchi moi aussi. Et je ne crois pas qu'il faille tout abandonner sous
prétexte qu'un cauchemar m'a fait un peu plus peur que les précédents. Cette
solution bien que tentante, ne serait pas la bonne.
Surpris par la
maturité de ses propos, l'adolescent se redressa légèrement pour la regarder
dans les yeux.
- Tu en es
sûre
- Oui. Il est
bien plus important que tu retrouves la trace de Susanno-oh.
- Mais tu……
Sûre d'elle,
Momidji l'empêcha d'en dire plus d'un baiser avant de poursuivre ses
explications.
- Je suis en
sécurité avec les membres du bureau de la sécurité. Alors, je m'arrangerais pour
ne jamais rester seule.
Voyant qu'il
n'était toujours pas convaincu, elle ajouta
- Tu peux
partir l'esprit tranquille Kusanagi. C'est moi qui te le demande.
- Momidji……
Refusant
toujours de l'entendre la persuader du contraire, elle s'arrangea pour qu'ils
échangent leur place. Ainsi blottit contre son petit ami, la jeune fille déposa
de petits baisers sur son torse viril, tout en laissant s'exprimer son
inquiétude.
- Promet moi
seulement de faire attention à toi et de revenir au plus vite….
- Momidji.
- J'ai encore
plus peur qu'il t'arrive quelques chose…
- Momidji.
- A chaque
fois que tu disparais…
- Momidji
arrête !
Ne sachant
comment la faire taire et la rassurer, Kusanagi se contenta de l'enlacer dans
ses bras.
- Lorsque je
les aurais retrouvé, je te promet que je ne te
quitterais plus.
Un hochement
de tête et elle resserra à son tour leur étreinte.
- Tu repars
bientôt ?
- Je devrais
déjà être parti.
Disant cela,
le jeune homme toujours aux prises avec sa libido, caressa l'une des jambes
douces de sa compagne pour remonter sa main jusqu'à la taille.
- Kusanagi.
Loin de le
repousser, Momidji l'embrassa avec envie. Il s'agissait là de leurs adieux et
les deux adolescents comptaient y mettre toute la passion exprimée au cour de leur courte nuit.
Alors qu'ils
étaient ensevelis dans leur monde emprunt de baisers et de caresses, la voix
forte et posée du chef Kunikida retentit entre les murs de la petite maison.
- Momidji, il
est temps de te lever !!
Aussi brutale
qu'une intrusion inattendue dans la chambre de la jeune fille, cette phrase eut
l'effet de stopper net leurs avances mutuelles, les figeant littéralement.
Placée sous le
corps de son amant, Momidji tourna son visage en direction du réveil. Voyant
enfin l'heure exacte, ce fut un cri clair et limpide qui résonna dans les
oreilles de Kusanagi.
- Kami sama
!!! [1]
Se retournant
vers lui affolée, elle le vit toujours au-dessus d'elle mais surtout mort de
rire.
- Je suis en
retard.
- C'est ce que
je constate. Mais ce qui m'échappe, c'est où se trouve la nouveauté. Que je
sache, tu es toujours en retard !
N'ayant
malheureusement pas le temps de s'indigner face à sa remarque, Momidji se
contenta de le fusiller du regard. Loin d'être touché par cette réaction, le
jeune homme s'assit tout de même pour permettre à sa belle de se lever et
s'habiller.
Au
rez-de-chaussée, le chef, trop habitué à cet état de fait, ne perdait pas sa
patience légendaire.
- Momidji,
dépêche toi un peu !
- Oui, oui.
J'arrive dans cinq minutes !!
Seul dans le grand
salon, l'homme reprit la lecture de son journal. Il n'avait malheureusement pas
le choix, c'était ainsi chaque matin depuis l'arrivée de la jeune fille dans sa
demeure.
- Y'aura
t'il seulement un jour dans sa vie où elle ne sera pas en retard ?
A l'étage, les
deux jeunes gens se pressaient.
Enfin
convenablement rhabillés, ils se retrouvèrent soudainement face à face.
- Kusanagi, je
….. je préférerais qu'ils ne sachent pas encore pour
nous deux.
- Si tu crois
que c'est moi qui vais aller le leur dire.
- Je……
Fixant de ses
grands yeux Kusanagi, Momidji ne pouvait pas s'empêcher de vouloir le retenir.
Il allait partir. Ils allaient devoir se séparer à l'instant même où elle ne
désirait qu'une chose, rester à ses cotés, dans ses bras, blottit contre son
torse rassurant.
Se doutant du
tumulte intérieur régissant l'esprit de la jeune fille, Kusanagi s'approcha
d'elle une dernière fois.
- Je reviens
le plus vite possible.
- Promis.
- Promis.
Un dernier
baiser et ils se séparèrent enfin. Lui sauta sans plus attendre par la fenêtre
tandis qu'elle refermait cette dernière avant de se précipiter au
rez-de-chaussée.
Le chef
Kunikida n'en pouvait plus. Elle venait de battre tout ses
records.
- Momidji. Je
suis désolé mais je vais partir sans toi !!!
- Je suis là.
Se présentant
au pied de l'escalier, la jeune fille prit aussitôt son sac pour suivre son
supérieur et tuteur vers l'extérieur.
La fin du
combat était proche, elle le sentait au plus profond de son âme. Restait à
savoir si l'impulsion d'une nuit leur serait fatale le jour J, où en digne
descendante de la famille Kushinada elle devrait agir.
Soupirant
devant l'étendu du travail qui leur restait à faire, Momidji sortit enfin de la
maison, direction les bureaux de Tokyo.
Fin.
[1] Oh my god
!! = Au mon Dieu = Kami sama !! A vous de choisir votre version ^____^
Voilà, c'est
fini. Une petite scène qui s'incorporait donc dans l'animé. ^^
J'espère que
ca aura plu, au moins à un lecteur. (glups en tout cas
je prie pour ^_^;;) Si c'est le cas, que le dit lecteur se déclare, ca me fera
énormément plaisir ^__^ (histoire de me rassurer pitié)
Bien, je m'en
vais retourner à mes fics Gundam. ^^. Quoique nan, faut que je termine fruits
basket avant (T___T Vais-je un jour réussir à finir toute mes fics : soupir)
A bientôt
peut-être.
Mimi Yuy
25 Août 2003